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Campus

Tripoli : la tradition du vivre-ensemble

Table ronde

L’événement se tiendra le 11 octobre au campus du Liban-Nord de l’USJ.

05/10/2019

« Tripoli : tradition du vivre-ensemble et plate-forme d’avenir » : c’est le titre d’une table ronde organisée par Travaux et jour, la revue pluridisciplinaire et bisannuelle de l’Université Saint-Joseph, le 11 octobre au campus de l’USJ du Liban-Nord (Koura). La table ronde a pour objectif de présenter le dernier numéro de la revue, publié sous le titre « Retrouver Tripoli-la-parfumée ».

L’USJ s’est une nouvelle fois attelée à un travail colossal : elle s’est fixé cette fois-ci pour objectif de redonner ses titres de noblesse à la deuxième ville la plus importante du pays, qui pâtit d’une image trop souvent négative. Autrement dit : « Il s’agit de rendre justice et hommage à l’image de Tripoli », annonce le professeur Antoine Courban, rédacteur en chef de Travaux et jours depuis 2016. Convaincu que « c’est au sein de l’université que se fabrique la cité et pas l’inverse », le professeur Antoine Courban espère que ce dernier numéro de la revue « rendra aux Tripolitains la confiance en leur ville ». « Je souhaite que cette publication renforce la tradition du vivre-ensemble et accentue le sentiment d’appartenance à la ville. La ville comme lieu originelle de l’identité individuelle, j’entends. Seul un cadre d’urbanité autorise cela », estime-t-il. Médecin et chirurgien de formation, professeur à l’USJ et chroniqueur régulier à L’Orient-Le Jour, il explique : « Avec cette revue, nous cherchons à montrer la qualité du travail universitaire, dans cet univers de délitement du Liban, de sa société, de sa culture. Il y a encore des archipels, des îlots de haute qualité culturelle ; et la meilleure qualité est l’esprit universitaire, nous avons voulu montrer ce que l’esprit universitaire est encore capable de produire. » Ce à quoi il ajoute : « Chaque revue, chaque dossier est rattaché à des institutions de l’USJ : ce numéro a été fait en partenariat avec le campus du Liban-Nord (CLN), celui d’avant, qui était consacré à la loi électorale, avec la faculté de droit. L’idée est d’impliquer la communauté universitaire, qu’elle sente que cette revue est bien la sienne, qu’elle est bien leur voix. »

« Le sol de sa cité on l’emporte à la semelle de sa chaussure »

Malgré la nostalgie d’un paradis perdu et le diagnostic d’un appauvrissement continu au cours de ces dernières décennies, la ville de Tripoli est présentée dans la revue comme une ville d’avenir. Raison pour laquelle le premier des huit dossiers qui composent la majeure partie des presque 200 pages de la revue est celui de la ministre de l’intérieur, Raya el-Hassan, comme l’explique Antoine Courban : « Mme Raya el-Hassan, qui est originaire de Tripoli, ministre et directrice de l’Institut d’études et de prospective économique, a fait une étude magnifique sur les potentialités de la ville. Je ne pouvais pas avoir meilleur collaborateur. Mettre son discours en premier a été un choix délibéré : j’ai voulu présenter d’abord les solutions, un message d’espoir et de prospective. » Résultat, Fadia Alam Gemayel, directrice du CLN, affirme que suite à la publication, « il y a eu beaucoup de retours très positifs, notamment à propos de certains articles qui montrent vraiment que Tripoli a un avenir brillant, qu’elle a aussi un potentiel économique, social, culturel, artistique… Il est dommage que Tripoli soit trop souvent associée à un sentiment nostalgique ». Et de rappeler que l’USJ a installé le campus en question au cœur de Tripoli en 1977. « Ce n’est qu’en 1995 qu’il a été déplacé dans le Koura. Mais nos étudiants restent en majorité des Tripolitains. Et malgré toute la concurrence et la crise économique et financière du pays, l’USJ au Liban-Nord se porte bien. On a augmenté nos effectifs par rapport à l’année passée ; on a ouvert un master dans le département de lettres françaises, on a lancé les deux premières années la faculté d’ingénierie, et la faculté des sciences se développe… C’est très encourageant. »

Comme pour attester concrètement de cet attachement au vivre-ensemble, et en attendant la sortie au Salon du Livre le 14 novembre du prochain numéro de Travaux et jours qui sera consacré à la laïcité et au confessionnalisme, l’USJ réunira au CLN le vendredi 11 octobre à 16h le mufti de Tripoli, Malek Chaar, l’archevêque grec-orthodoxe, Ephrem Kyriakos, ainsi que le juriste et mécène tripolitain Saba K. Zreik, autour de la table ronde présidée par le professeur Antoine Courban, en présence de Fadia Alam Gemayel et du recteur de l’USJ, le Pr Salim Daccache.

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