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À La Une - Liban

Coronavirus : les autorités libanaises affirment que toutes les "mesures responsables" sont prises

"Les mesures que nous prenons aujourd'hui avec les avions iraniens et italiens garantissent une non-propagation du virus, s'il est détecté à bord de ces appareils", assure Hamad Hassan au palais de Baabda.

"Conter le coronavirus", peut-on lire sur la pancarte derrière ce vendeur d'oranges, installé devant l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri, où se trouve une Libanaise atteinte du coronavirus. Photo Hassan Assal

Le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan, a de nouveau tenté lundi de rassurer la population en défendant les "mesures responsables" prises à l'aéroport international de Beyrouth (AIB), où deux avions en provenance d'Iran et un autre en provenance d'Italie, deux des principaux foyers du coronavirus, ont atterri aujourd'hui, trois jours après l'annonce d'un premier cas au Liban.

"Je veux rassurer et affirmer que les mesures à l'aéroport de Beyrouth sont des mesures responsables, prises en coordination directe avec l'Organisation mondiale de la Santé" (OMS), a déclaré M. Hassan à l'issue d'un entretien avec le président Michel Aoun à Baabda, au cours duquel les derniers développements sur ce dossier ont été évoqués. "Nous appelons le peuple libanais à avoir confiance dans les mesures prises. La panique hystérique est inacceptable", a-t-il ajouté, avant de souligner que "les mesures que nous prenons aujourd'hui avec les appareils iranien et italien garantissent une non-propagation du coronavirus, s'il est détecté à bord de ces avions".

Un premier avion, transportant 210 passagers, de la compagnie Iran Air en provenance de Téhéran, en Iran, l'un des principaux foyers du coronavirus, a atterri lundi peu avant 10 heures à l'AIB. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'équipage et les passagers de l'appareil ont été soumis à des examens de contrôle par une équipe médicale avant leur débarquement par des couloirs spéciaux pour éviter tout contact avec d'autres voyageurs présents à l'AIB. Les tests sur ces passagers se sont avérés négatifs. L'Ani précise que les passeports sont placés dans des boîtes hermétiques lors des contrôles de la Sûreté générale. Un deuxième vol en provenance de Machhad devrait atterrir à l'aéroport de Beyrouth à 18h55. Il y a trois vols hebdomadaires de et vers l’Iran, deux le lundi et un le jeudi.

Un autre vol en provenance d'Italie a atterri à l'aéroport de Beyrouth dans l'après-midi. L'équipage et les passagers de l'appareil ont également été soumis à des examens de contrôle par une équipe médicale, et les tests se sont avérés négatifs.

Dans ce contexte, Le porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies, Andrea Tenenti, a assuré que la Finul avait pris "toutes les mesures nécessaires de prévention contre le coronavirus", en coopération avec ses unités médicales, afin d’éviter toute contamination parmi ses 11.000 hommes.



(Lire aussi : Coronavirus : le Liban annonce de nouvelles mesures, dont l'interdiction de voyager dans des régions touchées)


Les réunions officielles se sont multipliées durant le week-end écoulé pour débattre des moyens de contenir le risque de propagation du coronavirus Dimanche, 22 stérilisateurs dernier cri ont été installés sur l’ensemble des rampes des escalators et des tapis roulants de l’AIB pour éviter toute contamination.

La première patiente infectée par le virus, une femme de 45 ans actuellement hospitalisée et mise en quarantaine à l’hôpital gouvernemental Rafic Hariri, était arrivée au Liban la semaine dernière à bord d’un avion en provenance d’Iran : elle avait séjourné plusieurs mois dans la ville de Qom.

Jusqu’à dimanche soir, aucun autre cas de contamination n’avait été confirmé au Liban, selon le communiqué de l’hôpital Rafic Hariri. Quatre personnes restent néanmoins en quarantaine à l’hôpital (outre le cas avéré).



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Le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan, a de nouveau tenté lundi de rassurer la population en défendant les "mesures responsables" prises à l'aéroport international de Beyrouth (AIB), où deux avions en provenance d'Iran et un autre en provenance d'Italie, deux des principaux foyers du coronavirus, ont atterri aujourd'hui, trois jours après l'annonce d'un premier cas au Liban."Je...
commentaires (5)

SOUHAITONS-LE !

LA LIBRE EXPRESSION

16 h 11, le 24 février 2020

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Commentaires (5)

  • SOUHAITONS-LE !

    LA LIBRE EXPRESSION

    16 h 11, le 24 février 2020

  • Je veux rassurer et affirmer que les mesures à l'aéroport de Beyrouth sont des mesures responsables: peut on savoir ce que sont ces mesures ? comment le liban parvient-il donc a detecter les passager transportant le COVID19 ?? mon dieu, les états les plus avancée de la planète n'y arrivent pas !! a-t-il donc fait un test de dépistage pour chaque passager ? Bravo !! car ni le Japon ni les USA ne disposent de moyens pareils ! les virus nee connaissent ni politiques , ni religions, on doit arrêter les vols en provenances des lui zones contaminées qu'elle soit bouddhiste, catholique, , chiite ou satanique, le virus n'a pas de fois.

    Aboumatta

    14 h 53, le 24 février 2020

  • Il suffit qu'un seul cas se déclare plusieurs jours après l'atterrissage ,entre-temps il aurait contaminé pas mal de personnes de son entourage. Les revenants devraient dès leur arrivée, être isolés en quarantaine, en un endroit prévu à l'avance,une école ou un hôtel aménagé, tout proche de l'aéroport ,la durée nécessaire pour éviter des contaminations éventuelle à large échelle.

    Esber

    13 h 18, le 24 février 2020

  • Ne faudra-t-il pas réduire les voyages entre les pays contaminés pour plus de sécurité ?

    Antoine Sabbagha

    13 h 17, le 24 février 2020

  • Même celles de ne plus permettre aux avions venants d'Italie de se poser à Beyrouth? On a la preuve que leurs virus sont bêtes et méchants .

    FRIK-A-FRAK

    12 h 25, le 24 février 2020

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