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Contestation au Liban

Après des affrontements ayant fait près de 90 blessés, Tripoli se réveille dans le calme

Vingt militaires ont été blessés lors des violences avec les contestataires. 

Après des affrontements ayant fait près de 90 blessés, Tripoli se réveille dans le calme

Des manifestants dans une rue de Tripoli, pendant les accrochages avec l'armée, le 13 juin 2020. Photo AFP / Fathi AL-MASRI

Au lendemain des accrochages entre l'armée libanaise et des centaines de manifestants, Tripoli s'est réveillée dans le calme dimanche matin. Quatre-vingt neuf personnes ont été blessées lors de ces violences qui ont eu lieu dans les rues du quartier de Bab el-Tebbané et dans les environs de la place al-Nour, haut-lieu de la contestation dans cette grande ville du Liban-Nord, selon un décompte de l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). 

Sur ce bilan, vingt personnes ont été blessées dans les rangs de l'armée, cible de pierres et de projectiles divers, notamment un cocktail Molotov. Les militaires ont riposté à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. 

Les violences se sont poursuivies très tard dans la nuit, jusqu'à ce que l'armée parvienne à repousser les émeutiers dans les rues intérieures de la ville et à les disperser.

La tribune de Joseph Maïla

La révolution et le piège de la sédition

Les affrontements avaient commencé lorsque la troupe a tenté d'empêcher un groupe de manifestants de saisir des camions chargés de nourriture destinée à la Syrie. Le chargement était suspecté par les contestataires d'être liés à des opérations de contrebande. Plusieurs établissements, privés et publics ont été incendiés, dont une branche locale de la Banque du Liban et d'Outre-Mer (BLOM). Dans la soirée, le Programme alimentaire des Nations Unies avait confirmé que les camions se rendaient en Syrie afin d'y apporter de l'aide aux plus démunis, dans le cadre d'une initiative internationale. 

Réagissant à l'arrestation de ces camions par les contestataires, l'ancien Premier ministre Saad Hariri a estimé qu'il est "du droit des citoyens, qui souffrent de l'inflation indécente et des pénuries de nourriture, et qui n'ont pas confiance dans les mesures prises par l'Etat, de percevoir ces convois de camions remplis d'aides à destination de la Syrie comme une nouvelle tentative de contrebande". Il a toutefois souligné que ce droit ne doit pas les empêcher de laisser passer ces aides pour qu'elles atteignent leurs destinataires "qui souffrent des affres du régime" de Bachar el-Assad. Il a ajouté que, dans le Nord du pays, les gens craignent de voir le jour où, à cause "du sexennat et du gouvernement, les Libanais doivent eux aussi attendre l'arrivée de camions du Programme alimentaire mondiale".

Ces affrontements à Tripoli contrastaient avec le calme qui a régné au cours des différents rassemblements de protestation organisés dans les autres régions du Liban, où des centaines de manifestants défilaient dans les grandes villes pour dénoncer le naufrage économique du pays, qui connaît sa pire crise en 30 ans.


Au lendemain des accrochages entre l'armée libanaise et des centaines de manifestants, Tripoli s'est réveillée dans le calme dimanche matin. Quatre-vingt neuf personnes ont été blessées lors de ces violences qui ont eu lieu dans les rues du quartier de Bab el-Tebbané et dans les environs de la place al-Nour, haut-lieu de la contestation dans cette grande ville du Liban-Nord, selon un...

commentaires (2)

L’armée est issue du peuple. Elle ne devrait plus intervenir contre le peuple. Elle l'a fait a tort lors de la révolution d'Octobre et a perdue un peu de sa crédibilité. Cette perte de crédibilité a poussé les commerçants du centre ville de Beyrouth a annoncer qu'ils prendront les armes s'il le faut pour défendre leurs gagne pain et aujourd'hui nous entendons le bruits des bottes des FL dans toutes les zones limitrophes de celles sous le contrôle du Hezbollah. Les FL ont été la pour arrêter l'invasion des Palestiniens, ils ont contré les plans Syriens a Billa, Fayadiyyeh et Achrafieh suivie de la révolution des Cèdres et ce ne sont pas les demi portions du Hezbollah qui les empêcheront de le refaire. Cette situation n'est certes pas désirable, les FL peuvent des colombes en temps de paix mais redeviendront FL si le pays est en danger! A bon entendeur salut!

Pierre Hadjigeorgiou

10 h 21, le 15 juin 2020

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Commentaires (2)

  • L’armée est issue du peuple. Elle ne devrait plus intervenir contre le peuple. Elle l'a fait a tort lors de la révolution d'Octobre et a perdue un peu de sa crédibilité. Cette perte de crédibilité a poussé les commerçants du centre ville de Beyrouth a annoncer qu'ils prendront les armes s'il le faut pour défendre leurs gagne pain et aujourd'hui nous entendons le bruits des bottes des FL dans toutes les zones limitrophes de celles sous le contrôle du Hezbollah. Les FL ont été la pour arrêter l'invasion des Palestiniens, ils ont contré les plans Syriens a Billa, Fayadiyyeh et Achrafieh suivie de la révolution des Cèdres et ce ne sont pas les demi portions du Hezbollah qui les empêcheront de le refaire. Cette situation n'est certes pas désirable, les FL peuvent des colombes en temps de paix mais redeviendront FL si le pays est en danger! A bon entendeur salut!

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 21, le 15 juin 2020

  • préparez vous au pire le peule a faim et du changement démocratique d un pays laic égal pour tout le monde et punir les voleurs

    youssef barada

    13 h 24, le 14 juin 2020