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À La Une - Droits de l'Homme

L'Arabie saoudite abolit la peine de flagellation

Les magistrats devront désormais opter pour l'emprisonnement et/ou des amendes ainsi que des peines alternatives telles que les travaux d'intérêt général, pour "se conformer aux normes internationales des droits humains (qui prohibent) les châtiments corporels".

Manifestation le 15 janvier 2015 à Washington en soutien au blogueur saoudien, Raef Badaoui, condamné à 10 ans de prison et à 1.000 coups de fouet pour "insulte à l'islam". Photo d'archives AFP/Nicholas Kamm

L'Arabie saoudite a supprimé la flagellation de son système pénal, une peine très critiquée comme le bilan en matière de droits humains de ce pays par les ONG internationales, ont indiqué un responsable et des médias progouvernementaux.

Le royaume ultraconservateur est régulièrement accusé de violations des droits humains par les ONG qui dénoncent entre autres la peine de flagellation applicable en cas de meurtre, d'atteinte à "l'ordre public" ou même de relations extra-conjugales.

"La Commission des droits humains se félicite de la récente décision de la Cour suprême d'éliminer la flagellation comme peine potentielle", a déclaré dans un communiqué vendredi soir, Awad Al-Awad, le président de cette commission, un organisme gouvernemental. "Aux termes de cette décision, les précédentes condamnations à la flagellation seront remplacées par des peines de prison et des amendes", a-t-il ajouté. "Cette réforme est un pas en avant considérable" en matière des droits humains, selon lui.

La date exacte de la décision d'abolir la flagellation n'a pas été précisée. Elle n'a pas été rendue publique mais a été rapportée par plusieurs médias locaux, dont le journal gouvernemental Okaz, citant des "sources haut placées". Selon Okaz, la Cour suprême a imposé aux tribunaux de n'appliquer la peine de flagellation "en aucun cas" et de se contenter "d'autres peines", tels l'emprisonnement ou les amendes.

Depuis que Mohammad ben Salmane est devenu prince héritier en 2017, l'Arabie saoudite est particulièrement pointée du doigt par les organisations de défense des droits humains. L'ouverture économique et sociale promue par le prince Mohammad s'est accompagnée d'une répression accrue contre les voix discordantes, au sein de la famille royale comme dans le milieu des intellectuels et militants. Son image de réformateur a été grandement ternie par le meurtre du journaliste saoudien et critique du pouvoir, Jamal Khashoggi, assassiné au consulat de son pays à Istanbul en 2018. Un crime qui a provoqué un tollé international.

Vendredi, des ONG ont annoncé la mort en prison en Arabie saoudite, des suites d'un AVC, d'un important militant saoudien des droits humains, Abdallah al-Hamid, qui purgeait une peine de 11 ans pour avoir "rompu l'allégeance" au roi, "incité au désordre" et cherché à déstabiliser la sécurité de l'Etat.

Le cas du blogueur saoudien Raif Badawi a été ces dernières années le plus emblématique. Défenseur de la liberté d'expression, il a été condamné en 2014 à 1.000 coups de fouet et 10 ans de prison pour "insulte" à l'islam.

Au-delà des coups de fouet, le recours massif à la peine de mort en Arabie saoudite est également dénoncé par les ONG. "L'Arabie saoudite a exécuté un nombre record de personnes en 2019, malgré une baisse générale des exécutions dans le monde", a regretté Amnesty dans son rapport sur la peine capitale dans le monde, publié cette semaine. "Les autorités saoudiennes ont mis à mort 184 personnes l'année dernière, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré par Amnesty en une seule année dans le pays", a-t-elle précisé.


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L'Arabie saoudite a supprimé la flagellation de son système pénal, une peine très critiquée comme le bilan en matière de droits humains de ce pays par les ONG internationales, ont indiqué un responsable et des médias progouvernementaux.Le royaume ultraconservateur est régulièrement accusé de violations des droits humains par les ONG qui dénoncent entre autres la peine de flagellation...

commentaires (3)

ET LA DECAPITATION ?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

17 h 38, le 25 avril 2020

Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • ET LA DECAPITATION ?

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    17 h 38, le 25 avril 2020

  • C’est bien mais ils sont encore besoin d’au moins 200 ans pour arriver à un simulacre de démocratie et de respect des droits de l’homme

    Liberté de Penser

    12 h 06, le 25 avril 2020

  • Tout comme en Chine on a interdit la consommation de la viande de chien et de chat .

    FRIK-A-FRAK

    11 h 37, le 25 avril 2020

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