Nos Lecteurs ont la Parole

Les effets de la gratitude dans la psychologie

La gratitude, c’est se sentir favorisé de ce qu’on a reçu ou de ce qui a été offert. Il est impossible de l’éprouver seul : elle implique toujours une intervention extérieure, de proches, d’inconnus ou d’une source supérieure. La gratitude est liée à notre rapport aux autres, à une connexion avec ce qui nous dépasse. Notre mode de vie actuel, basé sur la satisfaction immédiate, contribue sans doute à expliquer qu’on ne prend souvent plus le temps d’apprécier ce que l’on a et encore moins d’exprimer sa reconnaissance pour cela. Pourquoi, en effet ? Parce qu’exprimer sa gratitude pour une faveur reçue augmente le sentiment de bonheur, fait baisser la tension artérielle, améliore la qualité du sommeil ainsi que les relations avec les autres, et atténue la mélancolie et le ressentiment. Et ces effets sont durables.

Que l’on soit jeune ou d’un certain âge, la gratitude est bienfaisante à n’importe quel âge. Qu’en est-il de ceux à qui l’on offre notre reconnaissance ? Les exemples ont confirmé que recevoir un mot de remerciements ou bénéficier d’un acte d’altruisme déclenche des émotions positives qu’on ressent au plus profond de nous-mêmes.

« Faire plaisir à quelqu’un et aux autres sont des actes d’heureuses surprises : ils ne s’attendent pas à se faire offrir un don ou un cadeau. » On est souvent plus reconnaissant si l’aide est très inattendue et on appréciera plus ce geste par une personne lointaine que par un parent, cela étant naturel. Le bénéficiaire d’une bonne action inattendue est plus enclin à rendre la pareille ou à se montrer lui aussi généreux pour une tierce personne. Selon la logique, une personne que l’on remercie est deux fois plus incitée à apporter une aide à son tour à autrui, sans doute en raison du sentiment de valorisation sociale qui en résulte.

Un sentiment réciproque de gratitude peut aussi renforcer une relation. Selon plusieurs réactions, quand on se sent valorisé par une disposition régulière de gratitude de son conjoint, on est soi-même plus enclin à la reconnaissance. Le sentiment de responsabilité envers le bien-être de l’autre et la satisfaction par rapport à la relation augmentent lorsque la gratitude est partagée. Chacun se sent plus proche de l’autre.

Cela crée un cercle vertueux. Si la gratitude n’est pas notre point fort, nous pouvons la développer. Les personnes ayant appris à tenir un journal dans lequel ils notent chaque jour leurs joies et leurs bonheurs cultivent ce sentiment avec le temps.

Au début, les événements positifs sont difficiles à distinguer. Mais en les notant chaque soir, on apprend aussi à les ressentir plus intensément. Peu à peu, on entraîne son cerveau à la reconnaissance, et le sens de la gratitude s’en trouve renforcé. Même après la formation, les gens poursuivent cet exercice d’écriture, car ils le trouvent très gratifiant. Ils aiment relire ce qui leur est arrivé quelques semaines plus tôt. C’est comme un recueil de bons souvenirs.

Exprimer ses bons sentiments à la personne qui les a inspirés est mutuellement bénéfique. Et les effets sont plus durables qu’on ne le pense : des correspondants ont constaté qu’envoyer un mot de reconnaissance à ceux que l’on n’a pu convenablement remercier pouvait augmenter le sentiment de bonheur et améliorer les relations interpersonnelles pendant une longue période.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


La gratitude, c’est se sentir favorisé de ce qu’on a reçu ou de ce qui a été offert. Il est impossible de l’éprouver seul : elle implique toujours une intervention extérieure, de proches, d’inconnus ou d’une source supérieure. La gratitude est liée à notre rapport aux autres, à une connexion avec ce qui nous dépasse. Notre mode de vie actuel, basé sur la...

commentaires (0)

Commentaires (0)