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Économie - Concours

Lancement de la 2de édition du prix Entrepreneur ESA – HEC Paris

Lauréate de la première édition du concours, la start-up libanaise Dim connaît aujourd’hui un joli succès en France.

Lancement de la 2de édition du prix Entrepreneur ESA – HEC Paris

La fondatrice de Dim et lauréate de la première édition du prix Entrepreneur ESA – HEC Paris, Michella Abou Jaoudé, au sein de l’incubateur HEC à Station F. Photo DR

Le coup d’envoi de la seconde édition du prix Entrepreneur ESA – HEC Paris est officiellement donné pour les jeunes entrepreneurs libanais souhaitant tenter leur chance à ce concours soutenu par L’Orient-Le Jour, Le Commerce du Levant, ESA Business School, Smart-ESA, Air France, MTV, l’ambassade de France et l’association HEC Alumni chapitre Liban. Les postulants résidant au Liban ou à l’étranger ont jusqu’au 14 mai prochain pour déposer leur candidature et décrire leur projet de création d’entreprise, ainsi que leur produit en cours de développement.

Une opportunité offerte aux jeunes pousses dans un contexte de crise multidimensionnelle au Liban et sur fond de pandémie de Covid-19. La conjoncture « donnant encore plus de sens à ce prix », explique l’initiateur de ce projet, Nicolas Boukather, président du groupe des anciens HEC libanais et membre du conseil d’HEC Alumni à Paris. Malgré tous les obstacles rencontrés durant l’année écoulée et les nombreux défis à venir pour les Libanais, « l’objectif initial de ce prix est resté le même, bien qu’il se soit désormais transformé en un message d’espoir et de résilience », explique-t-il.

Appuyant l’économie de la connaissance, ce prix a pour but l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs libanais du numérique, mettant en valeur le potentiel technologique du pays du Cèdre, en leur transmettant de nouvelles expertises et leur offrant une plus grande visibilité, ainsi qu’une entrée sur le marché international. Enfin et surtout, « le développement de ces start-up créera des emplois au Liban (développement technologique, informatique, centres d’appel, back-offices, etc.), et ce sur le long terme », souligne Nicolas Boukather.

Succès de la 1re édition

Lancée en juin 2019 et malgré le début des crises au Liban, la première édition du concours a déjà fait ses preuves. Après un report en raison de la contestation contre la classe dirigeante entamée le 17 octobre de la même année et l’apparition de la pandémie de Covid-19 dans le pays en février 2020, c’est la start-up Dim qui avait finalement remporté le concours il y a un an. Cette plateforme de suivi des coûts des chantiers en temps réel a ainsi convaincu un jury majoritairement composé d’anciens HEC : Antoine Leprêtre (directeur de l’incubateur HEC), Jean Riachi (directeur de FFA Private Bank), Hala Labaki (cofondatrice de shahiya.com), Karine Labaki (directrice générale de Sanofi Levant), Michel Hélou (directeur exécutif de L’Orient-Le Jour), Jihad Bitar (directeur de Smart ESA) ainsi que Nabil Fahed (vice-président la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIABML)).

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Évalués sur la créativité innovante du projet, la viabilité de l’entreprise sur le marché, la rentabilité du produit sur le long terme et la capacité à créer de l’emploi au Liban, les finalistes ont eu l’occasion d’applaudir non seulement Dim, mais aussi la start-up Myceleum, proposant un logiciel de facilitation de la programmation informatique à laquelle un prix avait également été décerné. Ce second choix étant le résultat des difficultés du jury à départager les finalistes, une illustration du fort potentiel des jeunes entrepreneurs libanais.

En plus d’un chèque de 10 000 dollars offert par la CCIABML et d’une bourse per diem, Dim a ainsi pu intégrer Station F, le plus grand campus de start-up du monde, pour une période de trois mois. Une incubation prise en charge par l’incubateur HEC Paris et renouvelée en début d’année pour trois mois supplémentaires au vu des compétences démontrées par cette jeune entreprise. « En plus de nous aider à tous les niveaux (administration, soutien légal, levée des fonds et visibilité), l’incubateur HEC nous a permis de nous créer un réseau haut placé dans le domaine de la construction. Grâce à toutes ces ressources, nous avons fondé la société mère Dim-France et signé un premier contrat avec un client français en quelques mois. Des négociations avancées sont aussi en cours avec d’autres clients internationaux », annonce sa fondatrice, Michella Abou Jaoudé.

Une incursion sur le marché français maîtrisée et lui assurant une crédibilité sur le marché international « difficile à obtenir à partir du Liban », explique également Bassem Makarem, cofondateur de Myceleum. Pour autant, la désormais filiale Dim-Liban se maintient. « Les opérations et le développement se font toujours au Liban suivant une décision stratégique d’y rester avec le cofondateur de Dim », souligne la première lauréate du concours. De fait, grâce à l’élargissement de l’entreprise sur le marché international à partir de la France, Dim-Liban pourra persévérer et s’agrandir, créant par là plus d’emplois et gardant un pied dans la région.

Une évaluation corroborée par Bassem Makarem, pour qui la conquête d’un réseau international a eu lieu grâce à Station F et HEC où les financiers en capital risque (venture capitalists) sont à la recherche de leur prochain investissement. « Nous sommes aujourd’hui en contact avec des investisseurs de France, du Royaume-Uni, des Émirats arabes unis et des États-Unis, qui nous ont repérés grâce à cette incubation », déclare enfin la fondatrice de Dim.

Critères de sélection

Pour participer au concours, les jeunes entreprises libanaises, au Liban ou à l’étranger, doivent avoir moins de deux ans, un produit en cours de développement et un chiffre d’affaires inférieur à 500 000 dollars. Pour cette seconde édition, les lauréats recevront une incubation de six mois à l’incubateur HEC à Station F, à Paris, tous frais inclus, dont une bourse per diem offerte à 2 personnes par HEC Paris et l’ambassade de France, en plus d’une visibilité médiatique via L’Orient-Le Jour et Le Commerce du Levant. Les finalistes bénéficieront également du programme d’accompagnement assuré par l’incubateur Smart-ESA à Beyrouth. Pour postuler, cliquez ici


Beyrouth intègre le label « French Tech »

La nouvelle est tombée mercredi dernier : Beyrouth fait partie des neuf nouvelles communautés intégrant le label « French Tech », cette année, aux côtés d’Alger, d’Istanbul, de Chicago, de Munich et d’Atlanta, entre autres. Promouvant l’entrepreneuriat international et encourageant le développement d’écosystèmes favorables à la création d’entreprises, French Tech se compose désormais de 108 communautés, dont 13 capitales, 45 communautés en France et 63 de par le monde. Un label que Beyrouth n’avait pas réussi à obtenir en 2018, mais dont l’écosystème entrepreneurial n’a cessé de croître depuis, et ce malgré l’accumulation des crises depuis près de deux ans au Liban.

« C’est une bonne nouvelle pour notre écosystème, qui intègre ainsi un réseau international d’entrepreneurs au sein duquel les Libanais pourront promouvoir leurs entreprises et créer des liens à travers le monde », a expliqué Jihad Bitar, directeur de l’incubateur Smart-ESA et président d’un comité de groupement d’entrepreneurs de French Tech au Liban. Tremplin pour les jeunes pousses notamment, l’étiquette French Tech est une initiative française lancée en 2013 qui vise à permettre aux entrepreneurs et innovateurs internationaux de se développer et de s’internationaliser, tout en partageant leur expertise, et en entrant en relation avec les entrepreneurs et incubateurs d’autres pays.




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