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Panorama

Autopsie du naufrage libanais

Crises financière, politique, économique, culturelle, écologique : c’est l’effondrement d’un château de cartes que l’on a voulu voir, malgré toutes ses fragilités et tous ses défauts, comme un bateau insubmersible.

Autopsie du naufrage libanais

Un manifestant agitant un drapeau libanais et faisant le signe de la victoire devant un barrage de pneus enflammés, à Beyrouth. Archives AFP

Quelle terrible impression que d’assister, depuis les premières loges, à l’effondrement d’un pays. Nous avions beau savoir que nous allions heurter le mur de plein fouet, que le choc allait être d’une violence inouïe et qu’il ne resterait à la fin plus grand-chose du Liban d’après-guerre, les sentiments que ces événements suscitent lorsqu’ils surviennent ne sont pas moins puissants pour autant. Quoi que l’on se dise, on n’est jamais vraiment préparé pour le pire.

Un Liban est en train de mourir sous nos yeux sans que nous ne puissions plus rien y faire. La population s’appauvrit. Le pays va être déclassé. Les écoles sont en danger. Les entreprises ferment. Les jeunes, qui le peuvent, s’en vont. Le mode de vie « à la libanaise » est menacé, comme il ne l’avait jamais été auparavant, même pendant la guerre.

Ce à quoi nous assistons, en cette année du centenaire du Grand Liban, n’est pas une simple crise économique, ni une énième débâcle politique : c’est l’effondrement d’un château de cartes que l’on a voulu voir, malgré toutes ses fragilités et tous ses défauts, comme un bateau insubmersible.

Quand tout s’écroule, on cherche les coupables. Chacun a sa théorie, en fonction de ses croyances politiques. Le Hezbollah, coupable d’avoir voulu s’affranchir des règles de l’État tout en prenant ce même État en otage en fonction de ses intérêts. Le « haririsme », coupable d’avoir promu une vision néolibérale de l’État et de n’avoir pas rompu avec la tradition clientéliste. La classe politique dans son ensemble, coupable de s’être servie de l’État à défaut de le servir. Le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, coupable d’avoir alimenté un gouffre financier tout en continuant à claironner à qui voulait l’entendre que « tout va très bien, Madame la Marquise ». Les banques, coupables de s’être enrichies en finançant un État complètement dysfonctionnel.

Tous sont responsables de la situation actuelle, bien qu’à des degrés différents. Y compris la population, ou au moins une partie d’entre elle. Ce sont des Libanais qui ont élu, par conviction et/ou par intérêt, les mêmes hommes politiques depuis des décennies, sans jamais demander des comptes. Ce sont aussi des Libanais, pas forcément les mêmes, qui ont voulu vivre au-dessus de leurs moyens, qui ont fait de la possession matérielle le seul critère de distinction sociale, qui trouvaient normal de profiter de taux d’intérêt au moins quatre à cinq fois plus élevés que dans les autres pays. Ce sont encore des Libanais qui ont profité, quand ils le pouvaient, à la fois de l’absence de l’État et du clientélisme, qui ont privilégié la logique communautaire à l’esprit national, qui ont participé à la destruction du paysage et à la foire au bétonnage.

L’idée ici n’est pas de mettre tout le monde dans le même sac ou de jeter le bébé avec l’eau du bain. Juste de rappeler que la faillite est collective. Soit nous avons participé à la destruction politique, économique, culturelle et écologique du pays du Cèdre, soit nous n’avons pas fait assez pour l’éviter. Mais nous nous sommes globalement laissé bercer par l’illusion qu’un pays pouvait fonctionner sans État, qu’une économie pouvait tenir bon sans rien produire, qu’une société pouvait tout accepter pour préserver la paix civile. La « résilience » libanaise justifiait tout : c’était l’argument idoine pour tous ceux qui ne voulaient rien changer et pour tous ceux qui considéraient que rien ne pouvait être changé.

D’une certaine manière, ils n’avaient pas tort. C’est presque miraculeux que le Liban ait résisté aussi longtemps, même si on peut répondre à l’inverse que la facture en sera d’autant plus douloureuse.

Confédération clanique
Quel pays au monde peut tenir sur ses deux pieds en ayant à affronter autant de déficiences structurelles et de défis conjoncturels ? Il est bien présomptueux de vouloir être la Suisse du Moyen-Orient quand la raison communautaire l’emporte sur l’esprit national, quand nos voisins sont la Syrie de Bachar el-Assad et l’État israélien de Benjamin Netanyahu, et que le pays est pris en otage, avec le consentement de la victime, par les bras de fer régionaux entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Mais la débâcle libanaise est avant tout le résultat de nos propres erreurs. Le naufrage libanais mérite une autopsie tant il est riche en enseignements à ne pas reproduire. Les exemples sont nombreux, mais trois d’entre eux méritent une attention particulière.

Billet

Roulette russe

Première ineptie : un pouvoir politique incontournable et pourtant sans pouvoir. Ce qu’on appelle la classe politique a les mains partout – dans la justice, dans l’administration, dans le secteur bancaire, dans les médias, etc. – et est néanmoins dans l’incapacité de prendre une décision fondamentale concernant la politique du pays. Le consensualisme sur le plus petit dénominateur commun est le seul mode de gouvernance qu’elle connaisse. Il en résulte des négociations interminables sur des sujets mineurs et des blocages qui deviennent des tabous sur des enjeux majeurs. À raison, la rue reproche à cette classe politique d’être corrompue et incompétente. Mais le véritable problème est encore plus profond. Si le Liban a été pendant des années incapable de définir clairement sa politique étrangère ou sa politique économique, ce n’est pas en raison de l’incompétence ou de la corruption de sa classe dirigeante, mais d’un modèle de gouvernance où tout le monde a officiellement le pouvoir, ce qui aboutit à ce que personne ne l’ait véritablement. Au moins depuis l’assassinat de Rafic Hariri, aucun homme politique libanais ne dispose d’une assise assez solide pour prendre une décision majeure engageant tout le pays. Chacun tente d’orienter l’embarcation, mais personne n’est en mesure de tenir le gouvernail. Les politiciens ont lutté, et continuent de le faire, pour sauver ce modèle, officiellement pour préserver la paix civile, en réalité car c’est le seul qui puisse leur permettre d’assurer leur survie. Ils ne sont que des chefs de clan qui se servent de l’État pour nourrir leur communauté et/ou leur région, et qui transforment le Liban en une confédération clanique sans autre projet commun que celui de se partager le gâteau.

Deuxième ineptie : la présence d’une milice financée, formée et armée par l’étranger au sein d’un État censé, pour le moins, faire de la distanciation le pilier de sa politique étrangère dans un environnement régional bouillonnant. Parce qu’il peut décider de la paix ou de la guerre indépendamment des intérêts du Liban, parce qu’il utilise, quand bon lui semble, la menace des armes pour orienter les décisions de l’État en sa faveur et pour s’abstraire des règles communes, parce qu’il est intervenu en Syrie au secours d’un régime qui n’a eu de cesse de piétiner le Liban, parce que son chef Hassan Nasrallah s’en prend violemment dans ses discours aux pays du Golfe dont l’économie libanaise dépend, le Hezbollah est le problème le plus fondamental et le plus difficile à résoudre pour le pays du Cèdre. Mais il sert aussi de paravent, d’excuse parfaite, à ses ennemis qui l’accusent de tous les maux en oubliant qu’ils font eux aussi partie du problème. La présence même de l’obligé iranien – s’il n’achève pas son processus de libanisation déjà entamé – est antinomique avec la constitution d’un nouveau Liban qui serait stable, prospère et fondé sur l’État de droit. Mais même si la question du Hezbollah était réglée – ce qui nécessite un bouleversement régional et une plus forte intégration des chiites libanais –, le Liban serait très loin d’être un havre de paix. Il resterait un pays failli et en constant déclin depuis des décennies.

Tout l’édifice s’effondre
Troisième ineptie : un modèle économique qui est à la fois sauvage et inefficace, qui s’appuie dans le même temps sur ce que le néolibéralisme a de pire et sur une logique clientéliste poussée à son paroxysme. Les services publics sont déficients, mais les dépenses publiques sont exorbitantes. Le pays ne produit presque rien et mise tout sur le tertiaire. Mais aucune politique sérieuse ne vient accompagner ce choix. Le Liban aurait pu être une destination touristique incontournable. Mais comment attirer les visiteurs avec des plages polluées, un environnement saccagé, une électricité qui n’est pas garantie, et tout cela sans pour autant être bon marché ?

Aucun modèle économique n’aurait fonctionné dans un tel environnement politique. Mais était-ce une raison pour que l’économique se mette au niveau de nullité de la politique ? Parce que la population était attachée à un certain mode de vie, le pays avait besoin d’une monnaie forte pour importer ses biens de consommation. Parce que les politiques ont utilisé l’argent public pour distribuer des rentes à leurs clients, il fallait trouver un moyen de financer tout le processus. Le secteur bancaire était la clé. Le secret bancaire et la facilité à convertir ses livres en devises rendaient le pays du Cèdre particulièrement attractif, notamment pour les Libanais de la diaspora, avec des taux d’intérêt plus élevés que la moyenne. Les nouveaux dépôts servaient à payer les intérêts promis aux anciens. Mais le système, plus que bancal, s’enraye à mesure que les dépenses publiques augmentent, que les aides extérieures se tarissent, que les réformes structurelles – l’électricité en tête – ne sont pas mises en œuvre et que les facteurs conjoncturels, particulièrement la guerre en Syrie, viennent ajouter leur grain de sel. Ensuite, c’est un cercle vicieux. Pour attirer de nouveaux déposants, il faut proposer des taux d’intérêt encore plus attractifs, ce qui conduit à tuer l’économie réelle et à creuser encore plus une dette déjà abyssale. La BDL a financé un État vampire. Les banques ont financé une BDL qui a aidé l’État à creuser sa tombe. Chacun y a trouvé son compte, du déposant jusqu’aux politiciens. Jusqu’à ce que tout l’édifice s’effondre.

Révolution contre eux-mêmes
La rue crie aujourd’hui sa colère, et celle-ci est plus légitime que jamais. Elle vient des tripes. Du ventre qui a faim et de l’esprit qui se sent atteint dans sa dignité. La révolution est en marche, mais le processus pourrait être très long. Le 17 octobre est une date fondatrice du nouveau Liban auquel la population aspire. C’est le jour où ce pays, dans toutes ses composantes, est devenu une nation. Le jour où son peuple a décidé que l’avenir importait plus que le passé.

Au bout de ce chemin révolutionnaire se trouve l’espoir de reconstruire un pays sur de nouvelles bases, à tous les niveaux. Mais cela requiert, dans un premier temps, d’accepter que le chemin risque d’être long et douloureux, et qu’il faudra mettre sur la table tous les sujets qui divisent pour inventer un nouveau contrat social. La classe politique ne fera rien et préférera couler avec le bateau qu’accepter de nouvelles règles qui la mettraient automatiquement hors jeu. La société, pour sa part, ne peut se contenter de conspuer la classe politique sans faire sa propre autocritique. C’est une révolution contre une part d’eux-mêmes que les Libanais doivent faire.

Une partie de la rue alimente aujourd’hui le fantasme d’un retour rapide de « l’argent volé » censé permettre de régler la situation. Le retour de ces sommes dans les caisses libanaises, si tant est qu’il advienne, devrait toutefois prendre des années, et rien n’indique qu’il suffirait à combler les trous abyssaux dans les comptes publics. Une partie de la classe politique alimente le fantasme d’une nouvelle aide extérieure. Mais aucun pays, d’autant plus après la crise du Covid-19, ne paraît intéressé à l’idée de sauver un Liban qui refuse de se sauver lui-même.

Le FMI est la seule voie, même si elle n’est pas réjouissante. Mais cela suppose en amont d’accepter la réalité du naufrage. La livre ne va pas revenir à sa valeur initiale. Une partie des dépôts risque de subir un haircut ou un bail-in. Les dépenses publiques devront être réduites, ce qui pourrait se traduire par une baisse des salaires au sein de la fonction publique ou même une coupe au sein des effectifs. Au meilleur des cas, le Liban va passer par plusieurs années pénibles avant de redresser la barre. Et ses problèmes fondamentaux, que ce soit le statut du Hezbollah, l’impossible gouvernance ou l’absence de contrat social autre que le clientélisme, ne seront pas forcément résolus pour autant. Au pire des cas, la crise va réveiller les réflexes communautaires et le spectre de la guerre civile. Et quelques années ne suffiront pas à entrevoir le bout du tunnel.


Quelle terrible impression que d’assister, depuis les premières loges, à l’effondrement d’un pays. Nous avions beau savoir que nous allions heurter le mur de plein fouet, que le choc allait être d’une violence inouïe et qu’il ne resterait à la fin plus grand-chose du Liban d’après-guerre, les sentiments que ces événements suscitent lorsqu’ils surviennent ne sont pas...

commentaires (38)

Beyrouth Février 1984. Malheureusement toujours d’actualité à quelques détails près.  PRIÈRE DU LIBAN Quel mal ai-je fait aux hommes Pour subir un tel destin? Quel mal ai-je fait aux hommes Pour que mon Peuple meure de leurs mains?   Pourquoi ma Terre doit-elle trembler Sous leurs obus meurtriers? Pourquoi ma Terre doit-elle saigner Pour assouvir leurs appétits guerriers?   Mes fils ont répandu la Prospérité Sur les chemins qu’ils ont sillonnés. Du Commerce, j’étais le pionnier, Les hommes ont vendu ma Paix!   J’étais Pays de Tolérance, Les hommes ont trafiqué la Liberté! Ils m’ont appelé ”Porte de l’Orient“ Et m’ont abandonné aux funestes courants!   Digne de Dieu qui l’a créé, Mon Cèdre a serti les prières, Des temples hébraïques Aux cathédrales ibériques!   Oh! Dieu, qui m’a voulu en ce coin de la Terre,                               Éloigne de moi cette misère Et ne me laisse pas succomber! Nicole Schouéri Abouhalka

Abouhalka Nicole

02 h 14, le 30 juin 2020

Tous les commentaires

Commentaires (38)

  • Beyrouth Février 1984. Malheureusement toujours d’actualité à quelques détails près.  PRIÈRE DU LIBAN Quel mal ai-je fait aux hommes Pour subir un tel destin? Quel mal ai-je fait aux hommes Pour que mon Peuple meure de leurs mains?   Pourquoi ma Terre doit-elle trembler Sous leurs obus meurtriers? Pourquoi ma Terre doit-elle saigner Pour assouvir leurs appétits guerriers?   Mes fils ont répandu la Prospérité Sur les chemins qu’ils ont sillonnés. Du Commerce, j’étais le pionnier, Les hommes ont vendu ma Paix!   J’étais Pays de Tolérance, Les hommes ont trafiqué la Liberté! Ils m’ont appelé ”Porte de l’Orient“ Et m’ont abandonné aux funestes courants!   Digne de Dieu qui l’a créé, Mon Cèdre a serti les prières, Des temples hébraïques Aux cathédrales ibériques!   Oh! Dieu, qui m’a voulu en ce coin de la Terre,                               Éloigne de moi cette misère Et ne me laisse pas succomber! Nicole Schouéri Abouhalka

    Abouhalka Nicole

    02 h 14, le 30 juin 2020

  • Chapeau Mr. Samrani, Mr. Gemayel en 1943 il fallait écouter la France et faire le Grand Liban

    Eleni Caridopoulou

    19 h 33, le 28 juin 2020

  • Analyse haut de gamme, où tout est bien dit!!! Les libanais revendiquent des droits, mais ils oublient de se souvenir de leurs obligations envers l'Etat qui, malheureusement inexistant parfois! En commençant par une instruction civique obligatoire à partir de l'école primaire, en mettant e application les statuts de la Constitution, entre autres, la création d'un Sénat, le Liban pourra prétendre se retrouver à flot!!! L'union fait la force! Sans union, pas de contestation ou révolte, car une révolution a besoin d'unification des rangs pour atteindre ses objectifs! La majorité silencieuse "d'autrefois" a péché par omission!! Et les conséquences ont abouti à des gouvernements catastrophiques!!! À mon humble avis, une opposition constructive mais ferme, qu'on pourrait appeler "17Octobre", serait d'une grande importance pour que le Liban retrouve sa place parmi les Etats-Nations!! Merci M. Samrani pour votre article supérieur en forme et en contenu!

    Zaarour Beatriz

    16 h 38, le 28 juin 2020

  • Une autopsy aussi douloureuse que réelle.. Merci M.Samrani

    Walid Jabri

    16 h 05, le 28 juin 2020

  • Excellente analyse qui en quelques paragraphes nous étale les scénarios possibles de la sortie de cette crise. Merci Mr Samrani

    Diran Avedian

    14 h 59, le 28 juin 2020

  • LA MARIKA D,AUJOURD,HUI NE PEUT PAS BIEN GERER SON BORDEL !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 46, le 28 juin 2020

  • Un bilan global, triste certes, mais impartial et réaliste... Rare! Merci Monsieur.

    TORIEL Raphael

    10 h 21, le 28 juin 2020

  • La seule épreuve qui sera déterminante pour la survie de l’unité du peuple libanais, ça sera celle des urnes. Les deux années qui nous restent à attendre les prochaines élections devront servir à faire ce travail de réflexion Et amener les libanais à choisir leurs leaders et c’est à partir de ce choix que l’on saura déjà de quel Liban on pourra parler. Le Pays traverse en ce moment sa période de purgatoire (Et il se peut qu’il y ait quelque chose de salvateur là dedans) et le peuple tient lui même les rênes de son destin, soit il choisit la voie du salut soit il bascule dans l’enfer. Gardons toutefois l’espoir que cette dure épreuve permettra aux libanais dans leur diversité de mettre plutôt l’accent sur les valeurs qui les rapprochent et non pas sur celles qui les désunissent.

    Haddad aimé

    08 h 40, le 28 juin 2020

  • bravo, j’aimerais lire votre une feuille de route.

    lila

    03 h 09, le 28 juin 2020

  • Du grand journalisme, en effet, même si le constat est dur et si vrai. L’optimisme des libanais ne suffit pas. Il faut qu’il soit fondé sur du courage, de la persévérance et de la conviction pour les générations à venir. La Canadienne

    De Chadarévian Simone

    23 h 42, le 27 juin 2020

  • Très bel article, clair, net et précis! Mais, maintenant, on va où docteur? A l'évidence, la base du problème reste les armes du Hezbollah, il faut qu'ils rendent leurs armes! Le second point est le confessionalisme qu'il faut éradiquer. La suite? Aide toi le ciel t'aidera!

    TrucMuche

    16 h 13, le 27 juin 2020

  • Bravo M. Samrani, un vrai de la vraie! Excellemment bien démontré... je suis curieux de voir/lire à propos des autres inepties. Lucide, clair, non pas alarmiste mais plutôt pragmatique... Le Grand Liban en son centenaire est mort, avons-nous le courage de scander Vive le Liban aujourd'hui?

    Christian Samman

    15 h 58, le 27 juin 2020

  • la crise va réveiller les réflexes communautaires et le spectre de la guerre civile. Et quelques années ne suffiront pas à entrevoir le bout du tunnel. ca va etre dur et douloureux. bravo par contre j aurai aimé entendre : pour voir le bout du tunnel il faut un pays LAIC c est la seule solution : la religion pour chaqu un mais un L iban pour tous . et encore bravo pour votre analyse

    youssef barada

    14 h 53, le 27 juin 2020

  • Laissez faire , laissez passer , rien n'y fait , tout effirt pour restaurer la situation sera vain . Çà se résoudra un jour tout seul

    Chucri Abboud

    13 h 48, le 27 juin 2020

  • Félicitations pour ce journaliste qui mérite sa carte. Ce tour d’horizon est criant de vérité et il nous met devant nos responsabilités collégiales. Le Liban est devenu ce qu’il est à cause des libanais qui, traumatisés par des années de guerre ont accepté l’inacceptable pendant des décennies. Ils ont tardé à réagir et le prix de leur abnégation est devenu au fil des ans exorbitant. Ce qui nous reste à faire est d’accepter de payer ce prix pour en finir une fois pour toute de la tyrannie et pour récupérer notre souveraineté.

    Sissi zayyat

    12 h 28, le 27 juin 2020

  • le dilemme du Liban estvdans le grand Liban

    Mounir Sader

    12 h 25, le 27 juin 2020

  • Et pourtant ces fossoyeurs du Liban, du plus haut placé jusqu'au plus petit, continuent sans aucune gêne de nous abreuver de leurs déclarations ridicules pour se justifier de la situation actuelle...provoquée par eux...!!!...complètement insensibles au cauchemar quotidien qu'ils font vivre au peuple ! Irène Saïd

    Irene Said

    12 h 22, le 27 juin 2020

  • DU JOUR OU ON AVAIT PERMIS LA CREATION DES MILICES ET DU JOUR OU ON A PERMIS A DEUX D,ENTRE ELLES, ASSUJETTIES A L,ETRANGER, DE GARDER LEURS ARMES ON AVAIT CONDAMNE LE PAYS A CE QUI SE PASSE AUJOURD,HUI. TOUS EN SONT RESPONSABLES. TOUS DOIVENT PARTIR. ET LA OU ON EST SEULS DES CANTONS A LA SUISSE PEUVENT GARDER LE PAYS UNI ET LE SAUVER ET SAUVER SON PEUPLE. TOUT SON PEUPLE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    10 h 56, le 27 juin 2020

  • TRÈS CLAIR et point partisan.

    DAMMOUS Hanna

    10 h 39, le 27 juin 2020

  • Excellente analyse. Un cas qui devrait être étudié dans les universités.

    Tabet Karim

    10 h 31, le 27 juin 2020

  • MAGISTRAL!!! ???

    Boustany Marie-Claude

    10 h 12, le 27 juin 2020

  • Analyse on ne peut plus exacte. Mais pour reconstruire, il faut avoir des fondations, c’est à dire une base commune. La révolution du 17 Octobre montre que celle-ci peut exister, mais il lui faut des chefs de chantiers, des maçons, des ingénieurs. Il est donc temps pour celle-ci de se structurer. Il ne suffit pas de détruire les ruines qui restent. Le succès du mouvement du 14 Mars était qu’il s’appuyait à l’époque sur des penseurs, des leaders. Ou sont ceux du 17 Octobre?

    Bashir Karim

    10 h 01, le 27 juin 2020

  • je suis pas d'avis que les revolutionnaires du 17 oct ont aussi leur part de fautes, qu'ils se doivent revoir leur strategie ou autre. que pouvaient ils contre une verite, un fait inalterable d'ailleurs a l'origine de tous nos maux , celui qui veut qu'une trop grande partie des libanais suivent encore a ce jour les chefs civils de leur religion/confession ,contrairement a toute logique et desertent les rues au 1er signes de ces chefs ? Qu'y peuvent les 17 octobristes ?

    gaby sioufi

    09 h 59, le 27 juin 2020

  • On ne peut plus clair.....malheureusement

    Aimee Raad

    09 h 46, le 27 juin 2020

  • Rien de nouveau dans cet article mais juste un énoncé de vérités que tous les libanais évolués connaissaient déjà. La conclusion n’est pas convaincante car le recours au FMI ne garantit nullement les solutions attendues. Le Liban de 1943 ne peut plus exister sans un nouveau pacte national qui le mette à l’abri des crises successives que nous avons connues depuis 50 ans

    Liberté de Penser

    09 h 33, le 27 juin 2020

  • Analyse complète, claire et si tristement réaliste ...

    Claude Ghazal

    09 h 32, le 27 juin 2020

  • Très bonne analyse. Nous n’arrivons plus a voir le bout du tunnel tellement toutes les supposées solutions ne tiennent plus la route. La seule chose qui nous reste c’est l’espoir de voir la naissance d’un nouveau model pour notre pays dirige par des hommes et des femmes dont l’unique but sera de réussir à construire un nouveau Liban loin du clientélisme, des religions et de la corruption. Ca ne sera pas pour demain!

    Moubarak tony

    09 h 19, le 27 juin 2020

  • Article parfait. bravo on ne peut mieux faire le diagnostique du Liban que cet article de Monsieur Anthony Samrani. En esperant que que tout le monde puisse le lire.

    RAMZI CHARAF

    09 h 09, le 27 juin 2020

  • "... Les politiciens ... ne sont que des chefs de clan qui se servent de l’État pour nourrir leur communauté et/ou leur région, et qui transforment le Liban en une confédération clanique sans autre projet commun que celui de se partager le gâteau. ..." | 100%, bingo, bulls eye, dans le mille! Excellent article qui dit tout. Le seul bémol c’est quand vous parlez des "... Libanais qui ont élu, par conviction et/ou par intérêt, les mêmes hommes politiques depuis des décennies ...". Non, pas per conviction, uniquement par intérêt. Personnel. C’est la nature même du Libanais imbu de lui-même et nombriliste. Et c’est là qu’est l’os, hélas...

    Gros Gnon

    08 h 43, le 27 juin 2020

  • So true. So sad. Une leçon à analyser .

    Joe Azar

    08 h 39, le 27 juin 2020

  • Excellent papier. Tout est à reconstruire, il faut juste que tous les débris (politiques et hauts fonctionnaires) fassent place pour que la jeunesse apporte un vent d air frais de probité et d égalité ( exit les fils de ... les gendres ...) Le Liban a d innombrables potentiels : touristiques, énergétique ( panneau solaire , éolien) pour devenir leader de l energie propre et le digital avec ses étudiants éduqués et très imaginatifs.

    Najah Vanabelle

    08 h 11, le 27 juin 2020

  • Excellent article

    Tabet Ibrahim

    07 h 24, le 27 juin 2020

  • oui ,il faut désormais penser la vie autrement! se relever les manches et ne compter que sur son courage ,son imagination pour faire face et trouver des solutions pour vivre décemment au quotidien ;s'entraider ,se comprendre,bref vivre ensemble avec pour seule idée ,le bien de tous ;il ne faut pas attendre cela des"hautes" sphères;terminé ,l'assistanat en contrepartie du clanisme !J.P

    Petmezakis Jacqueline

    06 h 59, le 27 juin 2020

  • EXCELLENT!!!!! (malheureusement...)

    NAUFAL SORAYA

    06 h 48, le 27 juin 2020

  • Enfin une analyse exhaustive et un tour d'horizon global qui ne jette pas l'anathème sur un homme ou un parti en particulier mais sur l'ensemble des partis, communautés, clans, tribus et classes qui font le Liban.

    christiane sacy

    06 h 41, le 27 juin 2020

  • "c’est l’effondrement d’un château de cartes que l’on a voulu voir, malgré toutes ses fragilités et tous ses défauts, comme un bateau insubmersible". .... Ce n'est ni un château de cartes ni une chaloupe insubmersible (chaloupe et non pas bateau car depuis des millénaires ce lopin de terre a été un refuge où venaient se réfugier ceux persécutés de partout) c'est une forteresse têtue!!! C'est à coups de massue énorme que l'attaque se fait à tour de rôle par l'Egypte de Nasser, la Syrie des Assad, Israël continuellement, les coups d'État au temps de Chehab, la guerre fratricide dirigée par Israël et la Syrie, les assassinats politiques physiques et moraux de l'élite de tout les côtés et de tout bord, en commençant par Riad el Solh jusqu'à Ali el Amin en passant par maintes journalistes, hommes politiques, militaires, religieux ...etc. ..... Malgré tout ça le pays a survécu comme il l'a déjà fait maintes fois dans son histoire! ... Iza ma al chaabou arada'l hayat fa la bouda ann yastajiba' l kadar!!

    Wlek Sanferlou

    02 h 31, le 27 juin 2020

  • Bonne analyse et résumé. Qui finit sur une note négative . Or la première qualité des Libanais est l’optimisme. On s’en sortira, vous verrez!

    NAJJAR Karim

    02 h 10, le 27 juin 2020

  • Superbe et terrifiant article Mr Samrani Rien a ajouter, du grand journalisme sans parti pris

    Liban Libre

    00 h 32, le 27 juin 2020