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Économie - L’infamie du 4 août, un an après

Un an après l’explosion au port de Beyrouth, les petites entreprises toujours en convalescence

L’aide humanitaire continue de parvenir aux PME affectées par la déflagration pour les aider à réhabiliter leurs locaux. Mais en pleine crise économique et après plusieurs mois de crise sanitaire, ces entreprises ont aussi besoin d’un soutien structurel pour survivre et préserver l’emploi.

Un an après l’explosion au port de Beyrouth, les petites entreprises toujours en convalescence

Une partie du quartier de Mar Mikhaël, le 6 août dernier. Les PME affectées par l’explosion sont cependant encore loin d’être tirées d’affaire. Photo : J.R.B.

L’impression d’effervescence renvoyée par les va-et-vient des ouvriers et le bruit de perceuses est trompeuse. Un an après la double explosion au port de Beyrouth, les quartiers les plus endommagés le 4 août 2020 sont loin d’avoir retrouvé leur dynamisme d’antan. Beaucoup de petites et moyennes entreprises qui constituaient le cœur de leur tissu économique n’ont toujours pas rouvert et celles qui y sont parvenues luttent aujourd’hui pour survivre face à la crise.

Au moins 26 560 entreprises ont subi, il y a un an, des dommages, majeurs pour 505 d’entre elles situées dans un rayon de 4 kilomètres autour du port, d’après un rapport du cabinet de conseil Strategy& publié en août 2020, qui n’inclut pas les très petites entreprises non répertoriées sur Google Maps. En proportion, les quartiers les plus affectés par des dégâts sévères ont été Gemmayzé (42 %) Mar Mikhaël (30 %), Khodr (29 %), Mar Maroun (26 %) et Rmeil (14 %), tous situés à moins de 2 km du port, d’après un rapport d’évaluation rapide mené sous la direction de l’ONG Mercy Corps.

Dans ces zones, impossible de savoir avec exactitude combien d’entreprises ont repris leur activité, en l’absence d’étude plus récente sur le sujet. Des commerçants de Mar Mikhaël interrogés, situés à moins d’un kilomètre du port, estiment que dans leur voisinage, moins de la moitié des commerces ont rouvert leurs portes. « On peut imaginer que plus l’on s’éloigne du lieu de l’explosion, moins c’est le cas », affirme un acteur du secteur des ONG, qui préfère ne pas se risquer à avancer de chiffres.

Fermetures définitives

Certaines entreprises ont définitivement cessé leur activité. Environ 9 % des sociétés de moins de 10 employés, plus vulnérables aux chocs, prévoyaient ainsi de mettre la clef sous la porte ou envisageaientt sérieusement de le faire quand elles ont été interrogées par Mercy Corps dans les jours suivant l’explosion. « Quelques propriétaires ont quitté le pays, d’autres ont changé de quartier et certains n’ont pas eu la volonté de reprendre leur activité face à l’ampleur des dégâts et l’absence de perspectives économiques », observe Alain Daou, président d’une initiative sur les PME au sein de l’organisation de la société civile Khaddit Beirut, fondée après la catastrophe par des enseignants de l’Université américaine de Beyrouth.Environ 41 % des PME ont essuyé des dégâts pour un montant inférieur à 10 000 dollars et 35 % d’entre elles ont été touchées pour plus de 50 000 dollars, d’après un sondage publié en mai par le PNUD basé sur des données collectées dans les semaines après la catastrophe. Ces dommages ont concerné la structure des bâtiments, mais aussi les vitres, les murs, les stocks ou encore les équipements. Dans son rapport d’évaluation rapide, Strategy& a estimé les besoins financiers à près d’1,2 million de dollars, pour effectuer les réparations mais aussi assurer les salaires à risques pour une période d’un an, soit environ un tiers des besoins totaux de financement après l’explosion.

Une partie des PME qui n’ont pas encore pu rouvrir sont, elles, toujours en recherche de financements ou en travaux. L’aide internationale d’urgence a en effet dans un premier temps tardé à parvenir aux entreprises. « Les premiers fonds déboursés sont d’abord allés à la réhabilitation des logements », atteste Ghaida Nawam, la cofondatrice de l’ONG libanais Nusaned, qui a restauré plus de 1.800 unités. Dans les semaines après l’explosion, neuf entreprises sur dix déclaraient ainsi n’avoir reçu aucune forme d’aide, quand 90 % d’entre elles affirmaient en avoir besoin, d’après le sondage du PNUD. Une entreprise sur deux déclarait avoir besoin d’aide financière.

Les entreprises ayant subi de gros dégâts, en particulier, ont dû se montrer plus patientes. « Les ONG avaient souvent des budgets compris entre 5 000 à 15 000 dollars, donc elles se disaient que cela ne valait pas le coup de s’impliquer pour les gros dommages car elles ne parviendraient pas à faire la différence », explique Alain Daou, de Khaddit Beirut. « La coordination a aussi parfois été lente entre organisations collaborant sur le même projet. »Le retard dans l’acheminement de l’aide s’est cependant par la suite comblé, selon plusieurs professionnels du secteur, bien qu’aucune étude ne permette d’en attester. « Nous sommes parvenus à lever des fonds nous-mêmes et auprès d’organisations issues de la diaspora qui nous ont permis de réhabiliter plus de 400 entreprises », précise Ghaida Nawam, de Nusaned.

Impact de la crise

À supposer qu’elles aient pu rénover leurs locaux mais aussi renouveler leurs équipements et leurs stocks, les PME affectées par l’explosion sont cependant encore loin d’être tirées d’affaire en raison de la crise économique qui sévit dans le pays depuis deux ans. Environ 88 % des entreprises ayant rouvert déclarent ainsi avoir enregistré une chute de leurs ventes, d’après un sondage réalisé entre fin mai et début juin par le cabinet de conseil et de recherche Economic Development Solutions (EDS) pour Mercy Corps. « Il faut ajouter que beaucoup d’entre elles ne savent plus comment fixer leurs prix à cause de la dévaluation de la livre libanaise et ont vu leurs marges de profit baisser drastiquement », commente Alain Daou. En réaction à la baisse de leurs revenus, 67 % des 240 entreprises interrogées par EDS ont réduit leurs horaires d’ouverture et 29 % se sont séparées d’une partie de leur main- d’œuvre.

Ces entreprises à risques ont donc de plus en plus besoin d’un accompagnement structurel afin de survivre dans la durée et de préserver l’emploi. Khaddit Beirut s’est notamment spécialisée dans le soutien du secteur de la restauration dans les quartiers de Mar Mikhaël et Gemmayzé. « Nous avons organisé plusieurs webinaires sur les franchises et comment ces entreprises peuvent exporter leur concept à l’étranger pour dégager des revenus en dollars », explique Alain Daou. « Nous allons également commencer à travailler individuellement avec les entreprises sur leur business model. »

Together Li Beirut, qui a aidé à la réhabilitation de 85 micro-entreprises de moins de trois employés et une vingtaine de petites entreprises de moins de dix employés, souhaite également fournir un accompagnement de long terme dans le cadre de son programme de relèvement d’une durée d’un an renouvelable, lancé en septembre 2020. « Nous identifions les entreprises dans lesquelles nous pouvons intervenir de façon durable, afin qu’elles puissent survivre à la crise », explique George Tohmé. « En plus des travaux, nous avons aussi dans notre réseau des consultants capables de revoir le modèle économique de ces entreprises, l’optimisation des coûts ou encore le marketing numérique ». La plate-forme dispense également des conseils légaux, notamment en ce qui concerne les renégociations des contrats de bail avec les propriétaires.

Les ONG et organisations issues de la société civile attendent cependant de voir si les donateurs vont suivre. « On est dans le creux de la vague ; beaucoup de projets sont actuellement en passe de se terminer et les derniers fonds en passe d’être alloués », affirme Alain Daou. « Nous sommes dans une période charnière de passage de l’aide d’urgence à la reconstruction à un autre type d’assistance avec comme enjeux la fixation des prix, le paiement des salaires, la gestion des coupures de courant... » Des priorités qui ne relèvent plus uniquement du champ d’expertise des organisations humanitaires.

La Banque mondiale devrait notamment, à ce titre, annoncer dans les prochains jours le déblocage d’un plan d’aide pour les PME via son mécanisme de financement pour le Liban ( « Lebanon Financing Facility », ou LFF) prévu dans le cadre du plan de réforme, reprise et reconstruction (3RF) rédigé par la Banque mondiale, l’Union européenne et les Nations unies. Les montants et modalités de cette aide doivent encore être précisés.


Mashawish : L’avenir pour nous est dans l’ouverture de franchises à l’étranger

Pamela Chemali, adossée au comptoir de Mashawish. Photo J.B.

Mashawish est l’un des rares commerces de sa rue à avoir relevé le rideau, un an après la double explosion du port de Beyrouth. « Sur les 14 entreprises, seulement quatre ont rouvert », affirme Pamela Chemali, qui a cofondé en 2014, avec son compagnon George Aoun, cette petite échoppe de street-food désormais emblématique du quartier de Mar Mikhaël.

Malgré des dégâts matériels importants estimés à environ 50 000 dollars, le spécialiste des grillades a eu la chance de bénéficier de l’aide de plusieurs ONG et d’anciens clients pour se remettre sur pied. « Les murs en placo, les vitres, les équipements de la cuisine... tout était détruit », raconte Pamela Chemali.

Plusieurs ONG ont contribué aux réparations et au rachat de matériel pour un montant d’environ 10 000 dollars. Une autre organisation a également investi plus de 2 000 dollars pour racheter le stock de marchandises. Enfin, des campagnes de levées de fonds ont été menées par d’anciens clients de Mashawish à l’étranger, permettant de récolter 10 000 dollars. « Cela nous a vraiment remonté le moral, se souvient Pamela Chemali. Pour le reste, nous avons complété avec nos propres économies et emprunté auprès de notre entourage. »

Après quatre mois de fermeture, Mashawish a finalement pu rouvrir le 18 décembre et profiter du pic d’activité des fêtes de fin d’année. « La saison a été très bonne », affirme la chef d’entreprise.

Mais les deux mois de reconfinement consécutifs liés au Covid-19 ont assombri cette éclaircie. La reprise est depuis très calme. « Nous n’avons plus qu’une trentaine de clients par jour, contre une centaine avant l’explosion », affirme Pamela Chemali.

Le petit commerce est rattrapé par la crise et son positionnement désormais haut de gamme. « Nous ne voulions pas faire de compromis sur la qualité, donc nous avons dû augmenter nos prix », justifie l’entrepreneuse. « Le quartier commence à revivre, mais notre offre est devenue trop niche. Qui peut maintenant s’offrir un sandwich à 65 000 livres libanaises ? » s’interroge-t-elle.

Le commerce n’est aujourd’hui plus profitable pour ses propriétaires. « Notre chiffre d’affaires en livres libanaises a doublé en 2020 à environ 600 millions de livres, mais cela ne suffit plus pour régler nos coûts. Nous avons dû nous séparer de huit de nos neuf employés, car nous ne parvenions plus à faire suivre les salaires par rapport à la dévaluation. »

Pour survivre, Mashawish vise aujourd’hui l’international. « Nous travaillons activement à l’exportation de notre concept, bien qu’aucun projet ne soit encore concrétisé. L’avenir pour nous est dans l’ouverture de franchises à l’étranger, afin d’avoir accès à des dollars “frais” (en espèces, NDLR).

Gholam Electronics : « Nous avons perdu une bonne partie de notre clientèle, après plusieurs mois de fermeture »

Nagi Gholam, sur l’un des balcons de l’immeuble familial rénové. Photo J.B.

Un an après la catastrophe au port de Beyrouth, Gholam Electronics n’a toujours pas rouvert ses portes à Gemmayzé. Seule une petite pancarte scotchée à l’entrée, avec le nom du réparateur d’appareils électroniques et deux numéros, rappelle le commerçant au bon souvenir des passants.
Après l’explosion, l’armée a donné deux heures à Nagi Gholam, le chef de l’entreprise, et à ses proches, habitant dans les étages supérieurs, pour évacuer l’immeuble familial. « Nous n’avons pas pu nous en approcher pendant quatre mois à cause du risque supposé d’effondrement, explique-t-il. Mais les voûtes en pierre du rez-de-chaussée ont bien résisté. »
Le début du chantier des réparations du bâtiment a ensuite empêché toute réouverture. L’architecture traditionnelle de la bâtisse, construite par son arrière-arrière-grand-père à partir des années 1870, a retenu l’attention d’une ONG locale souhaitant s’impliquer dans la restauration du patrimoine. Nagi Gholam comptait sur le fait que l’organisation puisse ensuite s’occuper de sa boutique. « Mais elle n’avait plus de fonds pour mon magasin », déplore-t-il.
Son atelier a pourtant été sévèrement endommagé par la déflagration ainsi que beaucoup de matériels. « Toute notre vitrine a été soufflée et les appareils électroniques qui s’y trouvaient exposés ont été détruits », explique Nagi Gholam. Trois grands systèmes d’alimentation électrique sans interruption (« UPS » en anglais) stockés pour le compte d’entreprises clientes ont également été détériorés, dont certains ont dû être remboursés. « Les cadrans en verre de plusieurs objets dont des oscilloscopes ont été brisés », liste-t-il. Un de ses trois employés a également été légèrement blessé.
En attendant la réalisation de travaux, Gholam Electronics occupe un petit atelier à Antélias. Mais l’entreprise a beaucoup de mal à reconstituer sa clientèle. « À Gemmayzé, les gens nous connaissent bien depuis notre ouverture en 1992. Nous faisions, avant la crise, un chiffre d’affaires journalier d’environ 1 000 dollars », affirme Nagi Gholam. Son activité est aujourd’hui presque à l’arrêt. « Nous ne sommes pas encore connus à Antélias et nous avons perdu une bonne partie de notre clientèle habituelle après plusieurs mois de fermeture. »
Le chef d’entreprise estime aujourd’hui ses besoins financiers à 30 000 dollars pour réhabiliter son local historique et reprendre son activité à Gemmayzé. Une somme qu’il ne peut débourser seul. « Mes fonds sont bloqués à la banque et emprunter à la famille n’est plus une option, car tout le monde est touché par la crise », explique le chef d’entreprise. Il espère donc trouver une nouvelle organisation qui accepte de l’aider.

Attié Frères : J’avais commencé à former mon fils à peine deux semaines avant l’explosion

Pierre et Joseph Attié, devant les machines restantes de la confiserie familiale. Photo J.B.

Après 83 ans d’existence, l’aventure aurait bien pu s’arrêter le 4 août 2020 pour Attié Frères. La confiserie artisanale, installée depuis 1928 aux deux premiers étages d’un immeuble ancien du quartier de Gemmayzé et spécialisée dans la production de marguerites d’Angoulême et de nougats de Montélimar, a été balayée par le souffle de l’explosion.

« Je n’étais moi-même pas présent, mais un mur s’est effondré sur l’une de nos employées qui a été blessée », raconte Pierre Attié, 72 ans, qui dirige l’entreprise avec son frère Bernard. « Le plâtre des murs, les carreaux en marbre, le carrelage ancien... Tout s’est soulevé », affirme-t-il. Les portes et fenêtres ont également volé en éclats.

L’entreprise a en plus été victime d’un vol dans les semaines après la catastrophe. « Les travaux de réhabilitation ont mis deux mois à commencer et, entre-temps, nos locaux étaient mal sécurisés, explique Pierre Attié. Nous avions laissé toutes nos machines dans une salle fermée par une chaîne en fer, mais les voleurs l’ont brisée et nous ont subtilisé cinq machines et cinq moteurs de machine. » Coût du pillage : environ 15 000 dollars.

Après pareil cataclysme et dans le contexte actuel de crise économique, beaucoup auraient préféré mettre la clef sous la porte. Mais c’était sans compter l’espoir porté en la troisième génération, dont Joseph, 19 ans, le fils de Pierre, qui souhaite continuer à faire vivre l’entreprise familiale. « J’avais commencé à former mon fils à peine deux semaines avant l’explosion. Nous n’avons pas voulu abandonner », explique Pierre Attié.

La collaboration de plusieurs ONG locales à la réhabilitation de leur usine et à la relance de leur activité, pour un budget total de 60 000 dollars, leur a également redonné espoir. Toujours en cours, le chantier devrait s’achever en septembre. Des fonds doivent encore être trouvés pour financer le rachat des machines et du mobilier.

Les nouveaux locaux de l’entreprise, qui ne comptent aujourd’hui plus qu’un employé, devraient comprendre au rez-de-chaussée un espace dédié à l’accueil de la clientèle. Attié Frères, qui ne commercialisait auparavant ses produits qu’auprès de professionnels, dont les boutiques Aziz et La Cigale, à Zalka, envisage sur les conseils de l’une des ONG de s’adresser aussi directement au consommateur pour élargir sa clientèle.


L’impression d’effervescence renvoyée par les va-et-vient des ouvriers et le bruit de perceuses est trompeuse. Un an après la double explosion au port de Beyrouth, les quartiers les plus endommagés le 4 août 2020 sont loin d’avoir retrouvé leur dynamisme d’antan. Beaucoup de petites et moyennes entreprises qui constituaient le cœur de leur tissu économique n’ont toujours pas...

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Les entreprises sont en convalescence? N’est-ce pas de l’euphémisme poussée. Ils sont sans électricité ni eau ni matières premières ni clients et on appelle ça une convalescence? Ils sont à l’agonie et le chef d’état n’en a cure puisque lui mange à sa faim et ne manque de rien dans son palais de verre avec l’argent des contribuables qui se voient menacer de coupures immédiates de leur eau ou électricité s’ils ne paient pas leurs factures alors qu’ils bénéficient de quelques minutes de ces deux denrées qui sont devenues rares grâce à sa bonne gestion du pays qu’il a vendu avec sa clique mafieuse. Le peu de nourriture emmagasinée dans leurs frigos des citoyens s’est vite vite trouvée avariée et qu’ils ont mangé pour éviter le gaspillage au risque de se retrouver intoxiqués et hospitalisés dans un établissement qui manque lui aussi de tout pendant que leur cher président doit se plaindre d’indigestion pour s’être trop empiffrer. Mais le peuple continue à subir ses frasques sans se révolter.

Sissi zayyat

10 h 42, le 09 août 2021

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Commentaires (1)

  • Les entreprises sont en convalescence? N’est-ce pas de l’euphémisme poussée. Ils sont sans électricité ni eau ni matières premières ni clients et on appelle ça une convalescence? Ils sont à l’agonie et le chef d’état n’en a cure puisque lui mange à sa faim et ne manque de rien dans son palais de verre avec l’argent des contribuables qui se voient menacer de coupures immédiates de leur eau ou électricité s’ils ne paient pas leurs factures alors qu’ils bénéficient de quelques minutes de ces deux denrées qui sont devenues rares grâce à sa bonne gestion du pays qu’il a vendu avec sa clique mafieuse. Le peu de nourriture emmagasinée dans leurs frigos des citoyens s’est vite vite trouvée avariée et qu’ils ont mangé pour éviter le gaspillage au risque de se retrouver intoxiqués et hospitalisés dans un établissement qui manque lui aussi de tout pendant que leur cher président doit se plaindre d’indigestion pour s’être trop empiffrer. Mais le peuple continue à subir ses frasques sans se révolter.

    Sissi zayyat

    10 h 42, le 09 août 2021

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