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Politique - Formation du gouvernement libanais

Les obstacles sont "nombreux mais surmontables", estime Salim Jreissati

"Attendre que soit formé un nouveau gouvernement capable de sauver le pays, en présence de la majorité actuelle au pouvoir, c'est comme attendre de verts pâturages au milieu d'un désert", affirme Samir Geagea.

Les obstacles sont

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, recevant l'ancien ministre Salim Jreissati à Bkerké, le 31 décembre 2020. Photo ANI

Salim Jreissati, ancien ministre de la Justice et conseiller du chef de l'Etat libanais Michel Aoun, a affirmé jeudi que les obstacles rencontrés par les dirigeants chargés de la formation du gouvernement "sont nombreux mais surmontables", alors que le président Aoun et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, ne parviennent pas à mettre sur pied le nouveau cabinet, attendu depuis août.

Le siège patriarcal est "une référence nationale dans tous les sens du terme", a déclaré Salim Jreissati à l'issue d'une entrevue avec le patriarche maronite Mgr Béchara Raï à Bkerké. Il a souligné que le patriarche et la présidence sont "sur la même longueur d'onde en ce qui concerne le salut du Liban" et qu'il n'avait perçu "aucune discordance" entre leurs points de vue à ce sujet. 

En ce qui concerne le gouvernement, l'ancien ministre a souligné que les "obstacles sont nombreux mais qu'ils restent surmontables, avec un peu de bonne volonté de la part des personnes chargées" de cette mission. "Les personnes qui ont la solution en main savent qu'il est possible de former des gouvernements" malgré les difficultés, a-t-il ajouté. Et de souligner que la seule issue "se trouve dans la Constitution et est le vivre-ensemble, c'est-à-dire la participation efficace de tous à la mise en place des autorités". 

"Attendre de verts pâturages au milieu d'un désert"

Pour sa part, le leader maronite Samir Geagea, opposant du président Aoun, a estimé qu'"attendre que soit formé un nouveau gouvernement capable de sauver le pays, en présence de la majorité actuelle au pouvoir, c'est comme attendre de verts pâturages au milieu d'un désert dans lequel il n'a jamais plu". Le chef des Forces libanaises (FL) a par ailleurs réitéré, lors d'une réunion avec des membres de son parti à Maarab, son appel à des élections législatives anticipées qui sont, selon lui, "le seul moyen de sortir de la crise". 

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Près de cinq mois après la démission du Premier ministre Hassane Diab, le 10 août dernier, dans la foulée de la gigantesque explosion du 4 août au port de Beyrouth, le Liban ne s'est toujours pas doté d'un nouveau gouvernement. Le cabinet sortant est chargé de la gestion des affaires courantes, alors que le pays est englué dans une série de crises socio-économique, politique, financière et sanitaire. Lors de sa désignation comme Premier ministre, le 22 octobre, Saad Hariri s'était engagé à former un cabinet de spécialistes indépendants. Mais il se heurte aux revendications des différentes formations politiques concernant la distribution des portefeuilles. Il lui est notamment reproché par le chef de l'Etat et le parti qu'a fondé ce dernier (le Courant patriotique libre, CPL) d'avoir promis au tandem chiite Amal-Hezbollah de pouvoir nommer leurs ministrables mais de refuser ce droit aux autres parties. Pour tenter de sortir de l'embourbement des tractations, le patriarche maronite avait lancé il y a deux semaines une initiative et rencontré dans ce cadre le chef de l'Etat, le Premier ministre désigné et une série de responsables, mais, alors que l'optimisme prévalait avant Noël, il était retombé aussi rapidement, ce qui avait valu aux dirigeants une nouvelle salve de reproches de la part du chef de l'Eglise maronite. Les négociations sont depuis retombées au point mort, Saad Hariri étant actuellement à l'étranger. 


Salim Jreissati, ancien ministre de la Justice et conseiller du chef de l'Etat libanais Michel Aoun, a affirmé jeudi que les obstacles rencontrés par les dirigeants chargés de la formation du gouvernement "sont nombreux mais surmontables", alors que le président Aoun et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, ne parviennent pas à mettre sur pied le nouveau cabinet, attendu depuis août....

commentaires (8)

L'Etat au Liban est en déliquescence, résultat d'une classe politique au pouvoir assez mauvaise, et sur de longues années.

Esber

18 h 12, le 01 janvier 2021

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Commentaires (8)

  • L'Etat au Liban est en déliquescence, résultat d'une classe politique au pouvoir assez mauvaise, et sur de longues années.

    Esber

    18 h 12, le 01 janvier 2021

  • "... Les obstacles sont "nombreux mais surmontables", estime Salim Jreissati ..." - Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi l’avis de ce monsieur est important? Non? C’est bien ce qui me semblait... Bonne année à tous

    Gros Gnon

    22 h 08, le 31 décembre 2020

  • Sur l’oasis Liban, il a toujours plu des tonnes et des tonnes de mannes et de cailles. Malheureusement, cela a été uniquement au profit des accapareurs, des corrompus et des voleurs tout azimut. Le Libanais lambda n’a jamais vu le goût des uns et la couleur des autres. Tombés du ciel, ils sont partis directement dans les poches des usurpateurs des pouvoirs publics. Ce sera ainsi pour toujours, il est inutile que le Président français répande ses flacons de Chanel numéro 5 dans ce souk d’oignons et d’ails. Bonne année 2021 !

    Honneur et Patrie

    19 h 48, le 31 décembre 2020

  • mais dans quel monde on vit , un président de la république qui mange à sa faim, laissant des centaines des libanais crevés de faim, un premier ministre qui abandonne le navire, il a les moyens, un ex ministre qui déclare que le navire n a pas coulé encore on peut le récuperer des chefs des partis communautaires inquiets pour leurs parts de gateau, ils pensent tous que on peut reprendre les memes et recommencer et que la communauté internationale viendra en aide aux libanais arreter de rever le Liban est perdu ,arreter de faire semblant du contraire et si le iban est perdu c est à cause pas seulement de la classe dirigeante mais aussi à cause des libanais qui s attachent à ces politiques mafieux.

    youssef barada

    17 h 23, le 31 décembre 2020

  • Il s'attache à la Constitution pour continuer à faire obstacle à un gouvernement de salut national. Il est porte-parole d'autres instances.

    Esber

    15 h 36, le 31 décembre 2020

  • Monseigneur Raï a un visage très expressif, qui nous laisse deviner déjà sur la photo s'il apprécie la performance politique de son interlocuteur ou pas. L'autre jour, avec le Président Hariri, on avait eu l'impression qu'il avait retrouvé l'enfant prodigue (parabole de l'évangile de Saint-Luc: l'enfant qui part avec l'héritage et revient sans le sou mais son paternel content de le retrouver). Sur cette photo avec SJ, il est resté un peu énigmatique avec un biais, je dirais plutôt négatif mais pas sûr !

    MGMTR

    14 h 36, le 31 décembre 2020

  • ACCORD PARFAIT ENTRE LE PATRIARCHE ET JREISSATI....YA CHIRSITNA CHOU SIRNA MABHOULINE ? RAÏ EST CONVAINCU, HARIRI CONVAINCU AUSSI QU'IL VA RÉUSSIR, BICIL EL ZIR MIN EL BIIIR.

    Gebran Eid

    13 h 55, le 31 décembre 2020

  • Jreissati, Aoun, Hariri, Geagea, Berri, Hezb, Joumblatt, ....des termes qui ne veulent rien dire autre que désastre pour le pays... Ce genre d'article n'est en fait qu'un glaive qu'on enfonce encore plus loin dans les corps des libanais, dans le corp de la Patrie et dans le corp de la morale! Un assassinat pénible et cruel qui dure trop lomgtemp....

    Wlek Sanferlou

    13 h 34, le 31 décembre 2020

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