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Explosions de Beyrouth

Raï parle de "crime contre l'humanité" et réclame une enquête internationale

Le métropolite de Beyrouth déplore que "les dirigeants restent assis sur leur trône pendant que le peuple subit toutes les catastrophes et souffre". 

Raï parle de

Le patriarche maronite Béchara Raï. Photo Dalati et Nohra

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a qualifié dimanche de "crime contre l'humanité" les explosions du 4 août dans le port de Beyrouth, appelant à une enquête internationale sur les "causes obscures" de cette catastrophe qui a fait 158 morts, selon un dernier bilan toujours provisoire, et dévasté plusieurs quartiers de la capitale. 

"Les explosions dans le port de Beyrouth sont une catastrophe qui a secoué le monde entier", a déclaré le cardinal dans son homélie dominicale. Qualifiant l'explosion de "crime contre l'humanité", il a appelé au lancement d'une enquête internationale sur les "causes obscures" de ce drame, et notamment les raisons pour lesquelles 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium étaient stockées dans un hangar du port. Mgr Raï a encore réclamé que tous les responsables de ce "massacre" soient traduits en justice.

Le dignitaire a par ailleurs salué "du fond du cœur" toutes les organisations, associations et personnes qui se sont mobilisées pour venir en aide aux sinistrés et déblayer les rues de la capitale. Ces "jeunes de la révolution civilisée sont le futur prometteur du Liban", a-t-il affirmé alors que, sur le terrain, des centaines de personnes s'activaient encore dimanche matin dans les rues de la ville. Il a également salué l'initiative lancée par le président français, Emmanuel Macron, et le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui ont invité à une conférence internationale de donateurs cet après-midi, afin de soutenir le Liban en mobilisant des aides à la reconstruction, des vivres, du matériel médical et un soutien à l'éducation. 

D'un point de vue politique, le chef de l'Église maronite a réclamé "des décisions courageuses" de la part des dirigeants. "La démission d'un député par-ci et d'un ministre par-là ne suffit pas", a-t-il lancé. Invitant les responsables à faire preuve d'empathie avec les Libanais, il a appelé le gouvernement à démissionner "s'il n'est pas capable d'assurer la renaissance du pays". Il a aussi réclamé le départ du Parlement, "devenu incapable de faire son travail", souhaitant des élections législatives anticipées.

"Le peuple subit toutes les catastrophes"
De son côté, le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi, a estimé que "dans tout pays qui se respecte, les responsables qui ne parviennent pas à accomplir leur devoir ou font preuve d'un manquement quelconque démissionnent". Il a déploré que "les dirigeants restent assis sur leur trône pendant que le peuple subit toutes les catastrophes et souffre". "Les dirigeants sont responsables. Où étaient-ils lorsque des matières explosives ont été stockées dans le port, au cœur-même de la capitale ? Où sont-ils, ceux qui ont blessé le peuple, nos enfants, nos espoirs pour le futur ?", a-t-il encore lancé.

Samedi, alors qu'une immense manifestation avait lieu dans le centre-ville de Beyrouth, marquée par de violents affrontements entre les contestataires et les forces de l'ordre, M. Diab a annoncé qu'il allait proposer la tenue d'élections législatives anticipées pour sortir de la crise "structurelle" du pays.

Depuis mardi, six députés ont démissionné au cours des derniers jours : Marwan Hamadé, membre du groupe parlementaire joumblattiste, Samy Gemayel, Nadim Gemayel et Elias Hankache, du parti chrétien Kataëb, Paula Yacoubian, seule députée issue de la société civile et Neemat Frem, député indépendant.



Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a qualifié dimanche de "crime contre l'humanité" les explosions du 4 août dans le port de Beyrouth, appelant à une enquête internationale sur les "causes obscures" de cette catastrophe qui a fait 158 morts, selon un dernier bilan toujours provisoire, et dévasté plusieurs quartiers de la capitale. 

"Les explosions dans le port de...

commentaires (7)

Haut de page . Depuis la nuit des temps, les religieux ont tout fait pour prendre le pouvoir. Les Aztèques, les pharaons, les phéniciens, les religieux ont manigancé contre et pour le pouvoir en place. Et depuis l’indépendance du Liban tous nos religieux sans exception ont divisé les Libanais, chacun prêchant pour sa paroisse ou sa mosquée etc. … manipulant tel ou tel homme politique sans tenir compte de l’intérêt du pays ni de la demande du peuple Ou étaient donc Mgr Raï , Mgr Elias Audi , Hassan Nasrallah et les autres pendant ces années de misères ? Où est donc Hassane Nasrallah ? existe-t-il vraiment ou est-ce une légende comme le Père Noël? Qui a vu ce monsieur ne serait ce de passage dans la rue ? On l’aperçoit dans la petite lucarne entrain de pointer du doigt le monde comme le père fouettard. Est-il vraiment religieux ? Tout ce beau monde ont-ils été juste une fois auprès du peuple pour comprendre son mal-être ? là, soudainement ils nous rappellent à leur bon souvenir ! Ce Sont les mêmes religieux qui s’érigent maintenant en juges, donneurs de leçons, et demandent des comptes aux dirigeants sentant le moment venu pour sortir de leurs tanières afin de récolter ce que le peuple obtiendra en risquant sa vie et la destruction du pays. Honte à vous qui êtes supposés être au service du citoyen Libanais quelle que soit sa religion. Occupez-vous de leurs Âmes de leurs détresses et ne vous occupez pas de la politique. la suite a été publié avant le haut de page .

Le Point du Jour.

18 h 08, le 10 août 2020

Tous les commentaires

Commentaires (7)

  • Haut de page . Depuis la nuit des temps, les religieux ont tout fait pour prendre le pouvoir. Les Aztèques, les pharaons, les phéniciens, les religieux ont manigancé contre et pour le pouvoir en place. Et depuis l’indépendance du Liban tous nos religieux sans exception ont divisé les Libanais, chacun prêchant pour sa paroisse ou sa mosquée etc. … manipulant tel ou tel homme politique sans tenir compte de l’intérêt du pays ni de la demande du peuple Ou étaient donc Mgr Raï , Mgr Elias Audi , Hassan Nasrallah et les autres pendant ces années de misères ? Où est donc Hassane Nasrallah ? existe-t-il vraiment ou est-ce une légende comme le Père Noël? Qui a vu ce monsieur ne serait ce de passage dans la rue ? On l’aperçoit dans la petite lucarne entrain de pointer du doigt le monde comme le père fouettard. Est-il vraiment religieux ? Tout ce beau monde ont-ils été juste une fois auprès du peuple pour comprendre son mal-être ? là, soudainement ils nous rappellent à leur bon souvenir ! Ce Sont les mêmes religieux qui s’érigent maintenant en juges, donneurs de leçons, et demandent des comptes aux dirigeants sentant le moment venu pour sortir de leurs tanières afin de récolter ce que le peuple obtiendra en risquant sa vie et la destruction du pays. Honte à vous qui êtes supposés être au service du citoyen Libanais quelle que soit sa religion. Occupez-vous de leurs Âmes de leurs détresses et ne vous occupez pas de la politique. la suite a été publié avant le haut de page .

    Le Point du Jour.

    18 h 08, le 10 août 2020

  • suite et fin . De quel droit vous demandez ou refusez un tribunal international ? De quel droit vous demandez des comptes à telle ou telle personne ? C’est à la justice et seulement à la justice qui peut et doit demander des comptes pour juger. Retirez-vous dans vos lieux de culte et arrêtez de manipuler les Libanais comme vous l’avez fait jusqu’à ce jour. Nous ne voulons plus ce régime confessionnel qui vous a permis de vous immiscer partout et de souffler sur la braise . La France a séparé l’Eglise de l’Etat ! La religion est personnelle et l’Etat et à tout le monde. a bon entendeur Salut !

    Le Point du Jour.

    17 h 52, le 10 août 2020

  • Le Patriarche Rahi et Monseigneur Audé ont raison, comme la très grande majorité du peuple libanais : toute la classe politique au pouvoir et dans l'opposition, doit être remplacée.

    Tony BASSILA

    01 h 16, le 10 août 2020

  • Si quelqu'un refuse une enquête transparente, c'est qu'il a quelque chose à cacher.

    Yves Prevost

    20 h 15, le 09 août 2020

  • Mais Mgr Raï, qu’attendez-vous pour appeler un chat un chat? Des semaines que vous tournez autour du pot. Votre alliance avec le président l’absout-elle de toute responsabilité dans cette tragédie? Vous seriez plus crédible si vous dénonciez son maintien au pouvoir, fût-il maronite.

    Marionet

    16 h 14, le 09 août 2020

  • Comment Michel Aoun, d'un côté, a-t-il le pouvoir et la volonté de refuser une enquête internationale à l'aide de motifs ridicules comme: "...une enquête internationale dans l'affaire du port vise à diluer la vérité..."...et de l'autre l'indécence d'affirmer ne pas posséder les prérogatives pour décider l'évacuation des 2750 tonnes de nitrate d'ammonium...? Chef de l'Etat...dites-vous ? Irène Saïd

    Irene Said

    16 h 10, le 09 août 2020

  • Michel Aoun, a indiqué hier avoir été informé le 20 juillet de la présence de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur du port de Beyrouth. Il a également indiqué n'avoir pas pu faire évacuer cette cargaison, ne possédant pas les prérogatives pour décider !!!! On cauchemarde là, quel pourrait être son pouvoir décisionnel ? Donc sa présence à la tète de l'état est symbolique et caractérisée par une lenteur intellectuelle qui le rend inapte à la fonction, avec ,normalement, les pouvoirs qui lui sont attribués, il suffisait d'une signature..

    c...

    14 h 42, le 09 août 2020