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Moody’s dégrade encore une fois la note du Liban

Finance

L’agence estime que « les créanciers subiront probablement des pertes substantielles dans une (éventuelle) restructuration de la dette publique à court terme, devenue inévitable ».

K.O. | OLJ
21/02/2020

Moody’s, l’une des trois principales agences de notation américaines avec Fitch et Standard & Poor’s, a dégradé vendredi la note souveraine du Liban de « Caa2 » à « Ca », avec une perspective « stable ». Ce nouvel abaissement de la notation  du pays vient confirmer selon Moody’s les raisons pour lesquelles elle avait décidé une dégradation de cette notation en novembre dernier qu’elle justifiait par la possibilité « accrue » que le pays procède à un « rééchelonnement de la dette ou toute autre opération de gestion de passif qui constitue un défaut », selon sa définition. En janvier 2019, Moody’s avait aussi choisi de dégrader la note souveraine du Liban.

Ce nouvel abaissement, le troisième depuis janvier 2019 donc, a été décidé à l’issue d’une réunion tenue mercredi par un comité de notation. L’agence estime désormais que « les créanciers subiront probablement des pertes substantielles dans une (éventuelle) restructuration de la dette publique à court terme, devenue inévitable, compte tenu de la détérioration rapide des conditions économiques et financières qui menace de plus en plus la soutenabilité de la dette et l’ancrage de la livre au dollar ».



(Lire aussi : Aoun promet des mesures pour assurer la stabilité monétaire et les "droits des citoyens")



Cette annonce intervient au moment où les cercles économiques et politiques au Liban débattent de l’opportunité, dans un contexte de crise économique et financière aiguë, de rembourser en mars des eurobonds qui s’élèvent à 1,2 milliard de dollars. Certains milieux prônent de négocier dès à présent avec les créanciers de l’État une restructuration de la dette. Le gouvernement de Hassane Diab, qui s’est donné jusqu’à fin février pour trancher, a déjà fait un premier pas vers la restructuration de la dette. Il doit ouvrir sous peu les plis de deux appels à propositions lancés mercredi afin de sélectionner un cabinet de conseil financier international et un cabinet d’avocats international pour l’épauler dans ce processus.


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Georges Lebon

Personne ne doit être surpris de passer de "risque élevé" à "ultra spéculatif" dans le contexte actuel.
Peut-on utiliser les réserves d'or dont on se vantait avant la crise pour rembourser la dette et regagner la confiance des marchés plutôt que payer des intérêts et pénalités, et être lâché par tous les créanciers du monde ?

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