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À La Une - Liban

Le gouvernement Diab entame l'examen de son plan de réformes économiques

La liste des bénéficiaires des aides sociales à destination des personnes les plus démunies en passe d'être finalisée.

Le Premier ministre libanais Hassane Diab (à droite), présidant le Conseil des ministres au Grand Sérail, le 7 avril 2020. Photo Dalati et Nohra

Le gouvernement libanais a entamé mardi l'examen de son plan de réformes destiné à surmonter la plus grave crise économique et financière que traverse le pays depuis 30 ans, accentuée par la pandémie du coronavirus. Le Conseil des ministres va à nouveau se réunir mercredi à partir de 16h et jeudi pour poursuivre l'examen de ce plan.

"Nous avons mis sur la table plusieurs idées préliminaires afin d'aboutir à une formule globale concernant le plan pour résoudre la crise économique", a déclaré la ministre de l'Information Manal Abdel Samad, qui s'est exprimée à l'issue du Conseil des ministres au Grand Sérail, laissant entendre que le gouvernement pourrait se réunir à plusieurs reprises au cours des prochains jours.

"Ce programme vise à remédier aux importants déficits des comptes courants accumulés au fil des années, à un secteur financier démesuré et à la détérioration de la balance des paiements pendant neuf ans, alors que le besoin en dollar augmentait, nécessitant le recours aux devises étrangères. Cela a entraîné une dette publique élevée, un déficit budgétaire, un déficit du secteur bancaire et un déficit de trésorerie, d'où la nécessité de restructurer la dette et le secteur bancaire dans son ensemble", a-t-elle ajouté, soulignant que le cabinet comptait également sur un soutien international.

"Nous planchons sur une solution durable. Il y a une réelle volonté de sortir de la crise. Le cabinet est attaché à protéger les Libanais résidents et à l'étranger et n'épargnera aucun effort sur ce plan. Nous ne nous en prendrons pas aux personnes démunies, et nous ne porterons pas atteinte à leurs droits", a-t-elle assuré, soulignant qu'il s'agit de "la première feuille de route libanaise visant à trouver une solution à la crise économique et monétaire, en vue de renouer avec la croissance".



(Lire aussi : Pourquoi la restructuration du secteur bancaire libanais est inévitable)



Le plan social
Sur le plan social, la porte-parole a précisé que la liste des bénéficiaires des aides sociales à destination des personnes dans le besoin était en passe d'être finalisée, ajoutant que le début de ces livraisons d'aides par le biais de l'armée libanaise sera annoncé mercredi. Le gouvernement a décidé d’accorder une aide d’urgence de 400 000 livres libanaises aux familles les plus touchées par la crise économique, aggravée par la pandémie de coronavirus. Les premiers à pouvoir en bénéficier sont les familles qui étaient inscrites, avant même la crise, auprès des Affaires sociales dans le cadre du projet de soutien permanent aux familles les plus pauvres, soit près de 47 000 personnes.

Le Liban croule sous une dette de 92 milliards de dollars, soit 170% du PIB, l'un des ratios les plus élevés au monde, tandis que 45% de la population vit sous le seuil de la pauvreté.

En mars, le pays a annoncé le premier défaut de paiement de son histoire, au terme de plusieurs mois d'une baisse des réserves en devises étrangères et d'une dépréciation de la monnaie nationale sur le marché parallèle. Le gouvernement de Hassane Diab, formé en janvier après des mois de contestation populaire contre le pouvoir, s'était attelé à l'élaboration d'un plan de sauvetage économique avant que l'épidémie de Covid-19 ne paralyse le pays, où 548 cas ont été jusqu'ici déclarés selon un dernier bilan publié dans la journée, dont 19 décès.

Hier, le chef de l’État Michel Aoun et le Premier ministre  avaient tous deux appelé les membres du Groupe international de soutien au Liban (GIS), réunis à Baabda, à aider le pays à surmonter ses difficultés financières, économiques et sociales, qui sont aggravées par la pandémie du coronavirus, mettant notamment en avant le plan de réformes que le gouvernement prépare.  En décembre dernier, le GIS avait conditionné toute aide financière par la formation d'un gouvernement "efficace et crédible" capable de mettre en œuvre des réformes "urgentes", maintes fois reportées par les gouvernements précédents. Lors de la conférence de Paris (CEDRE) en avril 2018, les pays donateurs avaient promis une aide de 11,6 milliards de dollars. Ces montants n'ont pas été versés, faute d'application des réformes promises par Beyrouth en contrepartie de cette aide.



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Le gouvernement libanais a entamé mardi l'examen de son plan de réformes destiné à surmonter la plus grave crise économique et financière que traverse le pays depuis 30 ans, accentuée par la pandémie du coronavirus. Le Conseil des ministres va à nouveau se réunir mercredi à partir de 16h et jeudi pour poursuivre l'examen de ce plan."Nous avons mis sur la table plusieurs idées...
commentaires (1)

92 milliards dollars c est la somme exacte que possède 3 milliardaires au Liban.qu on m explique ou ils ont trouvé cet argent en si peu de temps? il faut les mettre à contribution les donateurs ne sont pas dupes.

youssef barada

18 h 52, le 08 avril 2020

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Commentaires (1)

  • 92 milliards dollars c est la somme exacte que possède 3 milliardaires au Liban.qu on m explique ou ils ont trouvé cet argent en si peu de temps? il faut les mettre à contribution les donateurs ne sont pas dupes.

    youssef barada

    18 h 52, le 08 avril 2020

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