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Nos Lecteurs ont la Parole

Pour « quoi » meurt-on ?

Les gorges se serrent, les cœurs se déchirent et les rêves se tassent derrière les ronces de la réalité. Les ventres vides, les regards abattus et les esprits vidés, c’est une mort qui se veut lente et tourmentée. Les larmes débordent de mes yeux, alors que je m’agenouille face contre terre pour essayer de comprendre quel genre d’indépendance ils sont en train de célébrer.

L’indépendance qui enfante la démocratie ? Peut-être, mais pas dans le pays du règne des tyrans, des sots et de leurs politiques abruties.

L’indépendance qui libère et garantit la justice ? Peut-être, mais pas ici. Pas lorsqu’il y a déni de justice alors que le sang des vies perdues n’a pas encore fini de se déverser dans les eaux du port.

L’indépendance qui est liberté? Peut-être demain, mais pas aujourd’hui. Car c’est avant tout une liberté d’esprit, et c’est à ces chaînes que je me cogne en vous poussant à aller voter, à voter bien et à voter au nom de ces chaînes qu’il faut briser.

Et c’est en pensant à ces chaînes, à tout le sang versé hier et avant, que j’ai commencé à me demander : pour « quoi » meurt-on ? Au nom de quelle ultime vérité ?

Pour « quoi » de si sacré ?

Mille morts que l’on vit chaque jour dans ce pays, soit parce qu’on l’aime tellement qu’on le hait, soit parce que, à tant le haïr, on a oublié ce que c’est que d’aimer.

Alors, pour « quoi » continuer à mourir ? Pour « qui » ?

Il faut briser les chaînes à l’intérieur de nos esprits, celles qui nous font croire que nous ne pourrons jamais vivre unis. Il faut les briser pour ne pas mourir pour « rien », pour ne pas mourir tout court.

Vivons pour les valeurs de sa Constitution, pour les couleurs de son drapeau et pour la perpétuité de la nation. Vivons, vivons libres et vivons ensemble.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

Les gorges se serrent, les cœurs se déchirent et les rêves se tassent derrière les ronces de la réalité. Les ventres vides, les regards abattus et les esprits vidés, c’est une mort qui se veut lente et tourmentée. Les larmes débordent de mes yeux, alors que je m’agenouille face contre terre pour essayer de comprendre quel genre d’indépendance ils sont en train de célébrer....
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