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Politique - Liban

Quelques heures seulement après le drame du Akkar, la polémique entre le CPL et le Futur relancée de plus belle

Selon le parti aouniste, "il est connu que plusieurs députés haririens possèdent ou parrainent des réseaux de stockage et de contrebande de carburant".

Quelques heures seulement après le drame du Akkar, la polémique entre le CPL et le Futur relancée de plus belle

Il n'aura fallu que quelques heures pour que la tragédie qui a frappé le Akkar dans la nuit de samedi à dimanche, et qui a fait au moins 28 morts dans l'explosion d'un réservoir d'essence à Tleil, ne serve de prétexte au Courant patriotique libre (CPL, aouniste) et au Courant du Futur (dirigé par l'ex-Premier ministre Saad Hariri) pour relancer leur polémique et leurs échanges d'accusations.

Le Courant du Futur est prédominant dans le Akkar, où quatre de ses députés ont été élus en 2018 sur sept sièges en tout pour cette circonscription. Les relations entre les courants aouniste et haririen sont au plus bas depuis que Saad Hariri a tenté sans succès de former un nouveau cabinet. Sa mission a échoué notamment en raison d'un conflit personnel et politique l'opposant au chef de l'État et au CPL.

Dès les premières heures après la catastrophe, des informations ont circulé sur les réseaux sociaux concernant l'appartenance du propriétaire du terrain au CPL et le fait que la personne à qui appartenait la cuve d'essence serait proche du Courant du Futur et que des députés ou proches de députés de ce parti seraient impliqués dans la contrebande de carburant à destination de la Syrie.

Dans un communiqué, le parti aouniste a rebondi sur ce début de polémique et accusé le Futur d'avoir cherché à "exploiter le sang des victimes" avec une "campagne d'accusations contre le CPL". "S'il y a une chose qui ne nécessite pas d'enquête en ce qui concerne l'explosion de Tleil, c'est que le propriétaire du terrain est connu pour être proche du Courant du Futur et qu'il a voté pour Tarek Merhebi (député haririen du Akkar)", a-t-il ajouté. "Il est également de notoriété publique que le propriétaire des réservoirs situés sur le terrain appartiennent à un homme détenu depuis deux mois pour contrebande et connu pour ses relations avec les députés Walid Baarini et Mohammad Sleiman", selon le CPL, qui accuse "plusieurs députés haririens de posséder ou parrainer des réseaux de stockage et de contrebande de carburant". "Le chef du parti, Gebran Bassil, avait évoqué cela en juin devant le Parlement sans que cela ne provoque aucune réaction", poursuit le texte. Le CPL a également accusé Saad Hariri et ses députés de "tenter comme d'habitude d'investir politiquement" dans la tragédie en s'en prenant au président de la République et au CPL "qui n'ont aucun lien, de près ou de loin" avec cette affaire. "Celui qui doit démissionner est celui qui a provoqué la crise des carburants à cause de sa politique de subventions, c'est-à-dire le gouverneur de la Banque du Liban", Riad Salamé, a conclu le parti aouniste.

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"Il y a deux semaines, nous avions mis en garde contre le fait que le Akkar semble sortir du contrôle de l'Etat à cause des gangs des carburants qui coupent les routes et ferment les stations et qui interceptent des camions-citernes", a ajouté le chef du CPL, Gebran Bassil, dans un tweet. "Il faut déclarer le Akkar zone militaire afin d'assurer la sécurité de tous ses habitants", a-t-il ajouté, appelant le gouvernement sortant à se réunir pour prendre des décisions et mettre un terme à la décision de Riad Salamé de lever les subventions sur le carburant "qui est en train de provoquer chaos et sédition". 

Plus tôt dans la journée, le député aouniste Assaad Dergham a appelé à "garder le silence" face à la tragédie et à ne pas céder aux "accusations bon marché et à la récupération politique". Le propriétaire du terrain "n'est pas membre du CPL et nous n'avons de liens avec aucun membre de sa famille", a-t-il indiqué, soulignant que l'appartenance politique du propriétaire et "ses relations commerciales avec des députés d'un autre groupe parlementaire sont connues".

"Le mandat de l'enfer"
Réagissant à la polémique et aux accusations lancées contre lui, Walid Baarini a souligné dans un communiqué que la priorité devait être accordée "aux victimes et familles des martyrs". "Nous sommes désolés de voir des tentatives d'exploitation de la catastrophe à des fins politiques", a-t-il ajouté, réfutant toute connexion avec le propriétaire de l'essence ayant explosé. "Il s'agit uniquement de rumeurs pour essayer de blanchir une certaine faction politique et en accuser une autre", a-t-il dénoncé.

Dans la matinée, Saad Hariri avait comparé l'explosion au Akkar à celle qui a ravagé le port de Beyrouth il y a un an, tuant plus de 200 personnes et détruisant des quartiers entiers de la capitale. "Le massacre du Akkar n'est pas différent du massacre du port", a-t-il écrit sur son compte Twitter. "Si ce pays respectait son peuple, ses responsables démissionneraient, du président jusqu'à la toute dernière personne responsable de cette négligence", a-t-il ajouté. Dans un second message posté plus tard dans la matinée, Saad Hariri a accolé une photo de l'explosion au port de Beyrouth à une autre de l'incendie de la nuit, avec le commentaire suivant : "4 août (2020) + 15 août (2021) = le mandat de l'enfer", en référence à une phrase lancée en septembre dernier par le chef de l'État. Au cours d'une conférence de presse, Michel Aoun avait alors affirmé que si un nouveau gouvernement n'était pas formé rapidement, le pays se dirigeait droit "en enfer".

La polémique a également débordé entre les deux camps après des déclarations du chef de l'État lors d'un Conseil supérieur de défense réuni en urgence à Baabda. Lors de cette réunion, Michel Aoun a fait porter la responsabilité de la catastrophe à des "groupes radicaux" qui sévissent selon lui dans le Nord pour "semer le chaos", appelant les forces de sécurité et l'armée à intervenir. "Vous percevez la douleur des gens comme de la sédition tandis que nous nous y voyons un cri lancé à votre encontre : démissionnez", a rétorqué Saad Hariri, qui a affirmé que le Akkar "n'est pas Kandahar", en Afghanistan. Le CPL a de nouveau réagi aux propos de l'ancien Premier ministre, l'accusant une fois de plus d'avoir "protégé" des députés de son groupe qui stockent et font de la contrebande de carburant et lui reprochant de ne pas avoir "investi dans le développement" de la région pauvre du Liban-Nord. Saad Hariri a publié un autre communiqué, appelant à nouveau le chef de l'État à démissionner "pour conserver un peu de dignité". "Vous ne trouverez bientôt plus aucune ambassade pour vous héberger, ni aucun avion qui pourra vous transporter là où l'histoire ne vous maudira pas", a-t-il ajouté.

De son côté, Mohammad Sleiman (Courant du Futur) a affirmé que les événements de Tleil sont "un massacre qui a fait des dizaines de victimes" et que "le sang des martyrs et des blessés est sur les mains de Michel Aoun, de son parti politique et de son gendre Gebran Bassil". Il a appelé le chef de l'État à démissionner "immédiatement" et à rendre des comptes. 

Le CPL a, lui, répondu par un nouveau communiqué dans lequel il affirme que "pour barrer la voie à la discorde voulue et recherchée par le député Saad Hariri depuis son lieu de travail inconnu, la polémique sera arrêtée aujourd'hui par respect pour le sang des victimes et la douleur des blessés".

"Tragédie nationale"
Avant cette polémique, de nombreux responsables avaient exprimé leur effroi et tristesse face au drame de Tleil.

Le chef de l'Etat, Michel Aoun, a exprimé dans un communiqué sa "grande douleur" face à cette catastrophe. "Cette tragédie a endeuillé les cœurs de tous les Libanais, qui sont aujourd'hui solidaires des habitants du Akkar". Il a affirmé "suivre les développements" et a demandé aux forces de sécurité et aux institutions sanitaires de la région de se mobiliser" pour faire face aux conséquences du drame et réclamé une enquête judiciaire sur les causes de la déflagration. 

Le président de la Chambre, Nabih Berry, a, lui, évoqué un "nouveau matin sombre dans l'histoire du Liban et des Libanais". "Devant cette tragédie nationale, nous présentons nos condoléances aux habitants de Tleil, à l'armée et aux proches des martyrs", a-t-il ajouté. 

Le Premier ministre sortant Hassane Diab a indiqué avoir effectué "une série de contacts" suite à l'explosion. Il a "exhorté les ministres concernés à se mobiliser", et demandé au Haut comité de secours de fournir immédiatement toute l'aide possible. "Ce qui s'est passé à Tleil et une vraie tragédie humaine causée par la corruption qui ronge la dignité humaine après avoir réduit à néant les ressources du pays", a-t-il écrit sur son compte Twitter. En soirée, la présidence du Conseil a annoncé une journée de deuil national demain lundi.

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Le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, a pour sa part dénoncé le fait que des "victimes innocentes soient tombées à cause de la cupidité de ceux qui ont voulu exploiter la crise du carburant pour réaliser des profits illégitimes et priver les gens de leurs droits les plus élémentaires". "Nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts pour que le Akkar ne soit pas laissé sous la main-mise de commerçants qui monopolisent" le carburant, a-t-il ajouté, adressant ses condoléances aux proches des victimes.

Les anciens présidents du Conseil Tammam Salam, Fouad Siniora et Saad Hariri ont exprimé leurs condoléances aux familles des victimes et estimé que l'explosion était "un des phénomènes de la chute de l'Etat libanais". "Il faut que le chef de l'Etat et toutes les parties politiques aplanissent immédiatement l'obstacle qui empêche la formation du gouvernement", ont-ils souligné dans un communiqué.

Démission des responsables
Après avoir présenté ses condoléances aux familles des victimes de l'incident de Tleil, le Hezbollah a exprimé l'espoir que "ce drame national constitue un puissant motif pour former le plus rapidement possible un nouveau gouvernement qui permettrait aux Libanais de sortir des dangereuses crises qui les frappent". Le parti chiite a insisté dans un communiqué sur "la nécessité pour les Libanais d'être solidaires afin de dépasser la détresse que traverse le pays".

Pour le mouvement Amal, parti présidé par le président du Parlement Nabih Berry, "l'incendie catastrophique qui a entraîné la mort de dizaines de personnes et blessé des centaines d'autres ne peut être dissocié de la situation qui sévit actuellement dans le pays et qui est due à l'abandon des responsabilités nationales".  Le mouvement a appelé à trouver rapidement des solutions à "la dégradation de la situation", à "l'avidité" de certains, à l'anarchie et aux monopoles de produits de première nécessité et à "entendre les cris des personnes sinistrées, qui souffrent en raison de la négligence" des autorités.

Selon le chef des Forces Libanais (FL), Samir Geagea, "le fait que le président de la République et la majorité du Parlement demeurent au pouvoir après tout ce qui s'est passé peut être considéré comme une volonté de tuer le peuple libanais et de lui imposer (...) une torture quotidienne, à travers de nouveaux moyens comme (la recherche) de pain, d'un médicament, d'essence, de mazout, d'un lit à l'hôpital, d'une goutte d'anesthésique ou de courant électrique." "La moindre des choses à laquelle s'attend le Libanais après tout ce qui s'est passé au cours des dernières années est la démission des responsables" afin de "permettre au peuple de restructurer le pouvoir", a-t-il précisé. Dans une réaction virulente au tweet de Samir Geagea et à son appel à la démission du président, le CPL a accusé le chef des FL de "ne penser qu'aux élections" législatives, municipales et présidentielle de l'année prochaine. "Si seulement M. Geagea s'était vraiment montré solidaire des Libanais qui souffrent à travers ses actes et non seulement à travers ses paroles, il aurait condamné la décision de la levée soudaine des subventions prise par le gouverneur de la Banque du Liban, au lieu de faire taire ses députés à chaque fois qu'ils s'en prennent au gouverneur", a souligné la formation aouniste dans un communiqué.

Classe dirigeante incapable
Le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, a lui fait assumer la responsabilité de la "catastrophe nationale et humaine" de Tleil à "la classe dirigeante qui est incapable de gérer le pays". "Le massacre commis contre les habitants du Akkar s'ajoute à la négligence dont souffre cette région et le nord du Liban", a indiqué le haut dignitaire sunnite dans un communiqué. Il a dans ce cadre estimé que le pays "ne peut plus supporter l'effondrement, le chaos, les destructions et les catastrophes", ce qui oblige à la formation "dans les prochains jours" d'un nouveau gouvernement.

Parmi les députés du Akkar, Wehbé Katicha (Forces libanaises), a estimé que la localité de Tleil a été victime "du chaos et de la cupidité". "Les hauts responsables ont-ils un minimum de conscience qui leur permettrait de faire revenir le Liban à la normale ?", s'est-il interrogé. Moustapha Ali Hussein (alaouite, indépendant) a de son côté estimé que les victimes de cette "catastrophe qui a endeuillé le cœur de tous les habitants du Akkar" étaient des "martyrs de la corruption, qui a provoqué l'effondrement du pays". Il a demandé qu'une "enquête transparente" soit menée afin de faire payer les responsables. Il a été rejoint par Tarek Merhebi (Futur) qui a réclamé une "enquête rapide" afin d'identifier les responsables. "La situation socio-économique complètement bouchée et l'absence de solutions efficaces ont conduit à la situation catastrophique actuelle", a-t-il ajouté.



Il n'aura fallu que quelques heures pour que la tragédie qui a frappé le Akkar dans la nuit de samedi à dimanche, et qui a fait au moins 28 morts dans l'explosion d'un réservoir d'essence à Tleil, ne serve de prétexte au Courant patriotique libre (CPL, aouniste) et au Courant du Futur (dirigé par l'ex-Premier ministre Saad Hariri) pour relancer leur polémique et leurs échanges...

commentaires (14)

CPL et FUTUR = deux partis avec zéro réalisations utiles pour le pays, et dont les 2 chefs essayent de se valoriser en s'accusant réciproquement de tous les désastres qu'ils ont eux-mêmes provoqués. Sans eux et leurs protecteurs tout aussi inefficaces et vendus à des non-libanais, le Liban des Sunnites, Chrétiens, Chiites, Druzes etc. se portera beaucoup mieux !!! - Irène Saïd

Irene Said

15 h 34, le 16 août 2021

Tous les commentaires

Commentaires (14)

  • CPL et FUTUR = deux partis avec zéro réalisations utiles pour le pays, et dont les 2 chefs essayent de se valoriser en s'accusant réciproquement de tous les désastres qu'ils ont eux-mêmes provoqués. Sans eux et leurs protecteurs tout aussi inefficaces et vendus à des non-libanais, le Liban des Sunnites, Chrétiens, Chiites, Druzes etc. se portera beaucoup mieux !!! - Irène Saïd

    Irene Said

    15 h 34, le 16 août 2021

  • Ni Aoun ni Bassil ne sont derrière l'échec de Hariri de former un cabinet .Vous savez très bien M.le rédacteur de cet article que ce sont les saoudiens qui l'ont lâché pour de bon depuis sa fameuse détention au royaume des sables brûlants

    Hitti arlette

    14 h 19, le 16 août 2021

  • Qu’ils aient la décence de se taire devant un tel drame humain. Le CPL et le FUTUR sont la honte de notre pays

    Liberté de Penser

    07 h 46, le 16 août 2021

  • A suivre les tweets des deux frères ennemis on se dit que la vérité n’est pas loin d’éclater par accident tellement l’un et l’autre sont à crans et décidés à assainir le coup de grâce. ils sont à un cheveux pour nous révéler combien chacun a empoché pour tenir autant à ce pouvoir qui n’en est plus un mais qui ressemble plutôt à une arène où se battent des taureaux bien cornus prêts à poursuivre le combat jusqu’à ce que mort s’en suive. On croise les doigts.

    Sissi zayyat

    21 h 55, le 15 août 2021

  • Au nom de quelle loi l’armée siphonne-t-elle ce dépôt de carburant au Akkar et pas au Chouf ou dans la banlieue Sud, ou ailleurs? La politique suivie est illisible. Et voila les conséquences de l'amateurisme et de l'improvisation....

    Mago1

    20 h 45, le 15 août 2021

  • Mass Media: prière prière PRIERE de ne plus publier même un soupir de n'importe lequel de ceux-là qui prétendent être nos politiciens. Ils sont nos géoliers et vous leur donnez parole...

    Wlek Sanferlou

    18 h 05, le 15 août 2021

  • Le peuple se meurt, le pays sombre, les accusations s'echangent partout sans que justice soit faite, les milices donnent des ordres et font leur propre loi et Neron dort......et ca continue......

    Sabri

    17 h 08, le 15 août 2021

  • En supposant même que c’est la vérité qu’il y ait eu des fraudeurs de carburant d’un parti ou d’un autre es ce le moment de jeter des pierres ou celui de déblayer la voie ! Décidément le CPL ne démord pas ! Donc si Gibran a dépensé inutilement 40 milliards de dollars c’est la faute de tout le CPL !Tres bien nous en prenons acte!

    PHENICIA

    15 h 43, le 15 août 2021

  • Encore des indignations et toujours la promesse d’enquête sur ce énième drame qui a fait des victimes innocentes à cause de la trahison de leurs gouvernants corrompus et vendus. Pendant ce temps ils sont toujours à leurs postes, coulent des jours heureux et ne manquent de rien EUX.

    Sissi zayyat

    11 h 27, le 15 août 2021

  • Encore des indignations et toujours la promesse d’enquête sur ce énième drame qui a fait des victimes innocentes à cause de la trahison de leurs gouvernants corrompus et vendus. Pendant ce temps ils sont toujours à leurs postes, coulent des jours heureux et ne manquent de rien EUX.

    Sissi zayyat

    11 h 27, le 15 août 2021

  • Encore des indignations et toujours la promesse d’enquête sur ce énième drame qui a fait des victimes innocentes à cause de la trahison de leurs gouvernants corrompus et vendus. Pendant ce temps ils sont toujours à leurs postes, coulent des jours heureux et ne manquent de rien EUX.

    Sissi zayyat

    11 h 26, le 15 août 2021

  • Encore un camion qui allait en Syrie et on veut garder les subventions pour continuer à alimenter nos voisins. Déjà que l’aide internationale est délivrée aux réfugiés chez nous au nez et à la barbe du citoyen qui meurt de faim ! Khallik toumboussit li jibtoun la 3inna!!

    PHENICIA

    10 h 54, le 15 août 2021

  • Tout d’abord mes condoléances à toutes les familles endeuillées. Les hommes politiques s’indignent. Quelle chance nous avons!!! Mais, s’indigner ne leur coûte absolument rien. C’est leur politique insensée qui pousse les libanais à tous les excès. Ces morts sont le résultat de l’absence de politique constructive pour le pays. Les citoyens se débrouillent comme ils peuvent et le côté « magouillard » des libanais ressort à pleine puissance. Tous les hommes politiques sans exception sont responsables de ces morts mais il n’y aura personne pour leur demander des comptes. Pauvre Liban

    mokpo

    10 h 50, le 15 août 2021

  • la seule reaction valable, ils ne la prendront jamais. S'EN ALLER SANS ESPOIR DE RETOUR.

    Gaby SIOUFI

    10 h 37, le 15 août 2021

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