Les décombres de bâtiments détruits par des frappes israéliennes sur les hauteurs de Nabatiyé el-Faouqa, le 15 août 2026. Photo AFP
Israël s'acharne, depuis des semaines, sur la région des hauteurs de Ali Taher, une crête montagneuse en bordure nord de la « zone tampon » établie de facto au Liban-Sud, qui surplombe la région de Nabatiyé.
Ces collines situées au nord du Litani sont encerclées par l'armée israélienne, qui y mène quotidiennement des séries d'attaques, dont des frappes aériennes, des tirs d'obus d'artillerie et même des jets de barils explosifs. La zone avait déjà été visée à de nombreuses reprises avant que le Hezbollah ne rouvre le front contre l'État hébreu, après les quinze mois de cessez-le-feu relatif entre novembre 2024 et mars 2026. La raison évoquée par les autorités israéliennes est la présence présumée d'infrastructures militaires souterraines du parti chiite, voire d'un centre de commandement, sous la colline. Des dizaines de miliciens y seraient également coincés. Depuis la semaine dernière, l'armée israélienne a également bombardé des collines plus au nord de la crête de Ali Taher, proches du village de Dohat Kfarremmane : celles de Dahra et Tabcha.

En ligne de mire de ces attaques israéliennes : la région de l'Iqlim el-Touffah, toujours dans le caza de Nabatiyé, et le mont Rihane, dans celui de Jezzine, qui ont également une forte importance militaire et stratégique en raison de leur relief. Le mont Rihane surplombe notamment le sud de la vallée de la Békaa.

