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Économie - Pénurie d'électricité

L'Irak prêt à fournir jusqu'à un million de tonnes de carburant au Liban

Les quantités de fuel irakien "suffiront pour répondre à la moitié de la demande annuelle du Liban" en carburant, affirme Berry.

L'Irak prêt à fournir jusqu'à un million de tonnes de carburant au Liban

La centrale électrique de Zouk, au nord de Beyrouth. Photo Philippe Hage Boutros

Le gouvernement irakien a approuvé mardi soir la décision de fournir entre 500.000 et 1 million de tonnes de pétrole brut au Liban, selon des informations relayées par les médias et par voie officielle, dans le cadre d'un accord qui permettrait à terme d'approvisionner en carburant les centrales électriques libanaises. Une nouvelle qui intervient alors que le pays connaît une grave crise économique et financière et un rationnement du courant toujours plus sévère.

L'accord initial entre Beyrouth et Bagdad concernait 500.000 tonnes de fuel. Réagissant à cette augmentation des quantités rendues disponibles par l'Irak, le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a adressé une lettre de remerciement au chef du gouvernement irakien, Moustapha al-Kazimi, saluant le fait que ces quantités "suffiront pour répondre à la moitié de la demande annuelle du Liban" en carburant. 

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Plusieurs questions se posent toutefois concernant l'utilisation de ce fuel, qui a une très haute teneur en souffre et s'avère inadapté aux centrales électriques libanaises. Lors d'une réunion, lundi, concernant les pénuries de carburant et l'électricité, le ministre sortant de l'Energie, Raymond Ghajar, avait évoqué que les produits importés d'Irak pourraient être "échangés" contre du carburant pouvant être utilisé dans les installations libanaises. Il avait en outre indiqué s'être entretenu la semaine dernière avec les responsables irakiens concernés par cet accord, notamment sur la définition du mécanisme de règlement. 

Après des menaces de black-out total au Liban, le président libanais, Michel Aoun, et le Premier ministre sortant, Hassane Diab, avaient approuvé lundi l'octroi d'une avance "exceptionnelle" à Electricité du Liban (EDL) pour l'achat du fuel nécessaire à l'alimentation de ses centrales. Une mesure permettant d'éviter, à court terme, une pénurie totale d'électricité dans le pays en crise, qui n'est actuellement plus alimenté en courant par l'Etat que durant quelques heures par jour, le reste étant assuré depuis des décennies par des générateurs privés, illégaux mais tolérés. EDL avait déjà annoncé jeudi dernier avoir réduit la production d’électricité, faute d’avoir reçu les crédits requis pour payer les chargements de navires de ravitaillement pour alimenter ses centrales. Début mai, EDL avait déjà mis en garde contre un rationnement généralisé et sévère du courant, après la suspension par le Conseil constitutionnel des effets d'une loi qui devait permettre de débloquer une avance de 300 milliards de livres libanaises (200 millions de dollars au taux officiel de 1 507,5 livres le dollar). L'annonce avait précédé l’avertissement du fournisseur public d’un arrêt total des centrales électriques du pays à partir du 22 juin prochain, en l'absence de solution alternative et alors que le Liban est empêtré depuis deux ans dans une profonde crise économique et financière.


Le gouvernement irakien a approuvé mardi soir la décision de fournir entre 500.000 et 1 million de tonnes de pétrole brut au Liban, selon des informations relayées par les médias et par voie officielle, dans le cadre d'un accord qui permettrait à terme d'approvisionner en carburant les centrales électriques libanaises. Une nouvelle qui intervient alors que le pays connaît une grave crise...

commentaires (3)

Mais non! Ce n’est pas sympa pour le plan Iranien, ça…

Gros Gnon

22 h 53, le 09 juin 2021

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Commentaires (3)

  • Mais non! Ce n’est pas sympa pour le plan Iranien, ça…

    Gros Gnon

    22 h 53, le 09 juin 2021

  • Si vraiment le fuel irakien a une très haute teneur en souffre et s'avère inadapté aux centrales électriques libanaises. alors pourquoi ne pas chercher d 'autres sources ?

    Antoine Sabbagha

    17 h 19, le 09 juin 2021

  • Ils sont comme les libanais, victimes des conflits sur leur territoire. Ce qui se passe en Irak, en principe, est presque toujours à l'image de ce qui se passe au Liban. On disait autrefois, si vous voulez savoir ce qui va se passer ici, regardez ce qui se passe en Irak. Quand au fuel, espérons cette fois-ci, qu'on ne joue pas à cache cache.

    Esber

    16 h 17, le 09 juin 2021

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