Le président libanais Michel Aoun. Photo d'archives AFP
Le président libanais Michel Aoun a affirmé samedi, à l'occasion du 76e anniversaire de que la troupe est "le gage de stabilité et d'unité nationale le plus sûr", et ce malgré la crise socio-économique profonde qui frappe le Liban et qui n'épargne pas les militaires.
Dans son message traditionnel adressé à l'institution militaire, qui intervient à quelques jours du premier anniversaire des explosions meurtrières au port de Beyrouth ayant fait plus de 200 morts et 6.500 blessés le 4 août 2020, le chef de l'État a déploré "les souffrances endurées par les militaires" au vu des difficultés financières auxquelles ils font face. "Aujourd'hui, malgré les conditions économiques et financières extrêmes auxquelles sont confrontés les Libanais, y compris les militaires, l'armée reste la garantie la plus sûre de stabilité et d'unité nationale", a-t-il estimé.
"L'engagement de la communauté internationale à soutenir l'armée, surtout dernièrement, est un signe tangible de sa confiance dans son rôle de protection du Liban et de ses institutions constitutionnelles", a-t-il encore affirmé. Le chef de l'État a dans ce contexte appelé les Libanais à "se rallier autour de l'armée et à préserver leur unité nationale, base solide de la construction du Liban". Il a exprimé l'espoir que la formation d'un "gouvernement de sauvetage" permettra de mettre un terme à l'effondrement, alors que le pays attend depuis près d'un an un cabinet à même de mener des réformes structurelles, condition essentielle pour l'obtention d'aides internationales.
"Guerre non-militaire"
"Qu'en dépit des circonstances difficiles, l'armée reste inébranlable et droite comme les cèdres", a souligné pour sa part le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, dans un communiqué. "Bonne fête à notre armée", a-t-il ajouté, notant "tous les sacrifices consentis par la troupe pour défendre le Liban, préserver son territoire et protéger son peuple".
Le président du Parlement Nabih Berry a quant lui célébré l'armée et sa devise "honneur, sacrifice, loyauté". "Que chacun lise dans le livre de l'armée les leçons du sacrifice, de l'unité et de l'appartenance nécessaires afin de sauver le Liban", a plaidé M. Berry, appelant à "ne pas sacrifier la patrie au noms d'intérêts personnels étroits".
La ministre sortante de la Défense et ministre par intérim des Affaires étrangères, Zeina Acar, a de son côté salué la "résilience de la troupe face aux tempêtes". "Notre pays a besoin de vos armes pour préserver sa souveraineté, sa stabilité et arrêter toute agression qui pourrait l'affecter", a-t-elle affirmé. "Aujourd'hui nous sommes engagés dans une guerre non-militaire", a-t-elle toutefois déploré.
Le ministre sortant de l'Intérieur a pour sa part formé le souhait que "le Liban sorte de sa crise actuelle". "L'institution militaire restera la base de notre unité", a-t-il affirmé sur son compte Twitter.L'ex-Premier ministre et leader du Courant du Futur, Saad Hariri, a, lui, rendu hommage à l'armée libanaise pour sa "loyauté envers l'État et son sacrifice pour le Liban, malgré la confusion politique et les crises".
Vendredi, le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, qui a déjà mis en garde à plusieurs reprises contre un effondrement de la troupe, avait enjoint dans son ordre du jour les soldats à ne pas laisser "la discorde" s'infiltrer au Liban.
L'institution militaire, à l'instar de nombreux autres secteurs au pays, est touchée de plein fouet par la crise socio-économique qui ravage le pays depuis juillet 2019. L'effondrement s'accompagne d'une dépréciation inédite de la monnaie nationale, qui a perdu près de 90% de sa valeur face au dollar. La dépréciation a fait fondre les salaires en livres libanaises des soldats, mais aussi le budget alloué à l'entretien et aux équipements militaires, menaçant la capacité opérationnelle de la troupe. Un simple soldat gagne environ 1,2 million de livres libanaises, soit environ 800 dollars au taux de change officiel, mais de fait près de 60 dollars seulement au taux du marché libre (qui tourne depuis plusieurs jours autour de 20.000 LL pour un dollar). Plusieurs pays, avec à leur tête la France, l'Égypte ou encore le Qatar, apportent régulièrement des aides à la troupe, notamment alimentaire et logistique. Les États-Unis restent toutefois le plus grand bailleur de fonds de l'institution militaire après l'augmentation cette année du montant de leurs aides.




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S'il est si soucieux de l'armée ? : Pq ne pas avoir demandé justice quant à l'assassinat du pilote de l'hélicoptère Samer Hanna?? Il a même accusé ce pilote de survoler "le territoire libanais" (mais sous contrôle du hezbollah).Il avait dit à l'époque : "Qu'est il parti faire ...là bas? " !!!! Pourquoi a t il fait bisous bisous avec la syrie alors que SES soldats qui avaient eu confiance en lui , en 1991 et qui ont été capturés, torturés et sont morts dans les geoles.... de ses nouveaux amis? Pourquoi se tait il lorsque le hezbollah agit et décide du destin du pays? Lorsque l'iran insulte le liban et affirmant qu'ils décident au Liban sur tout ce qui concerne la politique, la paix et la guerre?? Bref...il n'est pas crédible, c'est pour cela que les libanais le haissent. Ce n'est pas "une divergence d'opinion" comme il le dit souvent mais c'est carrément une haine et detestation de presque tous les libanais, censés, intelligents et qui raisonnent... Detestation à son égard et vis à vis de son dauphin de gendre et tous ceux qui le suivent. Faudra que ses conseillers le lui disent. Apparemment, il ne serait pas du tout au courant.
16 h 27, le 01 août 2021