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Nos Lecteurs ont la Parole

Beyrouth ma ville martyrisée

4 août 2020, un cataclysme vint poignarder en plein cœur notre capitale. Un crime contre l’humanité impardonnable dévastant presque toute notre ville déjà fragilisée par l’atermoiement de nos dirigeants corrompus face à une crise économique frôlant le désastre. Le port de Beyrouth, un des poumons de notre économie, fut détruit par l’explosion de plusieurs tonnes d’ammonitrate entreposées illégalement sans aucun contrôle strict censé être fait par nos autorités.

Cette explosion, qualifiée presque d’atomique vu les dégâts qu’elle a causés, était à prévoir par nos responsables n’ignorant guère le danger imminent qui nous guettait, mais préférant jouer à la politique de l’autruche. Leur comportement impardonnable a eu raison des destructions massives de notre ville entraînant des morts et des blessés innocents.

À quel but ces matières explosives et mortelles étaient-elles destinées? Accidentel ou pas, tôt ou tard, la vérité sur ce génocide éclatera au grand jour, comme les précédents. Le monde entier doit comprendre que notre pays n’est ni à vendre ni à acheter et qu’il n’est pas une arène pour servir de règlement de comptes qui ne nous concerne point. Par conséquent, et afin de nous protéger, nous devons nous déconnecter des situations troubles qui nous entourent, à condition que nous puissions réaliser une vraie unité nationale, loin de toute influence confessionnelle et sectaire, en nous penchant uniquement sur la sauvegarde de notre nation.

Aujourd’hui, je fais partie des miraculés de cette catastrophe provoquée par des mains humaines. De ma terrasse où j’avais l’habitude d’admirer la mer et le port, de mon quartier vibrant de vie et d’entrain, le soir tombé, la gorge serrée, je ne vois à présent que des immeubles et des tours calcinés, plongés dans le noir sans âme qui y vive.

Ô Beyrouth, ma ville natale, retrouve ton sourire et ta joie de vivre, nous te redresserons avec force et détermination face à tes ennemis mesquins qui ne réussiront guère à te défigurer. Nous ne t’abandonnerons jamais.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


4 août 2020, un cataclysme vint poignarder en plein cœur notre capitale. Un crime contre l’humanité impardonnable dévastant presque toute notre ville déjà fragilisée par l’atermoiement de nos dirigeants corrompus face à une crise économique frôlant le désastre. Le port de Beyrouth, un des poumons de notre économie, fut détruit par l’explosion de plusieurs tonnes...

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