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Société - Crise au Liban

"Certains anesthésiants sont en rupture de stock", préviennent les hôpitaux privés

"Nous reportons certaines chirurgies non urgentes", reconnaît le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun.

Une soignante au chevet d'une personne hospitalisée au Liban. Photo d’illustration João Sousa

Le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a prévenu vendredi que certains types d'anesthésiants étaient en rupture totale de stock au Liban et que certaines opérations chirurgicales non urgentes étaient de facto repoussées, dans un contexte de grave crise sanitaire dans un pays en plein effondrement depuis 2019.

"Les médicaments pour les anesthésies locales sont en rupture de stock à 90%, et ceux pour les anesthésies générales subissent des manques dans la plupart des hôpitaux", a mis en garde le médecin, dans un entretien au quotidien panarabe Al-Charq al-Awsat.

"Pas plus de 15 jours"

"L'importateur a livré ces produits mais en les rationnant sévèrement. Nous demandons, par exemple, 20 boîtes mais nous n'en recevons que deux", a déploré M. Haroun. "Notre stock d'anesthésiants ne tiendra pas plus de 15 jours (...) C'est pour cela que nous reportons certaines chirurgies non urgentes", a-t-il prévenu.

Sleiman Haroun explique ensuite que les importateurs affirment que la crise "est due au fait que la Banque du Liban n'a pas ouvert les crédits nécessaires pour l'importation de ces médicaments qui sont toujours subventionnés".

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Luttant contre une crise économique sans précédent, le Liban a progressivement levé les subventions sur les produits essentiels comme la nourriture, le carburant et les médicaments. Les prix de ces produits ont explosé, alors que la livre libanaise connaît une très forte dépréciation face au dollar et que 80% de la population est désormais pauvre. Certains médicaments sont encore subventionnés par la Banque du Liban dont les réserves ont atteint un seuil critique.

En mars dernier, le ministre de la Santé, Firas Abiad, avait annoncé que les "subventions sur les médicaments locaux passeront de 2 à 6 millions de dollars par mois", afin d'encourager la production locale.


Le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a prévenu vendredi que certains types d'anesthésiants étaient en rupture totale de stock au Liban et que certaines opérations chirurgicales non urgentes étaient de facto repoussées, dans un contexte de grave crise sanitaire dans un pays en plein effondrement depuis 2019."Les médicaments pour les anesthésies locales sont en...

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