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Le patriarche maronite Béchara Raï a une nouvelle fois exhorté dimanche les dirigeants à former un gouvernement de technocrates indépendants des partis politiques, estimant que sans cabinet toutes les déclarations concernant d'autres sujets, comme l'audit juricomptable ou la lutte contre la corruption, régulièrement brandis par le président de la République Michel Aoun "sont vaines".
Le chef de l'État libanais et son camp politique ont repris de plus belle ces dernières semaines leur campagne pour qu'un audit des comptes de la Banque du Liban (BDL) soit lancé rapidement. Il y a une dizaine de jours, M. Aoun avait consacré un discours entier à cette question, sans évoquer la crise gouvernementale dans laquelle s'enfonce le Liban depuis plus de huit mois, ce qui lui avait valu de nombreuses critiques de ses détracteurs. Dimanche dernier déjà, Mgr Raï avait déclaré que l'audit ne pouvait se tenir sans qu'il n'y ait un nouveau gouvernement.
Désigné le 22 octobre dernier, le Premier ministre Saad Hariri n'a toujours pas formé son équipe ministérielle, lui-même et le chef de l'État étant empêtrés dans des rivalités personnelles et un bras de fer autour de la nomination des ministres et du tiers de blocage que voudrait le camp aouniste.
"Nous ne pouvons plus accepter les pratiques de la classe politique et surtout des dirigeants au pouvoir, qui choisissent d'emprunter le chemin de l'effondrement et snobent les solutions qui sont à leur disposition en matière d'aides des pays donateurs, du Fonds monétaire international ou des pays arabes. A la place, ils préfèrent continuer à gaspiller et voir la contrebande se poursuivre aux frontières", a reproché le dignitaire maronite dans son homélie dominicale.
La pression des émissaires étrangers
"Le monde attend qu'un gouvernement soit formé et prenne des initiatives positives et de nombreux émissaires arabes et internationaux ont répété cela. Tous pressent nos dirigeants de mettre leurs querelles et ambitions personnelles de côté pour sauver le pays", a-t-il souligné, en allusion aux visites successives de responsables étrangers. Au cours des dernières semaines, le vice-secrétaire général de la Ligue arabe Houssam Zaki, le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri et le numéro trois de la diplomatie américaine David Hale ont rencontré les responsables libanais à Beyrouth afin de les presser de mettre sur pied un cabinet qui entamerait des réformes, condition sine qua non à l'octroi d'aides financières pour sortir le pays de la crise.
S'adressant aux responsables politiques, Béchara Raï a déclaré que si un gouvernement de technocrates non-partisans n'est pas formé, toutes leurs déclarations concernant "le sauvetage du pays, les réformes, la lutte contre la corruption, l'audit juricomptable, la stratégie de défense et la réconciliation nationale seront vaines". "Ne divertissez pas les citoyens avec d'autres sujets (que la mise sur pied du cabinet, ndlr)", a-t-il lancé. Mgr Raï a enfin appelé à "exclure" les groupes parlementaires du prochain cabinet, afin que celui-ci "ne soit pas comme un petit Parlement dans lequel toute reddition des comptes sera entravée" et à en "exclure également les différents partis, afin d'éviter les disputes internes qui entravent son bon fonctionnement".


POUR QUI PARMI LES PAUVRES CITOYENS QUI ESPERENT ENCORE, LA VERITE EST "adieu veau, cache, cochon, couvée" faudra attendre au moins 10 ans avant que le pays ne COMMENCE a recouvrer sa sante- LE HIC EST QUE CES ASSASSINS KELLON FONT DE TOUT POUR ELOIGNER LA DATE QUAND IL FAUDRA COMMENCER CE DECOMPTE.
10 h 21, le 19 avril 2021