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Société - Liban

Vibrants hommages aux victimes, un mois après les explosions de Beyrouth

Dans la capitale, les cloches des églises ont sonné le glas et les mosquées ont diffusé des appels à la prière, tandis que dans tout le pays, une minute de silence a été observée. 

Vibrants hommages aux victimes, un mois après les explosions de Beyrouth

Des personnes participant à une cérémonie en hommage aux victimes des explosions du port de Beyrouth, le 4 septembre 2020. Photo Joao SOUSA

Un mois jour pour jour après la catastrophe qui a ravagé la capitale libanaise, plusieurs hommages ont été rendus aux victimes des explosions du 4 août, qui ont dévasté en quelques secondes des pans entiers de la capitale libanaise et fait plus de 190 morts. Des cérémonies qui ont eu toutes eu lieu à partir de 18h07, heure de la déflagration.

A Beyrouth, une veille de prière symbolique, rassemblant les familles des victimes et des dignitaires des différentes communautés religieuses du Liban, a été organisée devant le port de Beyrouth, au niveau de la statue des émigrés. Les dignitaires religieux et personnes prenant la parole lors de cet hommage ont appelé à la solidarité entre tous les Libanais  Des camions de pompiers, présents sur les lieux en hommage aux dix soldats du feu ayant perdu la vie dans le port, ont fait retentir leurs sirènes après le respect par les participants à cette cérémonie d'une minute de silence. 

Des photos des pompiers décédés lors des explosions de Beyrouth, affichée sur un camion, lors d'une cérémonie en hommage aux victimes, le 4 septembre 2020. Photo Joao SOUSA

A la fin de la minute de silence, des participants, certains brandissant des potences, ont scandé des slogans de la révolution et insulté le président de la République, Michel Aoun, selon notre journaliste sur place, Matthieu Karam. Le chef de l'Etat est accusé d'être responsable des explosions en n'ordonnant pas que les matières chimiques ayant explosé dans le port soient évacuées, alors qu'il était au courant de leur présence. 

Dans la soirée, des milliers de bougies colorées formant le drapeau du Liban ont été allumées devant le port. 

Des bougies représentant le drapeau libanais, installées devant le port de Beyrouth, le 4 septembre 2020. Photo Joao SOUSA

Cérémonie dans le port
De son côté, l'armée a organisé, devant les silos de blé, dans l'enceinte du port, une cérémonie, présidée par son commandant en chef, le général Joseph Aoun, au cours de laquelle une minute de silence a été observée. Des proches des victimes, des représentants de la Croix Rouge libanaise et de plusieurs organisations civiles participant aux opérations de déblayage et de restauration dans les quartiers dévastés étaient également présents étaient également présents à cette cérémonie. Le général Aoun a allumé, au cours de cet hommage, un flambeau à la mémoire des personnes décédées, installé sur le site de l'explosion. 

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Dans la capitale, les cloches des églises ont sonné le glas et les mosquées ont diffusé des appels à la prière à l'heure précise à laquelle la double explosion a eu lieu. La circulation s'est arrêtée à cet instant dans les environs du port.

Une messe, à laquelle a participé le chef de l'Etat, a par ailleurs été organisée dans la chapelle du palais de Baabda. Il y a deux jours le pape François avait appelé les croyants du monde entier à "une journée universelle de prière et de jeûne pour le Liban". 

Plus de 190 personnes sont décédées et plus de 6.500 ont été blessées lors des explosions du 4 août. Plusieurs personnes restent par ailleurs portées disparues. La déflagration a été provoquée, selon les explications officielles, par un incendie dans le hangar 12 du port, dans lequel étaient stockées, depuis 2014 et sans aucune mesure de précaution, 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium. 

Un mois jour pour jour après la catastrophe qui a ravagé la capitale libanaise, plusieurs hommages ont été rendus aux victimes des explosions du 4 août, qui ont dévasté en quelques secondes des pans entiers de la capitale libanaise et fait plus de 190 morts. Des cérémonies qui ont eu toutes eu lieu à partir de 18h07, heure de la déflagration. A Beyrouth, une veille de prière...

commentaires (7)

La question des 5 jours pour faire la lumière sur la tragédie du 4 août, prouve une fois de plus si besoin était, la totale incompétence pour rester poli, de nos dirigeants qui ne savent que balancer des paroles en l’air ... l’ex premier technocrate a prouvé son insipidité dans tous les domaines. Espérons que le PM désigné soit un peu plus intelligent, plus courageux et surtout plus indépendant des forces politiques. Sinon son sort ne sera pas meilleur que celui de son prédécesseur

Lecteur excédé par la censure

20 h 55, le 04 septembre 2020

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Commentaires (7)

  • La question des 5 jours pour faire la lumière sur la tragédie du 4 août, prouve une fois de plus si besoin était, la totale incompétence pour rester poli, de nos dirigeants qui ne savent que balancer des paroles en l’air ... l’ex premier technocrate a prouvé son insipidité dans tous les domaines. Espérons que le PM désigné soit un peu plus intelligent, plus courageux et surtout plus indépendant des forces politiques. Sinon son sort ne sera pas meilleur que celui de son prédécesseur

    Lecteur excédé par la censure

    20 h 55, le 04 septembre 2020

  • Beyrouth peut disparaître, le Liban peut brûler et ils resteront de marbre. Rien ne peut les émouvoir et rien ne pourra les empêcher de continuer le même cirque : vol, chapardage et lutte intestine pour garder le pouvoir et par conséquent se protéger des poursuites à leur encontre.

    mokpo

    20 h 33, le 04 septembre 2020

  • - NOM DU RECEPTIONNAIRE/ PROPRIETAIRE EFFECTIF DU NITRATE, BIEN QUE CONNU DE TOUS. - QUESTION TOUJOURS SANS REPONSE. - IL N,Y AVAIT PLUS 2750 TONNES QUI ONT EXPLOSE. QUI Y PUISAIT DE TEMPS EN TEMPS ET POUR QUELLES RAISONS ?

    MON CLAIR MOT A GEAGEA CENSURE

    20 h 26, le 04 septembre 2020

  • Une minute se silence c'est bien mais il est indispensable de décréter une minute de parole et qu'elle soit imposée aux 400 personnalités qui savaient des choses et qui préfèrent le silence. Le peuple et surtout les victimes ont le droit de savoir ! le temps qui passe est favorable à l'oubli et à la minimisation de cette catastrophe.

    Shou fi

    19 h 55, le 04 septembre 2020

  • Seul les FL peuvent nous sortir de cette impasse ni macron ni personne d’autres ....

    Bery tus

    19 h 48, le 04 septembre 2020

  • Ou sont passer les 5 jours ??!?!

    Bery tus

    19 h 43, le 04 septembre 2020

  • Un mois après les explosions de Beyrouth rien de palpable on est tous déçus de nos responsables .

    Antoine Sabbagha

    19 h 25, le 04 septembre 2020

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