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Économie - Assistance financière

Le réseau LIFE dénonce l’absence de progrès en matière de réformes

Le réseau LIFE dénonce l’absence de progrès en matière de réformes

LIFE, l’association d’entraide professionnelle de la diaspora libanaise, a tiré la sonnette d’alarme hier craignant « une implosion financière totale » aux conséquences sociales et sécuritaires désastreuses. Photo P.H.B.

L’association d’entraide professionnelle de la diaspora libanaise, Lebanese International Finance Executive (LIFE), a tiré la sonnette d’alarme hier dans un communiqué intitulé « Le Liban est à court de temps ». Un texte dans lequel l’association se dit « alarmée par l’absence de progrès significatif » sur la voie des réformes. Un cri lancé alors que le pays traverse une crise économique et financière sans précédent marquée notamment par un effondrement de sa monnaie et le défaut partiel sur la dette publique annoncé aux créanciers du Liban en mars dernier.

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Dénonçant la « paralysie politique » et les « défaillances » dans les négociations entre les autorités libanaises et le Fonds monétaire international (FMI), entamées le 13 mai dernier dans une tentative de sortir le Liban de son impasse, LIFE appelle l’ensemble des acteurs, à savoir « le gouvernement, le Parlement, la Banque du Liban, l’Association des banques du Liban, de même que les représentants de la société civile et de l’opposition politique » à agir, et met en garde contre « une implosion financière totale » aux conséquences sociales et sécuritaires désastreuses.

« Le compte à rebours a commencé ! »

Pour éviter cette catastrophe, le réseau suggère aux parties concernées d’accélérer le processus de mise en œuvre effectif des réformes et de redoubler d’efforts pour faire avancer les discussions avec le FMI. La mise en œuvre d’un plan global de restructuration du secteur financier (qui accumule des pertes colossales) et de celui de l’électricité (défaillant et gourmand en avances du Trésor lorsque les cours du brut sont élevés), ou encore l’adoption d’un régime de contrôle des capitaux officiel, figurent parmi les priorités définies par le réseau. Ce dernier insiste sur le fait que les autorités n’ont pas besoin d’attendre la fin des négociations avec le FMI pour mettre en œuvre certaines « réformes économiques structurelles et des ajustements budgétaires » et soulignent qu’une action immédiate pourrait servir de garrot à « l’hémorragie financière » actuelle qui empire « de jour en jour ».

LIFE appelle en outre à aborder la restructuration du secteur financier « au cas par cas en fonction de la situation de chaque banque » plutôt que de privilégier un traitement uniforme, entre autres suggestions. Le réseau souligne enfin la nécessité pour les différentes parties au niveau local d’unifier leurs positions concernant les estimations du montant des pertes accumulées par l’État, les banques et la BDL.

Les négociateurs libanais ont eu hier leur 15e réunion avec le FMI portant sur la stratégie du gouvernement pour lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent. La prochaine réunion est prévue lundi prochain. Mardi, au lendemain de la 14e réunion entre le Liban et le FMI, le ministre des Finances, Ghazi Wazni, avait affirmé que les discussions restaient « bonnes et positives », malgré les difficultés rencontrées récemment entre la démission de l’un des négociateurs libanais, Henri J. Chaoul, qui avait dénoncé l’absence de « volonté (des responsables) de mettre en œuvre des réformes », et les désaccords entre les parties libanaises sur le montant des pertes financières du pays (État, BDL et secteur bancaire compris).

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Une source proche du dossier laisse toutefois entendre que, contrairement à ce qu’avance M. Wazni, le FMI n’est pas très réceptif aux nouveaux chiffres des pertes avancés par une sous-commission d’enquête parlementaire, pilotée par le président de la commission des Finances et du Budget Ibrahim Kanaan. Une commission qui estime notamment que les pertes non réalisées devaient être comptabilisées différemment de ce qui est avancé dans le plan du gouvernement. Le FMI a pourtant déclaré à plusieurs reprises ce mois-ci que les estimations figurant dans le plan de redressement du gouvernement – adopté fin avril et qui sert de base aux discussions – sont globalement « dans le vrai ».

Hier soir, le député Kanaan a déclaré à la chaîne de télévision MTV qu’il transmettrait les nouvelles estimations des pertes cumulées dans les deux jours, ajoutant que la réunion de mardi a eu lieu à la demande du FMI et qu’ils avaient exposé les résultats auxquels la sous-commission d’enquête avait abouti, fruits d’une conciliation entre les deux approches des mêmes chiffres : celle du gouvernement et celle de la BDL et de l’Association des banques.


L’association d’entraide professionnelle de la diaspora libanaise, Lebanese International Finance Executive (LIFE), a tiré la sonnette d’alarme hier dans un communiqué intitulé « Le Liban est à court de temps ». Un texte dans lequel l’association se dit « alarmée par l’absence de progrès significatif » sur la voie des réformes. Un cri lancé alors que le...
commentaires (2)

LA SEULE REFORME QUI RESTE CE SONT LES CANTONS A LA SUISSE POUR GARDER LE PAYS UNI ET LE SAUVER. AUTREMENT ATTENDRE DES REFORMES D,UN GOUVERNEMENT DESIGNE ET SOUS L,EMPRISE DES DEUX MILICES IRANIENNES ET DE LEUR PARAVENT CPL C,EST REVER EN PLEIN JOUR.

LA LIBRE EXPRESSION

12 h 00, le 25 juin 2020

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Commentaires (2)

  • LA SEULE REFORME QUI RESTE CE SONT LES CANTONS A LA SUISSE POUR GARDER LE PAYS UNI ET LE SAUVER. AUTREMENT ATTENDRE DES REFORMES D,UN GOUVERNEMENT DESIGNE ET SOUS L,EMPRISE DES DEUX MILICES IRANIENNES ET DE LEUR PARAVENT CPL C,EST REVER EN PLEIN JOUR.

    LA LIBRE EXPRESSION

    12 h 00, le 25 juin 2020

  • De doux rêveurs… malheureusement !

    TrucMuche

    10 h 36, le 25 juin 2020

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