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Politique - Diplomatie

Guterres redoute l’impact de « l’instabilité » socio-économique sur la sécurité au Liban

Le Conseil de sécurité planchera aujourd’hui sur le rapport du secrétaire général de l’ONU au sujet de l’application de la résolution 1701.

Guterres redoute l’impact de « l’instabilité » socio-économique sur la sécurité au Liban

Un soldat de la Finul à bord d’un char, le long de la frontière entre le Liban et Israël, le 26 août. Mahmoud Zayyat/AFP

« L’instabilité socio-économique et politique » qui sévit au Liban préoccupe le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, dans la mesure où elle risque selon lui d’« ébranler la situation sécuritaire déjà fragile dans le pays ». Antonio Guterres, qui a soumis au Conseil de sécurité son rapport trimestriel au sujet de l’application de la résolution 1701, appelle ainsi à la formation rapide d’un gouvernement capable d’entreprendre les réformes exigées par la communauté internationale. Il se dit également inquiet de ce que « la Finul n’a toujours pas été en mesure d’accéder aux sites situés au nord de la ligne bleue » dans le cadre des enquêtes qu’elle est supposée mener sur les tunnels traversant cette frontière technique avec Israël, conformément à la résolution 2539 en vertu de laquelle le mandat de la force internationale avait été prolongé d’un an, en août dernier.

Tous ces points seront examinés aujourd’hui par le Conseil de sécurité durant les consultations qu’il tiendra à huis clos à New York, et au cours desquelles il devra également entendre les exposés du coordonnateur spécial pour le Liban, Jan Kubis, et du secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, sur la situation au Liban.

Bien que le rapport d’Antonio Guterres porte en priorité sur une évaluation de la mise en vigueur de la résolution 1701, qui appelle à la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah, sommé de ne pas avoir de présence militaire au nord du Litani, il reste qu’il aborde également la situation générale au Liban sous l’angle de son impact sur la sécurité.

M. Guterres rappelle ainsi que « plus d’un an après le soulèvement populaire (du 17 octobre 2019), la mise en œuvre des réformes requises par la population reste gelée », avant d’« exhorter » toutes les forces politiques à faciliter la formation rapide d’un gouvernement capable d’entreprendre les changements nécessaires pour mettre le pays sur la voie du redressement. À cet égard, il « appelle les acteurs politiques et financiers à converger autour d’un plan économique qui protégerait les plus vulnérables et faciliterait la reprise des discussions avec le FMI ». Des mesures d’autant plus nécessaires que le Liban « souffre des effets d’une détérioration de la situation financière et humanitaire poussant les Libanais à l’émigration, souvent de manière irrégulière par voie maritime ». Il insiste sur « les défis politique, socio-économique et financier préexistants », lesquels ont été « aggravés par les effets de la tragédie du port de Beyrouth survenue le 4 août, et par la propagation croissante du Covid-19 ».

Antonio Guterres estime cependant que « cette tragédie nationale peut être un catalyseur de changement positif », en référence à la double explosion de nitrate d’ammonium au port.

Le secrétaire général de l’ONU « réitère ses plus sincères condoléances » aux familles des victimes et « réaffirme la nécessité d’une enquête impartiale, approfondie et transparente pour déterminer les responsabilités et aider à éviter que de telles tragédies ne se reproduisent ». Il se dit « reconnaissant du soutien et de la solidarité unanimes de la communauté internationale en faveur d’un redressement de Beyrouth ».

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« La tragédie du port de Beyrouth a augmenté le taux du chômage qui était de 30 % en juin, avec plus de 150 000 travailleurs qui ont perdu leur emploi temporairement ou définitivement », ajoute-t-il, avant de rappeler l’assistance onusienne fournie à Beyrouth, « notamment pour le nettoyage des débris et l’aide, conformément à la résolution 2539 adoptée le 28 août pour renouveler le mandat de la force internationale ».

Violations et accès aux sites

Concernant la mission de la Finul, le secrétaire général de l’ONU constate que « sa zone d’opérations est demeurée globalement stable, malgré deux violations de la cessation des hostilités » qu’il juge préoccupantes. « La poursuite des violations quotidiennes de l’espace aérien libanais par l’aviation israélienne, auxquelles celle-ci se livre notamment pour mener des frappes en Syrie, demeure très préoccupante », avertit-il, en réitérant son appel à Israël pour cesser ses violations et accélérer le retrait de ses forces de la partie nord de Ghajar et de la partie adjacente au nord de la ligne bleue.

M. Guterres exprime sa « préoccupation parce que la Finul n’a pas été en mesure d’accéder, conformément à la résolution 2539, à certains emplacements situés au nord de la ligne bleue, dans le cadre de ses enquêtes sur les tunnels qui la traversent et les sites de Green Without Border », une ONG qui servirait de couverture au Hezbollah.

« Les autorités libanaises doivent faciliter sa mission en donnant accès à ces lieux à des fins préventives. La liberté de mouvement de la Finul dans sa zone d’opérations reste cruciale », estime-t-il, en relevant que « l’une des principales priorités du Conseil est de protéger l’intégrité du mandat de la Finul et de lui donner les moyens de s’acquitter de ses tâches ».

Comme dans chaque rapport, Antonio Guterres relève « les violations permanentes » de la 1701 et demande « instamment au gouvernement libanais de prendre des mesures nécessaires pour veiller à la pleine application des accords de Taëf et des résolutions 1559 et 1680 concernant le désarmement de tous les groupes armés ». Il demande aussi au gouvernement « d’appliquer la politique de distanciation du Liban, conformément à la déclaration de Baabda ».


« L’instabilité socio-économique et politique » qui sévit au Liban préoccupe le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, dans la mesure où elle risque selon lui d’« ébranler la situation sécuritaire déjà fragile dans le pays ». Antonio Guterres, qui a soumis au Conseil de sécurité son rapport trimestriel au sujet de l’application de la...

commentaires (3)

Nous avons deux voyous , le Hezbollah et les sionistes???

Eleni Caridopoulou

16 h 48, le 16 novembre 2020

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Commentaires (3)

  • Nous avons deux voyous , le Hezbollah et les sionistes???

    Eleni Caridopoulou

    16 h 48, le 16 novembre 2020

  • AOUN NOUS DIT AUJOURD,HUI QUE LA PRESENCE CHRETIENNE EST IMPORTANTE POUR LE MOYEN ORIENT. QUI NOUS LE DIT ? CELUI QUI DEVENANT LE PARAVENT CHRETIEN AVEC SON CPL DES MERCENAIRES IRANIENS ADVERSAIRES DES ARABES ET NON CHRETIENS A CONDAMNE ET CONDAMNE TOUJOURS LES CHRETIENS LIBANAIS AVANT TOUT ET CEUX DES PAYS DE LA REGION A L,EXODE.

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    15 h 10, le 16 novembre 2020

  • On est à la merci de voyous sans freins.

    Esber

    11 h 33, le 16 novembre 2020

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