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Nos Lecteurs ont la Parole

Ô mon beau pays, pardonne-nous !

Je te regarde et je pleure ta situation déplorable.

Qu’est-il advenu de toi ?

Le guerrier imbattable de tout temps, vulnérable étant ton cas à présent.

Qu’a-t-on fait de toi ?

Seul on t’a délaissé dans des champs étrangers et au milieu du danger pour finir à bout de voie.Les forces épuisées, fragile et incompétent.

Dans la gueule du loup, tu as fini en te battant à l’infini.

Ils se sont sauvé la vie, ces faux amis, te laissant sans compagnie devant un ennemi sans merci.

Lâché dans ce péril, tu t’aperçois comme une proie.

Offensé, offusqué, mortifié et outré de dépit.

Sans défense, tu agonises en transe.

Étendu par terre, tu respires à peine avec ta chair qui saigne et souffre en silence.

Une peine atroce infligée de toute force à ce corps de fer jusqu’à la mort des sens.

Un sort triste pour ce héros légendaire qui a lutté pour son peuple et sa liberté depuis des millénaires.

Les méchants ont pris la fuite, ces lâches vils, alors que tu rends ton dernier soupir.

Une promesse, que tu as dû reconnaître au moment où tu expires, de garder ton âme sur cette terre pour bel et bien y revenir.

Et dans le cœur des fidèles survivre.

Cet engagement, que tu as pris en pleine agonie, a prouvé ta bravoure et ton héroïsme à l’égard des impies.

Tu es mort, mais ton nom reste fort gravé sur le front des gens que tu as tant chéris et qui ont maintenu leurs vertus civiques.

Ceux-ci ont hérité un esprit patriotique et, surtout, sauvegardé ton image homérique.

Tu es ressuscité à travers leur caractère révolutionnaire plein de fougue lequel révèle leur attachement sincère sans aucun prix.

Tes racines ont poussé vite, et en toute fierté, pour se répandre dans le territoire entier mais surtout glorieusement grandir.

Chère est la valeur de ton honnêteté dont la rançon est restée non payée après tant de décennies.

Même l’épée des grands chevaliers n’a pu racheter ta liberté dans les guerres les plus insensées et t’apporter la paix.

L’épopée de ces champions nobles et élevés fut chantée et récitée dans chaque lieu sacré où l’encens de leur victoire est propagé, rappelant les grandes difficultés qu’ils ont dû traverser pour rapporter la tranquillité.

Ce sont les héritiers de ces chantiers immaculés où grâce et salut ils ont récolté.

Ici, l’air serein remporte un Esprit saint qui flotte au-dessus à jamais et sans répit.

Il embaume la terre de ces ancêtres d’un parfum rare et fin.

C’est ton souffle qu’on inspire et qui nous donne la continuité de vivre au-delà de tous les grands défis.

Oui, tu as pardonné et tu pardonnes sans fin.

Car la verdure qui couvre ta nature émane d’un sol argileux qui rayonne par-delà tes cimes grâce à ses racines solides qui foisonnent de richesses indéfinies.

Celles-ci qui demeurent vivantes, saines et abondantes.

Tu survis à travers tes origines salubres fondées sur des promesses robustes dont l’histoire dénote une solidité marquante.

Non, tu ne mourras jamais tant que ta légende circule sur les lèvres des grands, récitant le péan des lauriers d’une sincérité frappante.

La vérité résiste tant qu’une solidarité existe, même dans une atmosphère précaire où la partie insolite domine avec ses propres préjugés et fausses doctrines.

Pour autant, ces liens de fleurs subsistent au sein de la grisaille de l’hiver, parés d’épines, leurs armes d’honneur qui ont protégé cette terre divine.

Tant de récits épiques qui fascinent grands et petits avec ces combattants héroïques dont le nom résonne comme une douce musique à travers les pages historiques.

Leur mémoire qui pénètre l’âme et l’habite éternellement, l’emportant dans un monde magique où les fêtes ne se terminent guère et l’écho de joie jaillit par-delà les faîtes des monts magnifiques.

Une ambiance fantastique ici que même les gîtes semblent danser au loin, ensorcelés par cet air sublime.

Où est parti ce temps d’antan, élégant et rustique avec ses images splendides et ses monuments artistiques, disparu vite, laissant derrière lui des traces vides, sans grâce mais viles ?

Et seuls les souvenirs persistent comme des précieux vestiges avec leur titre de prestige, un honneur ultime.

Tout est mort sauf le chant libre du rossignol qui survole sans peur au-dessus des sites des condors.

Ce petit oiseau paisible qui fait son nid en dehors de tous les conflits.

Il chante avec fierté son hymne de la liberté, manifestant son amitié à toutes les espèces ainsi qu’à ses ennemis.

Pour partager paix et sérénité sur sa terre bien-aimée.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Je te regarde et je pleure ta situation déplorable.Qu’est-il advenu de toi ? Le guerrier imbattable de tout temps, vulnérable étant ton cas à présent.Qu’a-t-on fait de toi ? Seul on t’a délaissé dans des champs étrangers et au milieu du danger pour finir à bout de voie.Les forces épuisées, fragile et incompétent.Dans la gueule du loup, tu as fini en te battant à l’infini.Ils...

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