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Covid-19

Panique à Zahlé, des patients testés positifs au coronavirus étaient en fait négatifs

Panique à Zahlé, des patients testés positifs au coronavirus étaient en fait négatifs

Les secouristes de la Croix-Rouge libanaise à Zahlé. Photo DR

La ville de Zahlé émerge de plusieurs jours de grande inquiétude liée à des craintes de transmission du coronavirus au sein de sa population, plus particulièrement parmi des secouristes de la Croix-Rouge libanaise. Des craintes qui se sont révélées infondées, vu que les résultats des tests PCR, d’abord positifs, se sont en fait avérés négatifs. Cette affaire intervient dans un contexte de forte hausse des contaminations quotidiennes au Covid-19 au Liban accompagnée d’une hausse du nombre de décès, laissant craindre une perte de contrôle de la situation sanitaire.

C’est dans ce contexte que le 26 juillet, la CRL avait annoncé la contamination au coronavirus de 17 de ses secouristes dans son centre, à Zahlé. L’information a semé la panique, d’autant que, depuis le début de la pandémie, les bénévoles de l’institution transportent vers les hôpitaux les personnes atteintes et les cas suspects qui nécessitent d’être testés. La CRL avait alors affirmé que les secouristes contaminés avaient tous été mis en quarantaine dans un même lieu. Mais deux jours plus tard, de nouveaux tests de dépistage effectués ont révélé que les résultats des premiers étaient erronés : les seconds tests des 14 secouristes ont, en effet, tous été négatifs.

Le député de Zahlé, Michel Daher, explique à L’Orient-Le Jour comment l’erreur a été détectée. « Ma fille a été testée positive à l’hôpital gouvernemental Élias Hraoui où elle a effectué un test de dépistage au coronavirus, affirme-t-il. Il en est de même pour le député Georges Okaïss qui s’est plié au test dans cet hôpital, à l’occasion d’un dîner à Jdita. Et après eux, 17 secouristes de la CRL ont été testés positifs, toujours à l’hôpital gouvernemental de Zahlé. »

Désireux de se tranquilliser sur l’état de santé de sa fille, M. Daher a préféré qu’elle se fasse tester de nouveau au Centre médical de l’hôpital américain de Beyrouth (AUBMC). « Le nouveau test était négatif. J’ai alors eu des doutes », souligne le député, qui contacte alors son confrère, le député Georges Okaïss, l’invitant à se refaire tester. Ce dernier s’exécute et découvre qu’il est également négatif. C’est alors que M. Daher informe la CRL.

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Une équipe médicale opérant à l’Aéroport international de Beyrouth est aussitôt dépêchée auprès de la CRL pour tester une nouvelle fois les secouristes dont les premiers tests étaient positifs. « Quatorze d’entre eux ne sont pas porteurs du virus. Seul un secouriste est atteint et deux autres sont légèrement positifs », révèle M. Daher.

Peu après, le médecin responsable du laboratoire de l’hôpital gouvernemental Élias Hraoui de Zahlé était arrêté sur ordre du parquet près la cour d’appel. Michel Daher rappelle qu’il avait lui-même offert ce laboratoire à la ville de Zahlé, pour un montant de 50 000 dollars, afin de permettre aux habitants de la capitale de la Békaa d’accéder aux tests médicaux sans avoir besoin de parcourir de longues distances. L’aile a été inaugurée, le 18 avril dernier, en présence du ministre de la Santé, Hamad Hassan. « Nous réalisons que les résultats de ces tests ne sont pas fiables. Nous suivons l’affaire de près », conclut M. Daher.

Réaction tardive
Comment expliquer un résultat faux positif ? Jacques Mokhbat, spécialiste en maladies infectieuses, explique à L’OLJ que « lors de la mise en route de la polymérisation en chaîne, une malencontreuse contamination d’un tubule (petit tube, NDLR) négatif par un tubule positif peut survenir ». La polymérisation est un procédé par lequel certains gènes du virus sont répliqués, ce qui permet de le détecter.

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« Un résultat faux positif peut aussi être dû à une réaction de polymérisation qui survient tard, ajoute le Dr Mokhbat. Dans un PCR, on effectue 45 cycles de polymérisation. Si on arrive à détecter le gène répliqué assez tôt, par exemple vers le vingtième cycle, le résultat est très probablement positif. Si la détection survient tard, par exemple à partir du 35e cycle, le résultat peut être considéré comme un faux positif. Par ailleurs, si le kit utilisé n’est pas spécifique au SARS-CoV-2, on peut détecter lors d’un PCR un autre virus qui a un gène commun avec le coronavirus, ce qui donne lieu également à un résultat faux positif. »

Pour le Dr Mokhbat, « il est important d’observer un isolement, même en cas de résultat faux positif, et de s’assurer que le second test n’est pas un faux négatif ». « Si le premier test est clairement positif, c’est-à-dire que la réaction est survenue tôt, nous tendons à accepter ce résultat et à rejeter le second, même s’il est négatif. »



La ville de Zahlé émerge de plusieurs jours de grande inquiétude liée à des craintes de transmission du coronavirus au sein de sa population, plus particulièrement parmi des secouristes de la Croix-Rouge libanaise. Des craintes qui se sont révélées infondées, vu que les résultats des tests PCR, d’abord positifs, se sont en fait avérés négatifs. Cette affaire intervient dans un...

commentaires (6)

Ce serait risible s'il ne s'agissait de Santé Publique. Finalement, lesquels des résultats des 2 ensembles de tests faudrait-il prendre en considération : Ceux qui inquiètent ou ceux qui rassurent ? C'est quand même malheureux d'en arriver là.

Illico Presto

17 h 18, le 30 juillet 2020

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Commentaires (6)

  • Ce serait risible s'il ne s'agissait de Santé Publique. Finalement, lesquels des résultats des 2 ensembles de tests faudrait-il prendre en considération : Ceux qui inquiètent ou ceux qui rassurent ? C'est quand même malheureux d'en arriver là.

    Illico Presto

    17 h 18, le 30 juillet 2020

  • desole de deroger a la charte peut etre mais ce que disent les commentaires DEVRAIT AVOIR ETE DIT DANS VOTRE JOURNAL AVANT DE DECLARER "UN MEDECIN ARRETE" D'AUTRE PART SI CELA EST VRAI, IL EST DU DEVOIR D'UN JOURNAL DE DENONCER LE NOM ET LES "AMIS " DE CET INDIVIDU QUI L'ON COUVERT SEULE LA VERITE ET LA TRANSPARENCE MERITE D'ETRE DANS VOTRE JOURNAL QUE LISENT DE TRES NOMBREUX LIBANAIS RESIDANT AU LIBAN OU A L'ETRANGER ET QUI ADORENT LE LIBAN ENCORE merci de ne pas censurer

    LA VERITE

    11 h 41, le 30 juillet 2020

  • Rectification. Un médecin a été traíné aux interrogations mais il s agit d un honnete homme qui n a rien a voir avec la magouille de l imposteur technicien de labo neveu de....... qui lit les PCR lui meme (essai randomisé en double aveugle!!!) . scandale en effet je reinsiste. Falsification de diplomes, ignorance et manque de competence, chercher bien qui doit etre mis derriere les barreaux

    Claudine EL KHOURY

    10 h 35, le 30 juillet 2020

  • Non non il ne s agit pas d un medecin qui a ete arrete! Mais d un usurpateur a l origine technicien de laboratoire qui a falsifie ses diplomes pour obtenir la position de medecin responsable de laboratoire testant le COVID a l hopital gouvernemental durant la pandemie. Priere de demander qui est son oncle maternel ...... un scandale...qu ils vont surement camoufler encore

    Claudine EL KHOURY

    10 h 27, le 30 juillet 2020

  • Le docteur responsable a été arrêté??? La justice est vraiment au point dans ce pays On arrete pour une erreur due à une contamination d’un tube totalement involontaire mais les amis des politiciens qui trafiquent la viande et les poissons pourris pour changer la date et les vendent au publique ou les réexportent sont encore libre BRAVO mais la prochaine fois arrêter aussi le directeur d’un hôpital qu’on ne réveille pas de son sommeil pour faire entrer un gosse en urgence et qui décède a cause de cela LA VÉRITÉ DANS CE PAYS IL Y AURA TOUJOURS LES INTOUCHABLES ET LE PETIT OU GRAND PEUPLE QUI SUBIT UNE JUSTICE DONT LES PERMUTATIONS REQUISES RESTENT DANS LE FOND DU TIROIR

    LA VERITE

    09 h 49, le 30 juillet 2020

  • C.EST UN DRAME. ON SE DEMANDE SI PARTOUT CE N,EST PAS LA MEME CHOSE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    08 h 21, le 30 juillet 2020