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Société - Justice

Affaire Ghosn : le Liban a reçu une notice rouge d'Interpol

"Le Liban ne va pas accepter d'extrader M. Ghosn, qui détient la nationalité libanaise, car c'est contraire à la loi", affirme une source libanaise à l'AFP.

Affaire Ghosn : le Liban a reçu une notice rouge d'Interpol

L'ex-PDG de l'alliance Renault Nissan Carlos Ghosn à Beyrouth, le 8 janvier 2020. Photo d'archives JOSEPH EID / AFP

Le Liban a reçu une notice rouge d'Interpol basée sur le mandat d'arrêt international émis par la justice française à l'encontre de Carlos Ghosn, ancien patron de l'alliance automobile Renault-Nissan qui vit au Liban, a indiqué jeudi à l'AFP une source judiciaire.

M. Ghosn, qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne, devait être jugé à Tokyo pour des malversations financières et vit à Beyrouth depuis sa fuite rocambolesque du Japon fin 2019.

"Le procureur général Ghassan Oueidate a reçu une notice rouge d'Interpol basée sur le mandat d'arrêt international émis par la France" le mois dernier, a déclaré la source libanaise sous couvert d'anonymat.

Les notices rouges d'Interpol, qui ne sont pas des mandats d'arrêt internationaux, sont diffusées à la demande d'un pays membre aux services de police du monde entier pour arrêter provisoirement des personnes, avant une éventuelle extradition ou d'autres actions judiciaires.

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La notice à l'encontre de M. Ghosn, 68 ans, constitue un test pour la coopération franco-libanaise. Le Liban n'extrade pas ses ressortissants et a déjà empêché de voyager l'homme d'affaires.

"Le procureur général va fixer dans les prochains jours la date de l'interrogatoire de M. Ghosn", a ajouté la source. Il reviendra ensuite au procureur de décider si un mandat d'arrêt immédiat sera émis à son encontre ou s'il attendra que son dossier soit envoyé par la France à la justice libanaise. "Le Liban ne va pas accepter d'extrader M. Ghosn, qui détient la nationalité libanaise, car c'est contraire à la loi", a estimé la même source.

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Le mandat d'arrêt international émis en avril par la justice française à l'encontre de Carlos Ghosn est intervenu dans le cadre d'une enquête pour abus de biens sociaux, blanchiment en bande organisée et corruption. Arrêté en novembre 2018 à Tokyo, il avait justifié son évasion en décembre 2019 en assurant avoir voulu "échapper à l'injustice", dénonçant un "complot" des autorités japonaises.


Le Liban a reçu une notice rouge d'Interpol basée sur le mandat d'arrêt international émis par la justice française à l'encontre de Carlos Ghosn, ancien patron de l'alliance automobile Renault-Nissan qui vit au Liban, a indiqué jeudi à l'AFP une source judiciaire.
M. Ghosn, qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne, devait être jugé à Tokyo pour des...

commentaires (4)

Oui trop de mafieux sans doute au Liban . En France tous le monde paie des impôts et Goshn n’avait pas à s’en exempter. Par ailleurs il a certes contribué à sauver Renault et pour cela il se payait correctement. Par ailleurs n’oublions pas les salariés de Renault, mal payés, qui ont contribué bon gré mal gré au redressement de cette industrie. La France n’est pas un royaume mais une démocratie où les lois doivent être appliquées

Marie Françoise Akl

13 h 31, le 21 mai 2022

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Commentaires (4)

  • Oui trop de mafieux sans doute au Liban . En France tous le monde paie des impôts et Goshn n’avait pas à s’en exempter. Par ailleurs il a certes contribué à sauver Renault et pour cela il se payait correctement. Par ailleurs n’oublions pas les salariés de Renault, mal payés, qui ont contribué bon gré mal gré au redressement de cette industrie. La France n’est pas un royaume mais une démocratie où les lois doivent être appliquées

    Marie Françoise Akl

    13 h 31, le 21 mai 2022

  • Les français sont connus depuis longtemps comme ètant assez hypocrites, profiteurs et souvent ingrats: ils abandonnent un Monsieur qui leur a sauvé leur industrie automobile avec les japonais, et, de plus, trouvent moyens de le poursuivre en justice eux-mêmes pour des bagatelles de dépenses qui font sourire tous les CEO de grosses compagnies qui font pire que ça sans problème, juste pour ne pas contrarier les nippons avec qui ils auraient encore de gros intérêts économiques; en somme, on sacrifie Mr. Ghosn au nom de la Realpolitik tout en sachant fort bien qu'il fut maltraité par la justice Japonaise qui est souvent biaisée et avec des lois rétrogrades assez loin des normes juridiques des sociétés occidentales ou on est censé respecter les droits de l'homme et la présomption d'innocence jusqu'à preuve du contraire...Le plus drôle dans l'histoire, c'est de voir notre justice Libanaise boiteuse et qui protège tous nos mafieux se lever contre son extradition! Un monde à l'envers

    Saliba Nouhad

    20 h 35, le 19 mai 2022

  • Un vrai repris de justice, recherche par la justice de deux pays, le Japon et la France, reconnus comme des etats de droit. Bien entendu, il est a l'abri. Le Liban n'extrade pas....

    Michel Trad

    20 h 02, le 19 mai 2022

  • Que la France fasse un peu de justice au Japon comment ils l’ont traité…

    Eleni Caridopoulou

    18 h 21, le 19 mai 2022

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