Le député FL Wehbé Katicha et le député PSP Bilal Abdallah. Photos d'archies OLJ et Ani
Les Forces libanaises et le Parti socialiste progressiste ne devraient pas voter la confiance au gouvernement de Hassane Diab, parrainé par les formations du 8 Mars, qui doit finaliser lundi sa déclaration ministérielle, ont déclaré dimanche deux députés affiliés aux partis de Samir Geagea et de Walid Joumblatt.
"Le groupe de la République forte ne votera pas la confiance au gouvernement, car la façon dont il a été formé va à l'encontre de nos orientations", a affirmé Wehbé Katicha, député FL, dans une intervention sur la chaîne locale LBCI, précisant que la présence ou non du groupe à la Chambre était encore à l'étude. "La confiance s'accorde ou non sur la base du profil du cabinet et de sa vision économique", a-t-il ajouté, soulignant que c'est la "lecture entre les lignes" de la déclaration ministérielle qui définira l'action du gouvernement.
"La Rencontre démocratique s'oriente vers un vote négatif au cabinet Diab, a déclaré pour sa part le député PSP Bilal Abdallah, précisant qu'il fallait séparer le vote de confiance du fait de "donner une chance au gouvernement". "Ce cabinet est celui de la majorité. En tant que minorité parlementaire, il est de notre devoir de jouer le rôle d'une opposition responsable et constructive", a-t-il ajouté, laissant sous-entendre que le groupe joumblattiste assistera à la séance parlementaire consacrée au vote de confiance.De son côté, le cheikh Nabil Kaouk, membre du Conseil central du Hezbollah, a affirmé que "la position nationale exige d'accorder la confiance" au cabinet Diab.
La première mouture complète de la déclaration ministérielle du gouvernement de Hassane Diab, sur base duquel le cabinet doit demander au Parlement de lui accorder sa confiance, a été finalisée samedi. Le texte fera l'objet d'une "lecture définitive" par la commission de rédaction lors d'une réunion prévue lundi à 13h, avant d'être présenté pour approbation en Conseil des ministres.
Selon une source ministérielle citée par la LBCI, la déclaration sera "différente des précédentes". "Elle se concentrera surtout sur les questions financières et économiques et fixera un délai précis pour l'application de certaines réformes", ajoute cette source.
Le Liban traverse sa plus grave crise économique et financière depuis 30 ans, couplée à une révolte populaire sans précédent déclenchée le 17 octobre, qui avait provoqué la chute du gouvernement de Saad Hariri.
Samedi, pour la troisième semaine consécutive, des centaines de Libanais qui contestent le pouvoir politique ont participé à une série de marches à Beyrouth et en région.
Dans ce contexte, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a affirmé ce dimanche que le pouvoir n'avait pas "le droit de répondre par la violence aux revendications pacifiques et légitimes", ajoutant dans le même temps que "les protestataires n'ont pas le droit, eux, d'outrepasser les règles constitutionnelles".
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Si les représentants de HB disent qu'il faut accorder la confiance à ce gouvernement, cela veut dire que nous allons droit dans le mur et qu'il faut tout faire pour que ce gouvernement n'obtienne pas la confiance afin qu'il ne réitéré les mêmes astuces depuis des décennies pour enfoncer encore plus le pays. Malheureusement une erreur aussi minime soit elle peut achever notre pays au grand dam de ces citoyens. Les vendus eux iront jouir de leurs butins volés loin du pays puisque la justice refuse de se pencher sur leurs dossiers pour les condamner pour tous les forfaits commis et on se demande pourquoi.
14 h 53, le 02 février 2020