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Société - Santé publique

Les CHU exhortent la BDL d’acélérer ses prises en charge

Les six centres hospitaliers universitaires au Liban (Hôtel-Dieu, Saint-Georges, LAU-Rizk, AUH, Mont-Liban, Notre-Dame des Secours-USEK)

ont publié hier un communiqué conjoint dans lequel ils réclament au ministère de la Santé, à la Banque du Liban et aux banques commerciales de faire en sorte que les opérations chirurgicales « froides » et la lutte contre la pandémie, qui nécessitent des fournitures en équipement ou en médicaments importés, ne soient pas retardées, voire entravées, par des procédures bancaires inopportunes, compte tenu de la crise économique et de l’état d’urgence sanitaire en cours.

Voici les principales dispositions de ce communiqué.

« La pénurie croissante de fournitures médicales et de médicaments dans les hôpitaux, en raison de la pandémie, provoque la diminution en nombre des admissions froides et les limite aux cas urgents. Or, les prix des fournitures et des équipements médicaux ont commencé à devenir incontrôlables, contrairement à ce qui était fondamentalement convenu. En effet, certains agents ont commencé à exiger le prix de leurs fournitures en dollars américains, et certains d’entre eux exigent même que 15 % de ce prix soit réglé en dollars réels (frais), exigeant même parfois le paiement en monnaie forte de la totalité du prix de certains équipements, du fait que certains fournisseurs ont cessé d’opérer en raison de l’accumulation de transactions antérieures, impayées à leur égard par la BDL.

Toutefois, les hôpitaux ne sont pas en mesure de demander aux patients la différence de prix (…) et ne peuvent non plus continuer à supporter eux-mêmes la différence des coûts des travaux médicaux et chirurgicaux, tels que le cathéter du cœur, l’expansion artérielle par ballonnet, les opérations à cœur ouvert et autres ; ils ne sont pas en mesure non plus de supporter le coût d’une séance de dialyse (…) sachant que le patient a besoin en moyenne de 13 séances par mois, ce qui signifie que le surcoût mensuel varie entre un million et un million et trois cent mille livres pour chaque patient, ce qui, à raison de 100 patients, équivaut à plus de 1,5 milliard de livres par an.

De ce fait, des dispositions doivent être prises afin que les hôpitaux reçoivent des médicaments, des fournitures et du matériel médical en temps opportun et avec les mécanismes de paiement convenus. »

Ainsi, les hôpitaux réclament : l’accélération du mécanisme de prise en charge des fournitures médicales par la Banque du Liban ; la prise en charge des fournitures médicales pour le traitement du Covid-19, notamment l’équipement de protection individuelle PPE, les stérilisateurs médicaux pour salles d’opérations, d’isolement, d’urgence et autres, l’équipement de concentrateurs d’oxygène pour les patients contaminés au coronavirus, sachant que les fournisseurs de ces derniers articles s’abstiennent de soumettre leurs transactions à la Banque centrale en raison de l’accumulation des transactions antérieures impayées.

Les hôpitaux réclament en outre la mise en œuvre d’un soutien complet pour toutes les dialyses, permettant aux centres de traitement de continuer à fournir leurs services aux personnes atteintes de maladies chroniques.

En ce qui concerne le coronavirus, les hôpitaux soulignent qu’un lit simple coûte environ 100 000 dollars, ce qui permet de juger du coût d’un lit d’urgence avec ses divers équipements médicaux et auxiliaires, ainsi que la main-d’œuvre infirmière qui l’accompagne.


Les six centres hospitaliers universitaires au Liban (Hôtel-Dieu, Saint-Georges, LAU-Rizk, AUH, Mont-Liban, Notre-Dame des Secours-USEK)
ont publié hier un communiqué conjoint dans lequel ils réclament au ministère de la Santé, à la Banque du Liban et aux banques commerciales de faire en sorte que les opérations chirurgicales « froides » et la lutte contre la pandémie, qui...

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