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Société - Crise au Liban

Les hôpitaux en grève les 26 et 27 mai, sit-in devant la BDL

Toute intervention considérée non urgente sera reportée, et seules les urgences et les dialyses seront admises dans les établissements.

Les hôpitaux en grève les 26 et 27 mai, sit-in devant la BDL

Des soignants s’activent auprès de patients dans la salle de triage des urgences de l’Hôtel-Dieu. Photo d'archives Marie Jo Sader

Les hôpitaux du Liban seront en grève les 26 et 27 mai, conformément à un appel du syndicat des propriétaires d’hôpitaux et des Ordres des médecins de Beyrouth et de Tripoli. Cela signifie que toute intervention considérée non urgente sera reportée, et que seules les urgences et les dialyses seront admises dans les établissements. Cette mesure sera accompagnée, jeudi, d’un sit-in du personnel du secteur de la santé devant le siège de la Banque du Liban (BDL) à 11h à Hamra.

Contacté par L’Orient-Le Jour, le président de l’Ordre des médecins de Beyrouth, Charaf Abou Charaf, explique que cette grève est motivée par les restrictions bancaires imposées aux établissements et aux patients. « Toutes les sommes que nous touchons à travers les tiers-payants sont bloquées dans les banques, et si nous voulons les retirer ou simplement en disposer, on nous impose d’en déduire des pourcentages importants, déplore-t-il. Nous avons des millions dans les banques que nous ne pouvons pas utiliser. Nous remarquons aussi que même la classe aisée se trouve dans une situation difficile. Nous faisons tous les frais de mesures illégales et immorales, sans qu’aucun responsable ne lève le petit doigt, excepté le ministre de la Santé Firas Abiad qui fait ce qu’il peut, mais qui n’a pas toutes les prérogatives. Et ce, sans compter les pénuries qui entravent grandement notre travail. »

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Car le problème est essentiellement financier, d’où le sit-in devant la BDL jeudi. « A chaque fois que nous nous plaignons, on nous rétorque que la BDL ne peut pas débloquer de fonds parce que le ministre des Finances ne signe pas les autorisations, poursuit Charaf Abou Charaf. Nous ne pouvons pas continuer comme cela. » A la question de savoir si cette grève peut atteindre ses objectifs alors que le gouvernement expédie désormais les affaires courantes, le chef de l’ordre des médecins souligne que ces revendications datent de plus de deux ans, que la crise ne fait que s’intensifier et que « de toute façon, ce sont eux les responsables, ils doivent bouger ».

« Nous ne nous tairons plus »

Des responsables qui n’ont toujours pas fait preuve d’initiative pour sortir le secteur de la crise. « Je ne sais pas quel est leur objectif. Que nous partions tous ? Que les hôpitaux ferment leurs portes ? Des milliers de médecins et d’infirmières ont déjà plié bagage », déplore le Dr Abou Charaf.

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Et si cette grève ne provoque aucune réaction officielle digne de ce nom ? « Alors nous irons vers l’escalade, explique Charaf Abou Charaf. Cette grève est limitée au secteur de la santé, parce que nous considérons qu’il s’agit d’une priorité pour les gens. Mais pour la suite, nous avons été contactés par le rassemblement des ordres professionnels. Les problèmes étant les mêmes pour tout le monde, nous programmerons les futures étapes ensemble. Nous ne nous tairons plus. »

Au Liban-sud, les employés de l'hôpital gouvernemental de Bint Jbeil n'ont pas attendu le mouvement général qui commence jeudi. Ils ont décrété la grève dès lundi, en vue "d'exiger que leurs droits, qu'ils revendiquent régulièrement, soient reconnus".


Les hôpitaux du Liban seront en grève les 26 et 27 mai, conformément à un appel du syndicat des propriétaires d’hôpitaux et des Ordres des médecins de Beyrouth et de Tripoli. Cela signifie que toute intervention considérée non urgente sera reportée, et que seules les urgences et les dialyses seront admises dans les établissements. Cette mesure sera accompagnée, jeudi, d’un sit-in...

commentaires (2)

Encore une réussite du régime fort. Décidément ce régime est tellement fort qu’il a absolument tout mais absolument TOUT détruit lors de son passage. Il a même échoué à apprendre au gendre l’arithmétique de l’addition !!!

Liberté de penser et d’écrire

18 h 11, le 23 mai 2022

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Commentaires (2)

  • Encore une réussite du régime fort. Décidément ce régime est tellement fort qu’il a absolument tout mais absolument TOUT détruit lors de son passage. Il a même échoué à apprendre au gendre l’arithmétique de l’addition !!!

    Liberté de penser et d’écrire

    18 h 11, le 23 mai 2022

  • TU PAIES EN DOLLARS CASH OU TU MEURS. TEL EST LE CHOIX AUQUEL LES MAFIEUX DE TOUS LES GOUVERNEMENTS ET PARTIS DE TOUTES SORTES OBLIGENT LE COMMUN DES LIBANAISES/LIBANAIS. - MAIS, QUI EST RESPONSABLE ? LE COMMUN DU PEUPLE QUI VOTA POUR LE RETOUR DE TOUTES CES FACES MAFIEUSES... BIEN SUR !

    LA LIBRE EXPRESSION.

    18 h 04, le 23 mai 2022

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