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Culture - Cinéma

Scriptofilm fait son entrée sur la Croisette

La nouvelle start-up créée par la Libanaise Gaëlle Fayad fait ses premiers pas au Festival de Cannes qui a ouvert ses portes le 6 juillet. C’est au Marché du film, installé au Booth Riviera K8, que ce nouvel outil innovant conçu spécialement pour le secteur est présenté.

Scriptofilm fait son entrée sur la Croisette

Gaëlle Fayad. Crédit photo Charbel Msallem

Gaëlle Fayad n’est pas une nouvelle venue dans le milieu du 7e art. Ses premières apparitions à l’écran dans des films ou publicités remontent à son enfance alors qu’elle avait six ans. Plus tard, à 18 ans, elle présente un programme de cinéma (« Preview ») sur la chaîne libanaise MTV. Il était donc très naturel pour elle qu’elle poursuive des études d’audiovisuel à l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA). Son parcours académique ne s’achève pas là. Elle enchaîne avec un double master à la Sorbonne Paris 1 et Paris 8 où elle réalise un moyen-métrage financé par le ministère de la Culture et un court-métrage diffusé sur France Télévisions. Ce cursus est couronné par des études doctorales à l’Université de Bordeaux (Montaigne), avec comme sujet de thèse « L’économie du cinéma libanais ». « Ma thèse a été acceptée pour publication, confie Gaëlle Fayad. Le premier ouvrage est consacré à la production et à la distribution, tandis que le second est dédié au ministère de la Culture parce qu’il propose des solutions étatiques et technologiques pour créer une industrie dans un petit marché en développement. »


Gaëlle Fayad. Crédit photo Youssef Nassar


Une entrepreneuse ambitieuse

« J’ai toujours voulu opérer un changement dans le monde du cinéma et créer une égalité d’opportunités pour les talents, surtout dans la région MENA », poursuit la jeune femme. Parallèlement à ses études doctorales, elle fonde la société Jay Dreams, une agence de conseil avec une équipe européenne. « Cette société, qui est déjà allée à Cannes, à la Berlinale ainsi qu’à l’American Film Market (LA), offre des études de scénario, de financement et de marketing. Elle est déjà dotée d’une base de données de 300 consultants internationaux, et son but est d’aider les scénaristes et consultants à exécuter leurs projets », indique Gaëlle Fayad. En partenariat avec son frère qui a effectué des études doctorales en ingénierie à l’Université de McGill (Montréal), elle a créée Scriptofilm, une start-up servant de passerelle entre les scénaristes et les réalisateurs avec leurs projets de scénarios et de films, et les producteurs, investisseurs et acheteurs de télévisions et plateformes VOD.

« Le but est de simplifier la chaîne économique du cinéma en liant les talents directement aux professionnels. Pour la première fois, apparaît un marché en ligne où les talents et les professionnels peuvent non seulement communiquer à propos des projets, mais aussi collaborer ensemble et effectuer des acquisitions, précise Gaëlle Fayad. Cela signifie qu’il devient possible d’acheter et de vendre du contenu (vidéos et films en ligne). »

Opérer le changement

Avant de créer Scriptofilm, Gaëlle Fayad avait intégré au Liban l’accélérateur Speed puis le programme de Tim Draper, un prestigieux entrepreneur dans la Silicon Valley à San Francisco. En 2020, grâce à Berytech et l’Agence universitaire de la francophonie, elle remporte le prix de la meilleure femme entrepreneuse francophone.

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« Certes, la pandémie a encouragé l’ouverture de festivals en ligne. Lorsque j’ai parlé du marché du film en ligne, aucune plateforme n’y avait encore pensé, pointe la jeune entrepreneuse, pionnière dans ce domaine. Alors que Scriptofilm procédera à un filtrage préalable des projets présentés, ceux-ci se verront protégés par une clef sécurisée, et les scénaristes et réalisateurs pourront contacter directement les professionnels. Il s’agira uniquement de longs-métrages (fiction, documentaires et séries). » Les contacts que cette société entretient avec des plateformes comme Netflix, Mubi, Hulu, BBC, al-Jazeera, HBO ou Pathé la poussent à aller toujours plus loin.

Simple d’accès et solidement sécurisée, la plateforme a passé avec succès la phase de création et profite du grand retour du Festival de Cannes, annulé pour cause de pandémie l’an dernier, pour se lancer sur le marché. « Nous sommes entrés dans une ère où le contenu est au centre de tout. Scriptofilm offre une solution intuitive, fluide et rentable pour accélérer le processus de mise en relation et de décision pour la création des œuvres de demain », conclut Gaëlle Fayad qui se trouve à Cannes avec sa société Jay Dreams pour présenter sa start-up et faire découvrir le futur du cinéma. 


Gaëlle Fayad n’est pas une nouvelle venue dans le milieu du 7e art. Ses premières apparitions à l’écran dans des films ou publicités remontent à son enfance alors qu’elle avait six ans. Plus tard, à 18 ans, elle présente un programme de cinéma (« Preview ») sur la chaîne libanaise MTV. Il était donc très naturel pour elle qu’elle poursuive des études...

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