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À La Une - Arabie saoudite

Mystères, "bavures" et controverses sous MBS

Yémen, Qatar, Hariri, Khashoggi...L'Arabie saoudite a été au centre de plusieurs controverses depuis l'avènement du prince héritier en juin 2017.

Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane lors d'une conférence à Riyad, le 24 octobre 2017. AFP/Archives

L'Arabie saoudite, où cinq personnes ont été condamnées à mort pour le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, a été au centre de plusieurs controverses depuis l'avènement du prince héritier Mohammad ben Salmane, surnommé MBS, en juin 2017.

La CIA et Agnès Callamard, rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions sommaires, ont mis en cause dans l'assassinat le prince héritier et homme fort du pays qui dément avoir ordonné l'assassinat du journaliste même s'il dit en porter la responsabilité en tant que dirigeant du royaume.

Parallèlement à une série de réformes et une politique de modernisation, la répression contre les dissidents, notamment des religieux, des intellectuels ou des féministes, s'est accentuée.


Guerre au Yémen
L'Arabie saoudite, engagée depuis mars 2015 dans une intervention militaire au Yémen, a été accusée de multiples "bavures" contre des civils : le 9 août 2018, 51 personnes, dont 40 enfants, ont été tuées dans une frappe aérienne sur leur bus à Saada. La coalition, dirigée par Riyad, a reconnu des "erreurs", mais accuse les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, d'utiliser les civils comme boucliers humains.

L'Arabie saoudite fait face à de nombreuses critiques et accusations de crimes de guerre au Yémen, où le conflit a fait plusieurs milliers de morts, en majorité des civils, et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon les Nations unies. Elle semble chercher actuellement une porte de sortie au Yémen où elle a parrainé cet été un accord de partage du pouvoir, dans le sud, entre les indépendantistes et le gouvernement yéménite qu'elle soutient dans l'espoir de voir cet accord préfigurer un accord de paix global.


Blocus du Qatar
L'Arabie saoudite et ses alliés, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte, ont rompu tous les liens diplomatiques avec le Qatar et lui ont imposé un blocus économique en juin 2017. Les quatre pays ont accusé Doha de soutenir les islamistes radicaux, dont les Frères musulmans, et de chercher à resserrer les liens Téhéran, rival de Riyad, ce que le Qatar nie avec véhémence. Le bloc dirigé par l'Arabie saoudite a formulé 13 demandes pour résoudre le différend, notamment la fermeture de la chaîne de télévision al-Jazeera, jugée hostile à Riyad.

Cependant, ces dernières semaines, Riyad semble adopter une approche de désescalade. Les analystes affirment que le rapprochement semble se dessiner sans concessions majeures de la part de Doha.


"Prison dorée" au Ritz-Carlton
En septembre 2017, les autorités saoudiennes arrêtent une vingtaine de personnes, dont des prédicateurs influents et des intellectuels. Le 4 novembre 2017, une vaste campagne anticorruption est lancée subitement, sous l'impulsion de MBS. L'hôtel de luxe Ritz-Carlton de Ryiad va servir pendant trois mois de "prison dorée" pour des dizaines de princes et hauts responsables au centre d'une purge. Nombre des suspects, dont le prince milliardaire Al-Walid ben Talal, sont libérés après des "arrangements" financiers avec les autorités.


Fausse démission de Hariri
Le 4 novembre 2017, le Premier ministre libanais Saad Hariri annonce, à la surprise générale, sa démission depuis Riyad, accusant le Hezbollah et l'Iran de "mainmise" sur son pays. La France intervient pour trouver une porte de sortie. Saad Hariri rentre au Liban trois semaines plus tard, et renonce à démissionner. L'Arabie saoudite, accusée d'avoir forcé M. Hariri à quitter ses fonctions et de l'avoir retenu contre son gré, a démenti.


Mort de Khashoggi
Dix-sept jours après la disparition de Jamal Khashoggi, l'Arabie saoudite a admis que le journaliste saoudien avait été tué lors d'une rixe, à l'intérieur du consulat du royaume à Istanbul. Jusqu'ici, Riyad affirmait que Khashoggi, qui était entré le 2 octobre 2018 au consulat pour des démarches administratives, en était ressorti et les autorités saoudiennes avaient qualifié de "sans fondement" des accusations de responsables turcs selon lesquelles il avait été tué dans les locaux de la mission diplomatique. L'Arabie saoudite, dont l'image a terriblement souffert de cette affaire, a annoncé dans la foulée la destitution de deux proches collaborateurs du jeune et puissant prince héritier.

Critique envers MBS, Khashoggi vivait en exil depuis 2017 aux Etats-Unis où il collaborait notamment avec le Washington Post. Selon plusieurs médias du Moyen-Orient, le journaliste aurait été torturé, décapité et son corps démembré.


Pour mémoire

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L'Arabie saoudite, où cinq personnes ont été condamnées à mort pour le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, a été au centre de plusieurs controverses depuis l'avènement du prince héritier Mohammad ben Salmane, surnommé MBS, en juin 2017. La CIA et Agnès Callamard, rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions sommaires, ont mis en cause dans l'assassinat le...

commentaires (2)

L,ARABIE FAIT DES PROGRES MEME SI TRES TIMIDES. LE VRAI PROBLEME RESIDE AVEC L,AUTRE FACE DE LA MEME MONNAIE QUI EST LA PLUS OBSCURE ET LA PLUS ARRIEREE ...

SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

12 h 12, le 24 décembre 2019

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Commentaires (2)

  • L,ARABIE FAIT DES PROGRES MEME SI TRES TIMIDES. LE VRAI PROBLEME RESIDE AVEC L,AUTRE FACE DE LA MEME MONNAIE QUI EST LA PLUS OBSCURE ET LA PLUS ARRIEREE ...

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    12 h 12, le 24 décembre 2019

  • ON A TERMINÉ AVEC L'ARABIE SAOUDITE JE L'ESPÈRE. RESTE LE GROS VRAI PROBLÈME L'IRAN ET SES MOLLAHS.

    Gebran Eid

    23 h 55, le 23 décembre 2019

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