Depuis plus de trois mois, la pandémie du corona n’a épargné aucun continent de notre planète. Certes, au Liban, tant bien que mal, les mesures sanitaires aidant, nous avons pu freiner sa propagation, malgré l’inconscience d’une marge de notre société qui ne suit pas à la lettre les consignes à appliquer afin de contrer ce fléau, ce sceptre du mal qui nous a frappés à une période où notre pays se débat déjà dans une crise économique désastreuse paralysant toutes nos institutions.
La question de cette épidémie a été un bon prétexte pour notre gouvernement afin de détourner notre attention du but précis de notre révolution concernant la corruption ayant plongé plus de la moitié de notre population dans la pauvreté et la misère. Qu’attend notre justice pour ouvrir la boîte de Pandore afin de dénoncer les auteurs des détournements des fonds publics ? Nous sommes confrontés aujourd’hui à un virus beaucoup plus grave que le Covid-19. Notre colère va grandissant face à l’incapacité de nos dirigeants censés gérer nos institutions avec transparence. Le temps presse. Les erreurs du passé ne doivent plus récidiver. Actuellement, en France, un maire purge sa peine en prison, accusé d’actions frauduleuses et de blanchiment d’argent, alors que chez nous, nous collectionnons depuis belle lurette les noms de nos responsables corrompus sans que notre justice réagisse.
Diriger un pays est une responsabilité noble qui incombe bienveillance et honnêteté envers tout un peuple. Il est temps chez nous de supprimer les modèles sectaires et confessionnels empêchant le bon fonctionnement d’une vraie démocratie. C’est basée sur ces critères que notre révolution portera ses fruits. Le Liban dont nous rêvons renaîtra probablement pour ouvrir la voie de la paix et de la prospérité à condition d’être dirigé par des mains vaccinées contre la corruption.
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