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Société - Coronavirus

Rebond des contaminations au Liban, un bouclage de 48h à l'étude

Samedi, le nombre de personnes contaminées a enregistré une nette hausse en 24h, avec 11 nouveaux cas.

Photo prise en bord de mer, à Dbayé le 8 mai 2020. / AFP / JOSEPH EID

Alors que le déconfinement avance au Liban, le ministre de la Santé Hamad Hassan a indiqué samedi que l'option de "boucler le pays durant 48h était envisagée", le nombre de contaminations locales au Covid-19 ayant enregistré une nette hausse en 24h. Ces derniers jours, les contaminations locales avaient pourtant atteint un niveau minimal, voire nul.

"Le nombre des cas de contaminations a grimpé samedi à 11. Si les chiffres restent élevés, je demanderai au Premier ministre et au gouvernement de prendre la décision de boucler le pays durant 48 heures, afin de poursuivre ou refaire des tests dans diverses régions libanaises", a déclaré M. Hassan cité par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Selon lui, "avec l'assouplissement des mesures prises dans le cadre de la mobilisation générale, la situation exige d'imposer un masque. Celui-ci est indispensable pour que l'épidémie ne se propage pas", a-t-il ajouté.

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Au lendemain de la fin de la 2e phase de rapatriements des Libanais de l'étranger, le nombre de contaminations locales au Covid-19 a donc enregistré une nette hausse en 24h, avec 11 nouveaux cas, alors que deux cas supplémentaires ont été confirmés parmi les rapatriés du Sénégal et du Koweït, selon le dernier bilan quotidien du ministère de la Santé publié vendredi. Aucun nouveau décès n'a toutefois été enregistré, alors que le bilan total de morts était monté vendredi à 26, avec un décès supplémentaire.

Le total de cas depuis l'apparition de la pandémie dans le pays le 21 février s'élève à 809 cas. Sur ce total de cas, 101 concernent des personnes expatriées qui sont rentrées au cours des deux premières phases de rapatriement organisées par le gouvernement. Avec 234 guérisons avérées, 549 personnes se trouvent donc encore contaminées actuellement, dont 42 dans un état critique.

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Dans la journée de samedi, l'Ani a rapporté 6 nouveaux cas et six cas suspects à Jdeidet el-Qaiteh dans le Akkar. La LBCI rapporte de son côté que deux cas ont à Majdal Anjar, dans la Békaa. Les deux personnes contaminées sont des militaires qui sont de service au Tribunal militaire, selon notre correspondante dans la Békaa, Saraha Abdallah. Le bilan du ministère de la Santé qui est actualisé chaque matin devrait donc comprendre ces cas dimanche matin. 

Ces derniers jours, le nombre de contaminations parmi les Libanais rapatriés a considérablement grimpé, notamment sur des vols en provenance du Nigeria et du Sierra Leone. Réagissant à ces développements, M. Hassan avait toutefois souligné que cela n'empêcherait pas la poursuite des vols de rapatriement, mais que les retours constituaient "un défi" pour la situation sanitaire dans le pays. Une troisième phase aura lieu entre le 14 et le 24 mai et bénéficiera à plus de 12 000 personnes, avait précisé le ministre mercredi. Ces rapatriements concerneront un nombre largement supérieur à celui des première et deuxième phases qui ont permis le retour de près de 8 500 personnes. De nouvelles villes seront incluses dans cette phase, parmi lesquelles Genève, Bruxelles, Maputo, Lusaka, Tbilissi, Milan, Erbil, Bassora, Caracas, Larnaca et Pointe-Noire. Près de 8 700 de ces nouveaux rapatriés n’auraient pas besoin, dans le cadre de la troisième phase, d’effectuer un test de dépistage PCR à leur arrivée car ils doivent l’avoir effectué dans les pays où ils se trouvent actuellement, les ambassades du Liban ayant pu conclure des accords avec des laboratoires à cet effet. Les Libanais résidant dans ces pays et désirant rentrer doivent passer ces tests 72 heures avant la date du vol. Ils ne peuvent prendre l’avion que si le résultat est négatif. De plus, ils peuvent réserver leur billet directement sur le site de la compagnie libanaise Middle East Airlines (MEA), sans avoir à s’inscrire auprès des ambassades du Liban. Quant aux expatriés qui n’auront pas effectué le test, ils doivent s’inscrire auprès des ambassades. Les mêmes mesures prises lors des deux premières phases de rapatriement leur seront appliquées. Les rapatriements se poursuivent également à partir de la Syrie, via les postes-frontière de Masnaa (Békaa) et de Abboudiyé (Nord).

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Ces rapatriement commencent à susciter la polémique. A l'instar d'un vol de la MEA, bondé de Libanais rapatriés vendredi soir depuis Londres après que des images ont été diffusées par des passagers qui dénoncent le non respect des mesures de distanciation, ce qui a poussé les autorités libanaises à réagir.

Le gouvernement a décidé le 5 mai de prolonger jusqu'au 24 mai la mobilisation générale qui devait prendre fin le 10 mai, conformément à une recommandation du Conseil supérieur de défense, parallèlement au plan de déconfinement progressif avalisé il y a deux semaines. Divisé en cinq étapes, ce plan a été établi sur base de multiples critères qui tiennent compte de l’impact économique du confinement, en même temps que des risques d’une seconde vague de contamination. Le plan est destiné à atténuer peu à peu la mobilisation générale pour parvenir à un retour quasi normal à la vie active. La seconde phase de ce plan qui a commencé lundi prévoit notamment la réouverture partielle des restaurants, salons de coiffure et agences de vente de voitures, dans le respect des mesures de distanciation sociale.

Mais ces dernières règles sont suivies avec de moins en moins de rigueur dans plusieurs endroits du pays, où l'on observe un certain relâchement. La troisième phase du déconfinement doit commencer le 11 mai, la quatrième le 25 et la cinquième le 8 juin, date à laquelle le secteur de l’enseignement et les centres de loisirs pourront notamment rouvrir leurs portes, sous certaines conditions cependant.



Alors que le déconfinement avance au Liban, le ministre de la Santé Hamad Hassan a indiqué samedi que l'option de "boucler le pays durant 48h était envisagée", le nombre de contaminations locales au Covid-19 ayant enregistré une nette hausse en 24h. Ces derniers jours, les contaminations locales avaient pourtant atteint un niveau minimal, voire nul."Le nombre des cas de contaminations a grimpé samedi à 11. Si les chiffres restent élevés, je demanderai au Premier ministre et au gouvernement de prendre la décision de boucler le pays durant 48 heures, afin de poursuivre ou refaire des tests dans diverses régions libanaises", a déclaré M. Hassan cité par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Selon lui, "avec l'assouplissement des mesures prises dans le cadre de la mobilisation générale, la situation exige...
commentaires (5)

Il faut faire attention ici en Italie ils ont deconfine et les gens sont devenus fous a Milan c'est incroyable je me demande s'il n'y aura pas une rechute

Eleni Caridopoulou

13 h 17, le 10 mai 2020

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Commentaires (5)

  • Il faut faire attention ici en Italie ils ont deconfine et les gens sont devenus fous a Milan c'est incroyable je me demande s'il n'y aura pas une rechute

    Eleni Caridopoulou

    13 h 17, le 10 mai 2020

  • Depuis 2 mois on a fait tous beaucoup d'efforts. Beaucoup n'ayant pas eu la possibilité de gagner leur vie. Et tout est sapé avec les retours. Des retours oui bien sûr. Mais pas à notre détriment nous les "locaux"... C'est franchement déconcertant.

    Sybille S. Hneine

    09 h 57, le 10 mai 2020

  • PAS SUFFISANT. UN BOUCLAGE DE DEUX SEMAINES AU MOINS ET L,ARRET DE L,IMPORTATION DU VIRUS ET LE LACHAGE DES INFECTES PARMI LA POPULATION. LE PORT DU MASQUE OBLIGATOIRE PARTOUT.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 38, le 10 mai 2020

  • Rien ne changera en 48 heures.

    lila

    08 h 15, le 10 mai 2020

  • Démission de 2 ministres pour éviter au pays les catastrophes attendues du Corona: 1- ministre de l'intérieur pour ses décisions d'ouverture les lieux de culte avec les conditions enfantines de 30% ,le tout en contradiction avec les résolutions du conseil des ministres du 24/4/2020. 2- ministre de la santé qui reconnaît la gravité des nombres excessifs de contaminations parmi les rapatriés, mais qui souhaite toutefois que les rapatriements continuent en connaissance de cause du risque de propagation des contaminations parmi les résidents. Et pour terminer, le silence suspect du chef du gouvernement.

    Esber

    04 h 14, le 10 mai 2020

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