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À La Une - liban

Tirs dans le commissariat d'Ouzaï : le capitaine Jalal Chreif tué, deux sous-officiers blessés

Le Premier ministre Hassane Diab condamne une attaque visant "le prestige de l'Etat".

L'officier Jalal Chreif, tué par balles mardi 11 février 2020 dans le commissariat d'Ouzaï. Photo tirée du compte Twitter des FSI.

Un homme a tiré mardi à l'intérieur du commissariat d'Ouzaï, au sud de Beyrouth, tuant le chef du poste, l'officier Jalal Chreif, et blessant deux adjudants-chef, Ziad el-Attar et Ali Amhaz, ont annoncé les Forces de sécurité intérieure sur leur site. Le capitaine Chreif a été promu à titre posthume au grade de commandant.

Des sources militaires ont confié à notre correspondante Hoda Chedid que l'officier Chreif est le fils du général Ali Chreif, le bras droit du chef des renseignements militaires. Ces sources ont démenti que l'officier Chreif ait été victime d'une crise cardiaque après avoir appris le décès de son fils.

Selon les informations de la chaîne LBCI, qui cite des sources de sécurité anonymes, le tireur, le Libanais Hassan Hussein, dont l'identité a été confirmée par les FSI, s'est rendu au commissariat pour voir son frère qui y est détenu. Une dispute verbale a alors éclaté entre les deux frères, poussant le capitaine Jalal Chreif à intervenir. Le suspect lui a alors subtilisé son arme avant d'ouvrir le feu contre lui, le tuant sur le champ. Il a ensuite blessé deux adjudants-chefs, avant de retourner l'arme contre lui-même et de se donner la mort. La LBCI indique que suite à cet incident, 28 prisonniers ont réussi à s'évader. Quinze d'entre eux ont été de nouveau arrêtés par les renseignements de l'armée, dont le frère du tireur.


Condamnations en série
Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Peter Germanos, s'est rendu sur les lieux de l'incident. "Ce qui s'est passé est douloureux et est le résultat de la surpopulation carcérale. Nous devons régler ce problème sans tarder car nous craignons que ce qui s'est passé aujourd'hui ne se reproduise", a-t-il confié à la chaîne LBCI.

Le directeur général des FSI, le général Imad Osman, s'est lui aussi rendu sur place, dénonçant à son tour la surpopulation carcérale. "Par cet incident, les FSI paient le prix d'une surpopulation carcérale inacceptable. Nous devons nous épauler pour résoudre cette crise difficile", a-t-il déclaré.


Le Premier ministre Hassane Diab a condamné une attaque visant "le prestige de l'Etat", présentant ses condoléances aux familles des victimes. "La sécurité est une ligne rouge et nous n'accepterons pas que le prestige de l'Etat soit bafoué", a-t-il ajouté. Et de conclure : "Il faut se rassembler autour de l'Etat et protéger ses institutions qui protègent le pays".

Le ministre de l'Intérieur Mohammad Fahmi a quant à lui affirmé que "si les Forces de sécurité intérieure devaient offrir plus de martyrs, elles le feront". "Paix à l'âme du capitaine Jalal Chreif à qui nous disons :  La dignité des martyrs relève de la dignité de l’État. Nous souhaitons également un prompt rétablissement aux adjudants-chef Ziad el-Attar et Ali Amhaz".

Pour sa part, la ministre de la Défense, Zeina Acar, a dit avoir appris avec "une douleur profonde le grave incident qui a touché les forces de sécurité intérieure au commissariat d'Ouzaï". "Tous les efforts se concentrent en ce moment sur la capture des hors-la-loi, qu'ils se trouvent dans le caza de Hermel, ou à Beyrouth", sachant que dimanche, trois militaires ont été tués par des repris de justice lors d'une course-poursuite dans le Hermel. "Mes respects aux martyrs, aux blessés et à leurs familles. Nous sommes tous avec les forces armées (...)", a-t-elle conclu.

Le courant du Futur de Saad Hariri a de son côté "condamné à tous les niveaux ce crime abject", appelant à "être intransigeant avec toute forme d'actes illégaux".



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Un homme a tiré mardi à l'intérieur du commissariat d'Ouzaï, au sud de Beyrouth, tuant le chef du poste, l'officier Jalal Chreif, et blessant deux adjudants-chef, Ziad el-Attar et Ali Amhaz, ont annoncé les Forces de sécurité intérieure sur leur site. Le capitaine Chreif a été promu à titre posthume au grade de commandant. Des sources militaires ont confié à notre correspondante ...

commentaires (10)

Rien de surprenant dans un pays où on tape sur les honnêtes gens et on s'incline devant les voyous. Hémiha haramiha. Entre-temps, des militaires et des forces de l'ordre tombent sous les balles de ces mêmes voyous. Paix à leur âme.

Sissi zayyat

17 h 45, le 12 février 2020

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Commentaires (10)

  • Rien de surprenant dans un pays où on tape sur les honnêtes gens et on s'incline devant les voyous. Hémiha haramiha. Entre-temps, des militaires et des forces de l'ordre tombent sous les balles de ces mêmes voyous. Paix à leur âme.

    Sissi zayyat

    17 h 45, le 12 février 2020

  • MES CONDOLEANCES AUX DEUXS MARTYRS DONC DE CET IGNOBLE INCIDENT A OUZAI METTONS LES POINTS SUR LES i Qui sont ces assassins? des personnes a l'affiliation connue qui meme sans le soutien de leurs chefs,( du moins je l'espere fortement ) se sentent libre de faire ce qu'ils veulent et ou ils le veulent APRES TOUT N'EST CE PAS UN DEPUTE LUI MEME QUI N'A PAS HESITE A TIRE SON ARME DANS UN COMMISSARIAT DE POLICE IL Y A QUELQUE TEMPS? TEL PERE , TEL FILS

    LA VERITE

    16 h 20, le 12 février 2020

  • Mais c'est pas vrai ! Combien d'officiers doivent tomber sous les balles de ces bandits sans foi ni loi, trafiquants de drogue, Voleur, Kidnappeur, Assassins !?! Le tout premier officier martyr de l'armee libanaise, le lieutenant AbouSleiman, est tombé sous leurs balles ! au Hermel ! Marre a la fin ! une pensée tres triste pour cet officier fauché dans la fleur de l'age.

    Lebinlon

    11 h 05, le 12 février 2020

  • "...le prestige de l'Etat..." mot employé sans cesse ces derniers temps par nos chers responsables de cet Etat, même à l'occasion de tragédies comme celle de Ouzaï... Notre pays est couvert de déchets, les prisons surpeuplées et sales, une vraie honte pour notre classe dirigeante, nous avons encore des bidonvilles ignobles au coeur de Beyrouth, pas très éloignés des palais et résidences luxueuses de certains responsables, et ils osent encore évoquer "le prestige de l'Etat"...??? Irène Saïd

    Irene Said

    09 h 43, le 12 février 2020

  • hein??? Le prestige de l'état ??!!!!!!!!!!!!!!!! Quel état?? Celui de cette bande de voyous?? Ce n'est pas l'état dont aspire les libanais. Celui des officiers qui servent à porter les affaires de shopping , de Madame, épouse du ministre?? Il est où le prestige dans ce cas??

    radiosatellite.co

    23 h 03, le 11 février 2020

  • Les usa ont évolués du Wild Wild West à l'état moderne que l'on connait. Comme à toute action il y a une réaction, dans la même periode le Liban est passé de Suisse de l'Orient qui berçait son peuple dans l'espoir dune vie meilleure, à...une benne nauséabonde avec son oeuple entouré d'ordures vivantes et vivaces!! Allez hop! On s'entretue gaiement en attendant que le président fort nous sort de cette m.... que le hezb libère la palestine, que l'homme marche sur mars et que le voyage dans le temps nous donne enfin l'espoir de s'échapper à ce cauchemar!!

    Wlek Sanferlou

    22 h 57, le 11 février 2020

  • TRES REGRETTABLE. LES INCIDENTS SE SUIVENT. LES VOYOUS SE DONNENT LIBRE COURS. OU EST L,ETAT FORT ?

    LA LIBRE EXPRESSION.

    22 h 43, le 11 février 2020

  • Et ce n'est que le début. Si Diab aoun' bassil et compagnie ce sera une syrianization du Liban. On va allé vers se qui se oasse en syrie

    ANTOINE

    21 h 29, le 11 février 2020

  • Un régime délétère pousse les hors-la-loi et les assassins à donner libre cours à leur sinistre et criminel instinct bestial. Dans la Béqaa-Nord avant hier, à Ouzaï aujourd'hui. L'élite des FSI et de l'armée sont leurs cibles préférées. Je m'incline devant la noble carrière patriotique et le souvenir du capitaine Jalal Chreif. Toutes mes condoléances et les plus attristées à Son père et à toute sa famille. Le capitaine Jalal Chreif est mort au champ d'honneur du Liban, sa Patrie. Allah Yerhamou. Chahine Bouez

    Honneur et Patrie

    21 h 16, le 11 février 2020

  • Des zones ou la sécurité est gérée pas un certain hezeb c est ca ? En tout cas maintenant qu'ils sont au pouvoir, vont il oser poursuivre leur propres voyous ?

    Aboumatta

    20 h 49, le 11 février 2020

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