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Politique - Crise au Liban

Mikati : Consensus pour accélérer la formation du gouvernement

Le nouveau Premier ministre désigné s'est concerté à la Chambre avec tous les groupes parlementaires.

Mikati : Consensus pour accélérer la formation du gouvernement

Le nouveau Premier ministre désigné, Nagib Mikati (d), s'entretenant avec le chef de l'Etat, Michel Aoun, le 27 juillet 2021 au palais de Baabda. Photo Twitter/Présidence libanaise

Le nouveau Premier ministre désigné, Nagib Mikati, chargé de former le prochain gouvernement après sa désignation, s'est entretenu mardi avec les différents groupes parlementaires, en vue de mettre sur pied sa future équipe. Il a fait état d'un "consensus pour accélérer" la formation du cabinet. La majorité des blocs consultés jusqu'à présent par M. Mikati ont eux aussi particulièrement insisté sur l'importance que le cabinet soit formé le plus rapidement possible, aucun d'entre eux ne semblant poser de revendication particulière concernant le nombre et la distribution des portefeuilles.

A l'issue de ces concertations, Nagib Mikati a fait état d'un "consensus, de la part de tous les groupes pour accélérer au maximum la formation du nouveau gouvernement". Cette étape cruciale, près d'un an après la démission de l'équipe de Hassane Diab, permettrait de "redynamiser le rôle de l'Etat après une longue absence", a-t-il estimé. "Il faut que les citoyens sentent que l'Etat est présent et se penche sur leurs préoccupations pour leur permettre de vivre en toute dignité, avec de l'électricité, du carburant, des médicaments", a-t-il poursuivi.

Nagib Mikati s'est ensuite rendu au palais présidentiel de Baabda, où il a été reçu par le chef de l'Etat, Michel Aoun, qu'il a informé de la teneur des concertations avec les groupes parlementaires. "J’ai informé le président des concertations avec les députés aujourd’hui et j’ai insisté sur la rapidité nécessaire pour former le gouvernement. Nous avons évoqué certains détails, et nos opinions étaient de manière générale identiques. Nous aurons de nouvelles réunions dans les prochains jours., et nous espérons avoir un gouvernement le plus tôt possible", a-t-il dit brièvement à sa sortie du palais. Selon notre correspondante Hoda Chedid, qui cite des sources informées de la réunion, un nouveau tête à tête entre le président et le Premier ministre désigné doit se tenir demain.

Les concertations

Parmi les principaux blocs reçus durant la journée, le Courant patriotique libre (CPL, aouniste) a affirmé ne pas vouloir faire partie de la future équipe ni s'impliquer dans les tractations, indiquant toutefois être prêt à "faciliter" la mission du milliardaire de Tripoli. Le Hezbollah a de son côté préconisé la nomination de "spécialistes ayant une expérience de terrain" à la tête de certains ministères-clés, pour sortir de la crise.

M. Mikati avait débuté ses entretiens place de l'Étoile, au siège du Parlement, à 11h30, avec une réunion avec le président de la Chambre, Nabih Berry.

Le président de la Chambre, Nabih Berry (d.), et le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, le 27 juillet 2021, au Parlement à Beyrouth. Photo Hassan Ibrahim / Parlement libanais

Il s'est ensuite entretenu avec les anciens Premiers ministres Saad Hariri et Tammam Salam, qui ne se sont pas exprimés à leur sortie du Parlement, et le vice-président du Parlement, Elie Ferzli. A la sortie de son entretien avec M. Mikati, le vice-président de la Chambre a affirmé que "le Premier ministre désigné était responsable de la formation du gouvernement, suite aux concertations parlementaires", et ce "par la force de la Constitution car il est responsable du travail du cabinet" - prenant ainsi parti dans la bataille des prérogatives quant aux rôles du chef de l'Etat et du PM désigné dans la naissance du gouvernement. En faveur d'un cabinet de "spécialistes", il a concédé que le choix des noms revenait à M. Mikati en coordination avec le président de la République. 

Premier groupe parlementaire reçu ensuite par M. Mikati, le "bloc du Développement et de la Libération", principalement affilié au mouvement Amal, a appelé à l'issue de sa réunion avec le milliardaire de Tripoli, à ce que le gouvernement soit rapidement formé pour "répondre aux besoins des gens, à tous les niveaux". Au nom du bloc, le député Anouar el-Khalil a encouragé la mise en œuvre par le futur cabinet des projets de réformes évoqués lors de la réunion de dimanche entre les anciens Premiers ministres, réclamant notamment un amendement de la loi électorale actuelle, un Parlement élu sur une base non-confessionnelle et la mise sur pied d'un Sénat. M. Khalil a souligné que le nouveau gouvernement devrait également faire du suivi de l'enquête sur la double explosion du 4 août au port de Beyrouth "une priorité".

Le CPL ne veut pas participer au cabinet
Le bloc du Futur, de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, a de son côté indiqué ne pas avoir évoqué lors de sa réunion avec M. Mikati "la question du nombre de ministres ou de la distribution des portefeuilles". "Nous n'avons rien demandé, c'est au Premier ministre désigné de former le cabinet", a assuré le député Samir el-Jisr au nom de son groupe, espérant toutefois que ce processus aura lieu rapidement. La future équipe devra "être constituée de technocrates et être capable de se mettre d'accord avec le Fonds monétaire international afin de placer le pays sur la voie du salut".

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Au nom du "Liban fort", principalement composé de députés du Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l'Etat, Michel Aoun), le député Gebran Bassil a estimé que le fait que Nagib Mikati ait été désigné sans le soutien de cette formation "prouve" qu'elle ne fait pas partie de la majorité parlementaire. "Nous avons tenu le Premier ministre désigné au courant de notre volonté de ne pas participer au futur gouvernement et de ne pas nous impliquer dans sa formation", a-t-il ajouté, soulignant que son parti est toutefois prêt à "faciliter" cette procédure et "attend de voir la composition du cabinet et son programme pour décider de lui accorder ou non sa confiance". 

Expertise "de terrain"
"Ce qu'il faut, c'est que le gouvernement soit rapidement formé et que toutes les parties coopèrent", a déclaré de son côté Mohammad Raad au nom du groupe du Hezbollah, affirmant que son parti était prêt à coopérer. Il a préconisé que les futurs ministres des Finances, de l'Economie et de l'Education, soient des "spécialistes et experts", pas uniquement des "bureaucrates mais qu'ils aient de l'expérience de terrain". M. Raad a affirmé que le parti chiite n'a pas demandé de portefeuille spécifique.

Le groupe parlementaire "National", composé notamment du mouvement des Marada, a de son côté indiqué que l'heure "n'est pas aux revendications pour obtenir un ministère ou un portefeuille". "Nous sommes à la disposition de Nagib Mikati et du nouveau cabinet afin qu'ils puissent mettre un terme à l'effondrement", a déclaré le député Farid Haykal el-Khazen, exprimant toutefois son pessimisme quant au succès de la future équipe "au vu des expériences précédentes". Il a par ailleurs soulevé le fait que le Premier ministre désigné ne dispose pas d'une couverture chrétienne suffisante, le groupe aouniste et les Forces libanaises ayant refusé de nommer un futur président du Conseil.

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Le groupe parlementaire joumblattiste, mené par Taymour Joumblatt, s'est contenté pour sa part de souhaiter une "formation rapide" du gouvernement et la "coopération de tous", précisant, en réponse à la question d'une journaliste, n'avoir aucune revendication concernant la distribution des portefeuilles.

Le Parti syrien national social (PSNS) a appelé M. Mikati à former rapidement un cabinet pour "régler toutes les affaires urgentes". "Le pays ne peut plus supporter" la situation, a lancé le député Assaad Hardan. "Ca suffit, les blocages !", a-t-il déclaré.

Ministre alaouite
La Rencontre consultative, groupe de députés sunnites proches du 8-Mars, a assuré pour sa part "ne mettre aucune condition" à la mise sur pied du cabinet et ne pas souhaiter de ministre relevant de son bloc. "Si le cabinet est capable de relever le Liban et d'empêcher l'effondrement, nous ferons tous les compromis", a souligné le député Walid Sukkariyé.

Au nom du Centre indépendant, dirigé par M. Mikati, Nicolas Nahas a affirmé qu'il était "obligatoire de faciliter" la formation du cabinet. "Il faut mettre sur pied un plan de sauvetage, sans conditions et contre-conditions" de la part des différents protagonistes, a-t-il plaidé. Son collègue Ali Darwiche a, lui, indiqué avoir demandé à M. Mikati qu'un ministre alaouite soit nommé.

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"La position des Forces libanaises est claire. Nous avons tenu Nagib Mikati au courant du fait que nous ne voulons pas participer au gouvernement", a lancé Georges Adwane, précisant que cette décision "n'est pas liée à la personne du Premier ministre désigné". Concernant le manque de couverture chrétienne à la désignation de ce dernier, le député a estimé que la "bataille" actuellement menée face à la crise n'est "ni chrétienne ni musulmane, mais elle oppose ceux qui ont mené le pays à la crise et ceux qui veulent le changement". 

"Nous avons demandé un gouvernement de technocrates, comme le réclament le peuple et nous voulons évidemment y participer", a affirmé au nom des députés arméniens Hagop Pakradounian; "Chaque fois, des parties étrangères nous imposent un Premier ministre et c'est pour cela que nous n'avons pas nommé Nagib Mikati", a-t-il justifié.

Le leader druze Talal Arslane, chef du groupe parlementaire dit de "La garantie de la Montagne", s'est dit "opposé à la nomination de M. Mikati", ajoutant que c'est pour cette raison qu'il n'a pas participé aux consultations organisées la veille. Il s'est encore montré indécis concernant sa participation au cabinet.

Nagib Mikati a enfin reçu, tour à tour, les députés indépendants Nouhad Machnouk, Eddy Demirdjian, Oussama Saad, Fouad Makhzoumi, Michel Daher, Chamel Roukoz, Jihad Samad, Jean Talouzian et Jamil Sayyed. 

Dialogue avec la société civile
Le nouveau Premier ministre désigné, Nagib Mikati a affirmé lundi soir qu'il était en faveur de la formation d'un gouvernement purement technocrate, et non techno-politique, affichant, dans un entretien avec le quotidien libanais an-Nahar publié mardi, sa volonté de "dialoguer avec la société civile".

Lors d'une brève allocution depuis le palais de Baabda lundi, Nagib Mikati, s'était engagé à former un  cabinet, "en coopération avec le chef de l'Etat, Michel Aoun", cabinet "qui mettra en œuvre l'initiative française" - présentée le 1er septembre 2020 à Beyrouth par le président français, Emmanuel Macron. M. Mikati s'était dit en possession de "garanties extérieures", sans quoi il n'aurait "pas accepté cette mission". Prêt au compromis, il a affirmé qu'il voulait surtout "la confiance du peuple". 

Il s’agit désormais pour ce vétéran politique de 65 ans, deux fois Premier ministre, de réussir là où son prédécesseur Saad Hariri a échoué. Désigné Premier ministre en octobre dernier, M. Hariri avait renoncé mi-juillet à former un gouvernement en raison de désaccords insurmontables, à ses yeux, avec le président Aoun, sur fond d'interminables marchandages politiciens. Les tractations politiques pour la formation du cabinet s'annoncent déjà ardues, des nœuds persistent, notamment sur la nomination des ministres chrétiens. 

La désignation du milliardaire sunnite, visé par des soupçons d'"enrichissement illicite", n'a pas été au goût de tous. Dans sa ville d'origine, à Tripoli, des protestataires ont bloqué plusieurs routes hier soir et ce matin, dont la place el-Nour. Dimanche soir, des dizaines de personnes avaient déjà manifesté devant sa résidence de Beyrouth, l'accusant de corruption et de népotisme.

L'effondrement économique au Liban a provoqué une paupérisation à grande échelle, une hyperinflation, et des pénuries en tout genre. La livre libanaise a perdu plus de 90% de sa valeur face au billet vert depuis l'automne 2019, dépassant il y a quelques jours le pic historique de 24.000 livres pour un dollar, avant de connaître, lors des consultations de lundi, une grande volatilité, remontant à 16.500 lundi avant de retomber aux alentours de 19.000. Le taux officiel est, lui, toujours maintenu à 1.507 livres pour un dollar.


Le nouveau Premier ministre désigné, Nagib Mikati, chargé de former le prochain gouvernement après sa désignation, s'est entretenu mardi avec les différents groupes parlementaires, en vue de mettre sur pied sa future équipe. Il a fait état d'un "consensus pour accélérer" la formation du cabinet. La majorité des blocs consultés jusqu'à présent par M. Mikati ont eux aussi...

commentaires (11)

Mr Mikati devrait nous donner son programme et son plan d'action pour sortir le pays du marasme. A l'attention de l'OLJ, arrêtez de lui donner le titre de "milliardaire". Tout le monde le sait et ce n'est pas le plus important aux yeux du peuple.

carlos achkar

19 h 22, le 27 juillet 2021

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Commentaires (11)

  • Mr Mikati devrait nous donner son programme et son plan d'action pour sortir le pays du marasme. A l'attention de l'OLJ, arrêtez de lui donner le titre de "milliardaire". Tout le monde le sait et ce n'est pas le plus important aux yeux du peuple.

    carlos achkar

    19 h 22, le 27 juillet 2021

  • (Suite) somme toute.. 1. Forcer la sale classe au pouvoir à rédiger et mettre en action des réformes précises avec des objectifs clairs sur la base desquels et lors des échéances ils pourront être sanctionnés (ns ne vivons que pr voir ce jour arriver) 2. Éviter qu'ils puissent encore plus diluer les responsabilités en les rejettant sur de nouveaux venants 3. Laisser alors les (vrais) indépendants prendre petit à petit leur place au sein du pouvoir sur un terrain préparé par les voyous responsables de tous nos malheurs

    CK

    18 h 13, le 27 juillet 2021

  • Waw le Hezbollah a baissé le ton …..

    Eleni Caridopoulou

    18 h 07, le 27 juillet 2021

  • Ce n'est pas à une bande de poussins qu'ils devraient jeter la responsabilité de remettre de l'ordre dans toute la pagaille et la saleté qu'ils ont causée au fil des années. Ce que la communauté internationale aurait dû faire est de forcer les personnes actuellement au pouvoir à effectuer les réformes avec des objectifs précis et attaignables, et de leur faire subir l'humiliation de se faire taper sur les doigts à chaque fois qu'ils essaient de s'en défiler... poser des objectifs clairs avec des échéances déterminées sinon sanction, comme quand nous forçons nos enfants à ranger eux mêmes leurs chambres. Loin d'être une comparaison précise mais quel plaisir aurait tiré le peuple à voir ses dirigeants humiliés et forcés de montrer tout le mal qu'ils ont fait et d'être traités comme des enfants qui ont désobéi, en plus de les forcer à démontrer leur échec cuisant des 30 années écoulées en les empêchant de rejeter sans arrêt la faute les uns sur les autres. Quand on introduit des personnes honnêtes et désirant travailler puis qu'on leur coupe la route à chaque fois qu'ils émettent une réforme qui pourrait mettre en relief toutes les fautes commises, nous n'aurons jamais de réformes. Facile de même de rejeter alors tous les échecs sur la nouvelle équipe de bouc-émissaires. De plus, si eux mêmes nomment ceux qu'ils affirment être indépendants alors que les nommés ont maintes fois affirmé être proches des partis politiques et soutenus par eux,nous ne croierons jms en ces indépendts

    CK

    18 h 06, le 27 juillet 2021

  • qqu'un peut m'expliquer, les partis voulant participer au gouvernement, et MR Mikati a dit que ça sera des technocrates non affilmiliés aux partis politiques! encore une hypocrisie??? Mr Bassil ne voulait pas participer au gouvernement Hariri et c'est lui qui bloquait d'après les analystes politiques ? il y a qqchose qui m'échappe ... encore une particularité libanaise

    Élie Aoun

    17 h 12, le 27 juillet 2021

  • Jusque-là nous étions estampillés chrétiens, musulmans ou autres conneries de ce genre. A présent nous avons un nouveau tampon : pauvres (85% de la population libanaise) ou milliardaires (président, ministres, ...) ! Pour être encore plus objectifs, les journalistes devraient employer quelques qualificatifs de plus : voleurs, truands, bandits...

    Robert Malek

    16 h 47, le 27 juillet 2021

  • Ils sont tous d’accord pour nommer des ministres technocrates capables de sauver le pays mais avec une idée des noms qu’ils vont proposer puisqu’ils sont sûrs que seuls leurs zigomars bien rodés - ce que HN sous entend par sa phrase non seulement technos mais qui connaissent bien le terrain- en d’autres termes, qui obéiront au doigt et à l’œil et feront l’affaire. C’est là que réside le problème du gouvernement à former en ayant la bénédiction de tous les anciens incrustés pour finir leur travail de sape. Et dire que nous avons perdu 10 mois et un nombre incalculable d’année de civilisation pour arriver à ça.

    Sissi zayyat

    16 h 33, le 27 juillet 2021

  • Ils sont tous d’accord pour nommer des ministres technocrates capables de sauver le pays mais avec une idée des noms qu’ils vont proposer puisqu’ils sont sûrs que seuls leurs zigomars bien rodés - ce que HN sous entend par sa phrase non seulement technos mais qui connaissent bien le terrain- en d’autres termes, qui obéiront au doigt et à l’œil et feront l’affaire. C’est là que réside le problème du gouvernement à former en ayant la bénédiction de tous les anciens incrustés pour finir leur travail de sape. Et dire que nous avons perdu 10 mois et un nombre incalculable d’année de civilisation pour arriver à ça.

    Sissi zayyat

    16 h 32, le 27 juillet 2021

  • Qu'on m'explique comment des partis peuvent tranquillement annoncer qu'ils veulent ou non participer à un gouvernement "d'independants"!

    Yves Prevost

    15 h 26, le 27 juillet 2021

  • Pourquoi dans presque tous vos articles écrire le "milliardaire de Tripoli" en évoquant N. Mikati ? Est-il le seul milliardaire, ou... millionnaire...parmi nos très respectables responsables politiques ??? - Irène Saïd

    Irene Said

    14 h 52, le 27 juillet 2021

  • Il parle de technocrate et de Société Civile et tous les deux crient PRESENT . Or le problème est double : le TECHNOCRATE est le monsieur que, quand vous lui posez une question, une fois qu'il a fini de répondre, vous ne comprenez plus la question que vous avez posée MAIS le plus GRAVE c’est qu’un HOMME qui se définie comme POLITIQUE ne croit jamais ce qu'il dit, il est étonné quand il EST CRU sur parole. A vous de comprendre .

    aliosha

    13 h 12, le 27 juillet 2021

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