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Grand angle

Les employées de maison : ces témoins silencieuses du Liban qui vacille

Les employées de maison ont durant de longues années côtoyé au plus près les fragilités libanaises, témoins d’un modèle en décrépitude dont elles ont vécu les limites avant l’heure.

Les employées de maison : ces témoins silencieuses du Liban qui vacille

Après deux mauvaises expériences dans des familles, Saru travaille désormais à son compte en tant que femme de ménage. Photo João Sousa

Un avion en provenance de Beyrouth s’apprête à se poser sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. À bord de l’appareil, une cinquantaine de femmes de tout âge entonnent l’hymne national camerounais et pleurent à chaudes larmes. Elles rentrent chez elles après des mois de lutte pour s’échapper du bourbier libanais, victimes collatérales d’un pays en phase terminale.

Passée l’euphorie de la thaoura, le pays s’enlise dans une grave crise économique et voit tout un système s’ébranler. Les plus vulnérables, déjà précaires, sont menacés et n’ont personne vers qui se tourner. Des milliers d’employées de maison sont jetées à la rue par leurs patrons qui n’ont plus les moyens de les payer. Parce qu’elle est rémunérée en dollars – près de 75 % des foyers libanais paieraient 300$ ou moins par mois leur employée, selon l’ONG Kafa –, cette main-d’œuvre apparaît désormais comme un luxe pour les familles libanaises.

À travers leur regard, l’on peut lire l’histoire d’un pays aux multiples travers qui se délite, l’effondrement d’un modèle dont le travail domestique a été l’un des nombreux piliers. Beaucoup parmi les employées de maison sentaient déjà que quelque chose ne tournait pas rond, que ce système dont le trop-plein et le superflu ont longtemps compté parmi les aspects les plus frappants finirait par exploser au visage de tous. « Cette crise allait arriver tôt ou tard. Dans une famille de cinq enfants, chacun a son propre véhicule. Est-ce vraiment nécessaire ? » observe Pauline*.

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Après sept mois de lutte et trois semaines à faire le pied de grue jour et nuit devant l’ambassade du Cameroun, cette mère de famille a pu rentrer chez elle grâce à un laissez-passer, abandonnant son passeport aux mains de ses anciens employeurs. Mais d’autres femmes au Liban depuis plusieurs années continuent de serrer les dents en espérant que la situation s’améliore. Plus de 250 000 travailleurs migrants sont enregistrés dans le pays, pour la plupart originaires d’Éthiopie, des Philippines, du Népal, du Bangladesh ou du Sri Lanka, mais les départs liés à la crise en 2020 n’ont pas été répertoriés de manière officielle. Les images de dizaines de migrantes agglutinées devant leurs ambassades ces derniers mois témoignent toutefois de l’ampleur du phénomène.


Myriam est arrivée au Liban il y a presque 30 ans. Photo João Sousa


Thaoura, thaoura

Lorsque des dizaines de milliers de Libanais descendent dans les rues du pays en octobre 2019, Myriam, une Philippine de 49 ans travaillant à son compte, ne résiste pas à la tentation de se joindre au mouvement. Alors, en sortant tous les soirs de chez son employeur situé tout près du Ring, elle marche en direction de la place des Martyrs en criant « Thaoura, thaoura. » Certains la dévisagent, jugeant peut-être qu’elle n’est pas à sa place. D’autres lui sourient, fiers qu’elle participe au mouvement à leurs côtés. « Avec la thaoura, davantage de Libanais ont commencé à comprendre notre lutte contre la kafala », dit-elle, en référence au système de parrainage qui lie la venue et la présence des travailleurs migrants sur le territoire à des sponsors locaux – le plus souvent leurs employeurs – et encadre cette relation d’une véritable subordination. Comme sa collègue, Pauline comprend les raisons derrière le déclenchement de la révolte. Mais n’y voit pas forcément motif à sauter le pas ou faire cause commune avec les manifestants. Elle qui ne travaillait plus à plein-temps a vu ses heures de ménage, à l’instar de ses économies, se réduire comme peau de chagrin. Tout juste de quoi régler la pièce où elle s’entassait avec quatre autres migrantes. C’est en 2011 qu'elle avait quitté mari et enfants pour un pays qu’elle ne connaissait pas, où on lui promettait contre ménages un salaire mensuel de 200$ par mois, soit 40 % de plus que le salaire moyen au Cameroun. « On m’a dit : tu verras, tu seras respectée, tu pourras parler à tes enfants, tu seras nourrie et blanchie, et puis tu pourras enfin changer la vie des tiens. ». À son arrivée, Pauline, comme d’autres travailleuses migrantes venues d’Afrique ou d’Asie, a rapidement compris dans quoi elle avait mis les pieds, mais a fini par accepter les règles d’un jeu à somme nulle à défaut de mieux. Jusqu’au jour où on ne l'a plus payée.

Avant l’effondrement du système, Saru, une travailleuse à son propre compte d’origine népalaise, s’offrait quelques vêtements et bijoux en ligne. Un petit plaisir qu’elle a abandonné. Cela fait douze mois qu’elle ne parvient plus à envoyer de l’argent à sa famille au Népal. Alors, pour continuer à couvrir les frais d’université des petits, son vieux père a remis son casque de chantier et trime jour et nuit. Saru parvient à s’en sortir en faisant le ménage chez une humanitaire japonaise qui vit à Gemmayzé. « Il n’y a que les expatriés qui te traitent bien au Liban. Elle est très généreuse et ne veut pas que je me fatigue trop », raconte Saru. L’ambassade du Népal est aux abonnés absents. Seuls une quarantaine de leurs ressortissants ont pu rentrer au pays en septembre.

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Les Philippines ont en revanche pris en charge le rapatriement de leurs expatriés. Myriam, qui a la chance d’être payée en dollars en tant que nourrice dans une famille européenne, voit des amies partir chaque semaine. « Notre ambassade nous aide et fait du bon travail. C’est un privilège pour les Philippins sans papiers ici. Haram les autres communautés », lance-t-elle. À cause de l’inflation, des patrons autrefois généreux n’hésitent pas à contrôler la consommation personnelle de leurs employées. « Des madames disent à mes amies : “Oh, doucement sur le riz” ou “Tu devrais arrêter le Nescafé” », dit-elle.


Pauline est rentrée au Cameroun le mois dernier à cause de la crise libanaise. Photo João Sousa


Solidarité

Le confinement en raison de l’épidémie de coronavirus sert aussi de prétexte à certains pour priver encore davantage leur employée de liberté. « On leur dit qu’elles n’ont pas le droit de sortir, alors que les patrons continuent à recevoir à dîner, à voir des amis. Quelle hypocrisie », fustige Myriam. « Le coronavirus sévit partout dans le monde, mais le Liban réunit quand même tous les problèmes de la terre », lâche Saru.

Au sein des associations d’aide aux migrants, les appels et les messages de détresse se sont multipliés ces derniers mois. Des centaines d’entre eux sont chassés de leur logement ou n’ont plus de quoi s’acheter une rabta de pain. Ceux qui, comme Myriam, n’ont pas été ébranlés par la situation viennent en aide aux plus pauvres en distribuant des vivres. Comme à ses dizaines d’ouvriers indiens employés illégaux d’une usine, livrés à eux-mêmes sans avoir de quoi manger. « On a même aidé le mois dernier des familles syriennes et irakiennes », raconte-t-elle. Des situations trop souvent dramatiques, comme celle de cette Philippine mariée à un Libanais emprisonné à Roumieh, qui n’a plus les moyens d’acheter du lait pour leur bébé.

À l’instar de Myriam, beaucoup de migrantes au Liban trouvent dans l’engagement un véritable moyen d’émancipation dans un environnement généralement méprisant, voire hostile. Cette presque quinquagénaire milite depuis 2007 pour les droits des travailleuses domestiques et participe à la mise en œuvre d’espaces de sociabilité et de détente pour elles à travers les rencontres du dimanche, les virées à la mer ou les excursions en montagne. Et depuis 2017, elle bataille avec ferveur au sein de l’Alliance pour les travailleurs domestiques au Liban (The Alliance of Migrant Domestic Workers in Lebanon). « Je suis tellement fière de moi parce que je peux me défendre. Je veux être la voix des sans-voix, en particulier de celles qui sont enfermées », affirme Myriam. Aux côtés d’autres organisations, l’aliance a fourni un soutien précieux à toutes celles qui se sont retrouvées livrées à elles-mêmes durant cette dernière année, dépourvues de travail ici et interdites de retour au pays faute d’argent.

Ce n’est pas comme en Arabie saoudite

Les difficultés vécues par une grande partie des employées de maison ne sont pas nées avec la crise, mais ont été exacerbées par celle-ci. Durant des années, ces femmes ont partagé l’intimité de familles, côtoyé au plus près leurs employeurs sans que la familiarité ne prenne réellement le pas sur la distance sociale. Le foyer a souvent été synonyme de contradiction puisqu’on n’y est jamais réellement chez soi. Et pourtant, malgré cela, s’est tissé au fil du temps et dans certains cas un véritable lien affectif au Liban, à sa cuisine et à ses quartiers où l’on se retrouve les week-ends entre amies pour respirer un peu. Myriam garde précieusement chez elle, dans des boîtes, 27 ans de souvenirs. « Avec mes copines, on sortait tous les dimanches, on prenait plein de photos que nous faisions développer », dit-elle en évoquant cette époque où internet et les smartphones n’existaient pas.

Saru se faufile à travers les ruelles bondées de Bourj Hammoud où elle habite depuis quelques années. « Ces derniers mois, il y a de plus en plus d’enfants mendiants, ça me crève le cœur. Ça pourrait être les miens », lâche-t-elle. Depuis qu’elle a posé sa valise à Beyrouth en 2009, elle n’a plus revu son fils et sa fille âgés de 19 et 16 ans, restés au Népal chez leurs grands-parents. C’est pour eux qu’elle « (se) tue à la tâche », pour qu’ils ne connaissent pas le même sort qu’elle. Lorsqu’on lui a fait miroiter un job de femme de ménage au Liban, cette jeune divorcée de 37 ans a sauté le pas sans hésiter. « Tu verras, là-bas, ce n’est pas comme en Arabie saoudite, on respecte vraiment les étrangers », lui avait-on dit. « Tu parles… J’ai rapidement compris que le Liban était devenu ma prison », confie-t-elle. Avec la kafala, presque tous les aspects de la vie des employées dépendent du bon vouloir des patrons. En septembre pourtant, l'ancienne ministre du Travail, Lamia Yammine, avait présenté un nouveau contrat qui promettait d’améliorer un tant soit peu les conditions de travail des travailleurs migrants dans le pays, avec notamment l’obtention du salaire minimum national ainsi que le droit de démissionner sans le consentement de l’employeur. Mais la proposition s’est heurtée à une levée de boucliers emmenée par le syndicat des propriétaires d’agence de recrutement, et le projet est aujourd’hui renvoyé aux calendes grecques, suspendu par le Conseil d’État.

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Même dans les foyers les plus « ouverts », octroyer un jour de congé par semaine à son employé(e) n’est pas toujours une évidence. « Mais elle ira où ? » « Elle ne connaît personne » ou, pire, « Elle risque d’en profiter pour s’enfuir » sont des raisonnements communs chez les employeurs. Le quota horaire de travail aussi est très souvent bafoué. « Certains Libanais ne nous voient pas comme des êtres humains et pensent que puisqu’on est pauvres, on est corvéables à merci. Huit heures de travail comme mentionné dans le contrat ? La madame m’a dit : mais c’est du pipeau, c’est juste un bout de papier », raconte Saru.

Pauline, elle, a compris d’emblée en lisant le document que sa vie « ne (lui) appartenait plus ». Les travailleuses domestiques entrent dans les foyers libanais comme on entre au couvent. « Ton employeur décide de tout, même de l’heure à laquelle tu peux te laver. Pendant trois ans, je n’ai pas eu droit à un téléphone portable, le monsieur m’emmenait une fois par mois appeler mes enfants à la cabine téléphonique. Une fois par mois ! Et il me houspillait pour que je me dépêche », raconte la jeune Camerounaise. Dans un pays où l’image renvoyée aux autres compte beaucoup, engager une femme pour faire tourner la maisonnée a longtemps été un gage de réussite et de statut social. Même lorsque l’on n’a pas les moyens de l’accueillir dans de bonnes conditions. « Ils me faisaient dormir sur le balcon parce qu’ils avaient une petite maison », raconte Pauline au sujet de son premier employeur.

Huis clos et violence

Derrière les volets, la violence peut être prégnante, parfois spectaculaire, parfois plus sournoise. Lorsqu’elle débarque au pays du Cèdre, Myriam a 18 ans et s’installe dans une famille dans le quartier de Mar Élias. Pour un motif aussi futile que celui d’avoir répondu au téléphone, les coups commencent à pleuvoir. « Un jour, j’étais debout dans la cuisine, et la madame et son fils m’ont tiré les cheveux et giflée pour cela », se souvient-elle. Une « faute grave », selon la chef de famille. Ce sont parfois des insultes qui sont jetées au visage des employées, comme si la barrière de la langue pouvait amortir le choc. « La patronne utilisait des mots horribles contre moi. Je ne connaissais pas l’arabe, mais je pouvais comprendre les expressions de son visage », raconte Saru dont l’une des amies expliquera plus tard le sens de ce langage fleuri qui ciblait expressément ses parents. Il faut aussi compter avec un racisme solidement ancré dans les mœurs. Dans le cadre d’un premier contrat d’une durée de trois ans, Pauline devait s’occuper d’une fillette particulièrement difficile dont les deux parents travaillaient. « Elle avait l’âge de ma cadette, quatre ou cinq ans, me traitait de nègre, me disait que j’étais moche et me crachait dessus en public », raconte-t-elle, écœurée.

Parce qu’elles n’avaient pas le choix, ces femmes se sont souvent tues. Témoins silencieuses, et parfois sourire en coin, de conversations entre quatre murs, de coutumes et de manières de faire qui ne leur plaisent pas toujours et de ce laisser-aller propre au foyer. De petites histoires qu’elles consignent dans leur tête et ressortent pour faire rire les copines. « La fille de mon boss marchait sans soutif, devant ses parents parfois. Et même en culotte. Ça me choquait à l’époque. Je rigolais trop », se souvient malicieusement Saru. Des histoires, parfois beaucoup moins légères, elle en a à la pelle. Comme ce jour où son patron lui a fait des avances. « Le boss m’a dit que je lui plaisais, il essayait de me toucher, alors que j’avais le même âge que sa cadette. Il me disait “Tu es très pauvre, tu dois faire tout ce que je veux” », dit-elle avec dégoût. Ou encore cette compétition implicite avec la patronne pour entrer dans les bonnes grâces des bambins. « Ses enfants m’aimaient beaucoup, ils attendaient que je leur dise “Good night”. C’était leur rituel. Leur mère n’arrivait pas à les endormir. Ça la rendait jalouse. » Dans le cocon familial, les hommes sont aux abonnés absents. « On travaille en intérieur, et l’intérieur tombe toujours sous la coupe de la madame. L’homme s’en fiche, tant que vous lui faites à manger, il n’ont aucun problème », s’amuse Myriam.

Le 4 août, Saru est sortie de l’appartement de Gemmayzé quelques minutes avant la seconde explosion. Sa patronne s’était heureusement envolée la veille pour la Japon et n’a pu constater les dégâts matériels que plus d’un mois et demi plus tard. Très éprouvée tout au long des derniers mois, Pauline confie avoir senti que quelque chose de grave allait clôturer cette année maudite. Au moment du drame, elle venait à peine de quitter le Forum de Beyrouth pour rentrer chez elle à Bourj Hammoud. L’appartement est détruit et plusieurs amies sont blessées. Pendant plusieurs jours, elle ne dort pas, sursautant à la moindre porte qui claque. « Je m’attendais à une guerre, mais vivre cette explosion m’a traumatisée comme jamais », dit-elle la gorge serrée.

* Le prénom a été changé


Un avion en provenance de Beyrouth s’apprête à se poser sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. À bord de l’appareil, une cinquantaine de femmes de tout âge entonnent l’hymne national camerounais et pleurent à chaudes larmes. Elles rentrent chez elles après des mois de lutte pour s’échapper du bourbier libanais, victimes collatérales d’un pays en...

commentaires (5)

Yay! Je te dis pas. Au Liban on est devenu comme vous en Eurrope. Ya3ni, on ne peut plus se perrmettrre une bonne à la maison. C’est le prrogrrès...

Gros Gnon

12 h 53, le 07 décembre 2020

Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • Yay! Je te dis pas. Au Liban on est devenu comme vous en Eurrope. Ya3ni, on ne peut plus se perrmettrre une bonne à la maison. C’est le prrogrrès...

    Gros Gnon

    12 h 53, le 07 décembre 2020

  • Merci pour cet excellent papier qui fait ressortir les aspects sombres de la mentalité d'une partie des Libanais : racisme, esclavage, déni des Droits de l'Homme, séquestration, complexe de supériorité, ... Alors que ce ne sont que des moins que rien.

    Robert Malek

    21 h 00, le 01 décembre 2020

  • Hélas, cela n'est guère nouveau... et perdure depuis des lustres... Malheureusement, cette attitude que je n'hésiterai pas à qualifier de raciste est présente chez bon nombre de mes concitoyens. Les exemples de maltraitance foisonnent et je pourrai en citer des dizaines. Liban 2020 à l'aube du 2021 vit encore, sous cet angle, dans sa période d'esclavage. Déchéance d'une nation qui se veut le «phare» de la région... Et ce n'est hélas que le moindre des soucis actuels de cette nation mise à genoux par les forces politiques. La revitalisation de la société libanaise doit passer par l'épreuve de purification à tous niveaux, dont celle de se débarrasser de l'esclavage. Partout dans le monde s'élève des voix contre le «racisme systémique»... Les libanais ne font nullement défaut à ce chapitre, et se doivent de se questionner profondément, se remettre en question, réviser leurs valeurs intrinsèques. Alors se relèvera le Liban, alors il renaîtra de ses cendres. Lutte politique OUI, lutte économique OUI, mais également lutte des valeurs, OUI et OUI, et de notre moralité collective comme société OUI.

    Christian Samman

    13 h 22, le 01 décembre 2020

  • Vu de France, cet aspect de la société libanaise étonne. Ici, même dans les milieux aisés, se faire servir à table par exemple est considéré comme un comportement moyenâgeux. Les hommes se flattent plutôt de participer aux taches ménagères.

    Michau François

    11 h 12, le 01 décembre 2020

  • Bientôt les femmes libanaises seront contraintes d’aller travailler dans des familles à l’étranger pour ramener des devises et soutenir leurs enfants. Elles comprendront alors...

    Gros Gnon

    01 h 42, le 01 décembre 2020