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Nos Lecteurs ont la Parole

Il ne faut pas avoir peur !

Le Liban, ce petit pays qui nous a offert le monde, souffre. Et nous, Libanais, souffrons avec lui, tous les jours. Avoir peur pour l’avenir de notre pays est aujourd’hui un sentiment répandu et légitime. Mais revisitant le fil de son histoire, nous ne pouvons qu’avoir confiance dans le futur, envers et malgré tout !

Ses 6 000 ans d’histoire, un concentré extraordinaire de l’histoire universelle de l’homme, nous contemplent et nous inspirent une confiance impérative en ces moments de grandes difficultés.

Les plus grands conquérants de l’histoire ont ardemment désiré notre terre et l’ont envahie. De Ramsès II, le célèbre pharaon, à Nabuchodonosor, roi de Babylone, au sultan Soliman le Magnifique, en passant par Cyrus II le Conquérant et Alexandre le Grand, Jules César et bien d’autres figures légendaires. Ils sont tous passés par là, mais leurs rêves se sont évaporés, demeurant désormais des souvenirs à l’encre sur les parchemins de l’histoire, alors que notre terre, incendiée et détruite plusieurs fois, s’est toujours redressée, majestueuse et fière de ses plages, ses plaines, ses vallées et ses montagnes, à l’ombre de nos cèdres, auréolée de ses milliers d’années de rayonnement.

De rayonnement, oui. Car face aux armées des peuples et à leur violence, cette terre, généreuse et souvent victime, n’a offert que le meilleur à l’humanité : il y a plus de 6 000 ans, elle lui a offert la fondamentale transition, de l’humain chasseur et prédateur à l’humain social et citadin, berceau de la civilisation ; un peu plus tard, Byblos lui a offert son premier alphabet, et la fille de Tyr, reine des mers, a offert à l’Europe son nom… La liste est longue.

Notre terre a initié le monde à la notion des relations pacifiques et civilisées entre les peuples. Ses fils, premiers navigateurs marchands à travers les mers, ont porté ce message de paix là où ils ont pu jeter l’ancre et y établir leurs comptoirs, annonçant la naissance des futures ambassades et représentations entre les nations.

Non, il ne faut pas avoir peur quand, selon la Bible, Dieu lui-même en délimitant une certaine « terre promise » s’est arrêté net aux confins de notre terre « de lait et de miel », intouchable, mentionnée 72 fois dans ce même livre !

Il ne faut pas avoir peur quand un certain Jésus, accompagné de sa mère, Marie de Nazareth, ont béni cette terre par leur présence, et peut-être même un premier miracle…

Il ne faut pas avoir peur malgré toute la sévérité des temps que nous traversons. Après tout, ce n’est qu’un bref moment dans notre plusieurs fois millénaire somptueuse histoire.

Croire, plus que jamais et de toutes nos forces, au Liban, à ce phénix qui sommeille dans ses entrailles, à la résilience de cette terre et de son peuple protégé par les dieux, le fera renaître encore une fois plus digne, plus fier et plus heureux que jamais.

Journaliste

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Le Liban, ce petit pays qui nous a offert le monde, souffre. Et nous, Libanais, souffrons avec lui, tous les jours. Avoir peur pour l’avenir de notre pays est aujourd’hui un sentiment répandu et légitime. Mais revisitant le fil de son histoire, nous ne pouvons qu’avoir confiance dans le futur, envers et malgré tout !

Ses 6 000 ans d’histoire, un concentré...

commentaires (1)

CE N'EST CERTAINEMENT GRACE AUX LIBANAIS , CEUX DE L'HISTOIRE LOINTAINE SURTOUT-QUE LES ENVAHISSEURS ONT VU LEURS REVES EVAPORES, MAIS GRACE A D'AUTRES QUI LES AVAIENT REMPLACES.

gaby sioufi

11 h 32, le 02 juin 2020

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Commentaires (1)

  • CE N'EST CERTAINEMENT GRACE AUX LIBANAIS , CEUX DE L'HISTOIRE LOINTAINE SURTOUT-QUE LES ENVAHISSEURS ONT VU LEURS REVES EVAPORES, MAIS GRACE A D'AUTRES QUI LES AVAIENT REMPLACES.

    gaby sioufi

    11 h 32, le 02 juin 2020