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Le bonjour d’Alfred

J’aime le son du cor le soir au fond des bois… et l’Amer Michel faisant danser le Mikati décati par-dessus les toits. Puis observer les deux bipèdes faisant trémousser une population entière dépenaillée, sans voix ni voie.

Bon, le premier n’est pas le perdreau de l’année et du haut de son extrait de naissance, bien plus de trois quarts de siècle le contemplent. Il est vissé sur son fauteuil et aligne les visiteurs désœuvrés. Mais le second, hein ? Où trouve-t-il encore de l’essence à gaspiller dans des allers-retours foireux, muni à chaque fois de sa liste que l’autre ne rêve de s’en servir que pour caler un vieux meuble de son palais ?

Glabre du haut, imberbe du bas, tiré à quatre épingles sur une carrure de déménageur de piano, Mikou n’est pas tout à fait le mannequin rêvé pour tirer le Liban de la fosse à purin, et encore moins jouer les fiers à bras devant le parti barbu et son patron flingueur. Lui, on le verrait plutôt attablé dans un resto-gastro postillonnant des idées financières face à des margoulins suiffeux, qui en revanche sont très peu comestibles.

On attendra encore longtemps la savante alchimie ministérielle qui sortira de ses palabres débiles avec les différents interlocuteurs, le plus dur étant de calmer l’appétit du Basileus. Ce dernier est un poème à lui tout seul. Son pouls revenu à la normale depuis que le Mollasson du Futur pointe au chômage, il voudra probablement engloutir la Défense, l’Intérieur, la Justice, les Affaires étrangères, l’Éducation, l’Énergie et les Télécoms, pour ne laisser aux autres que les portefeuilles miteux : le ministère des Gueux (Affaires sociales), celui des Ordures ménagères (Environnement), et enfin celui des Feignasses ronds-de-cuir (Développement administratif). Sans oublier les maroquins peigne-culs, du genre Culture, Tourisme ou Jeunesse et Sports sur lesquels vont quand même se jeter les affamés et autres seconds couteaux de la politique. En revanche, le Gendron préféré de Mongénéral ne touchera pas aux Finances, chasse gardée de son ennemi intime Istiz Nabeuh, lui-même sous la férule de ses alliés, supplétifs des pasdaran iraniens.

Comme tout ce beau linge ne se mettra pas en place de sitôt, il ne reste plus qu’à amuser le manant de base avec des formules cabalistiques portant sur le dosage communautaire et la bourse des noms dans la future équipe.

J’aime le son du cor le soir au fond des bois… et le doux chuintement de l’essence 95 octane dans les réservoirs clandestins par-dessus les lois.

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J’aime le son du cor le soir au fond des bois… et l’Amer Michel faisant danser le Mikati décati par-dessus les toits. Puis observer les deux bipèdes faisant trémousser une population entière dépenaillée, sans voix ni voie. Bon, le premier n’est pas le perdreau de l’année et du haut de son extrait de naissance, bien plus de trois quarts de siècle le contemplent. Il est vissé...

commentaires (1)

Excellentissime. Et ajoutez à tout ce tintamarre le bourdonnements des parades à basse altitude au dessus de nos têtes des bourdons de gros calibre pour contrôler les mouvements des casseroles piégées et coordonner des attaques avec l’allié de toujours soit disant ennemi, le barbu, en choisissant le temps et l’heure pour ajouter de la confusion à la confusion et la peur dans le cœur devenu fragile des libanais toujours divisés et sans défense.

Sissi zayyat

09 h 35, le 27 août 2021

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Commentaires (1)

  • Excellentissime. Et ajoutez à tout ce tintamarre le bourdonnements des parades à basse altitude au dessus de nos têtes des bourdons de gros calibre pour contrôler les mouvements des casseroles piégées et coordonner des attaques avec l’allié de toujours soit disant ennemi, le barbu, en choisissant le temps et l’heure pour ajouter de la confusion à la confusion et la peur dans le cœur devenu fragile des libanais toujours divisés et sans défense.

    Sissi zayyat

    09 h 35, le 27 août 2021

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