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Économie

Blé, médicaments et carburant importés en dollars : la BDL passe à l’action

Monnaie

La Banque du Liban indique qu’elle va émettre une circulaire pour réguler le financement des importations de blé et d’autres produits réglés en dollars.

25/09/2019

Alors que les distributeurs de carburant ont décidé lundi de reporter de deux jours leur grève visant à dénoncer les difficultés qu’ils rencontrent pour changer leurs livres libanaises en dollars dans le cadre de leur activité, c’est désormais au tour des minotiers de faire part de leurs inquiétudes concernant le resserrement par le secteur bancaire de la circulation du billet vert sur le marché.

Le rassemblement des fabricants de farine – qui comptent une douzaine de membres – s’est réuni hier afin d’appeler le gouvernement à trouver rapidement une solution, lui reprochant notamment d’ignorer leurs appels récurrents depuis plusieurs semaines. Le Liban importe l’essentiel de ses besoins de blé, que les minotiers achètent en dollars à l’international à des prix qui évoluent selon les cours mondiaux des céréales. Comme pour le carburant, ce blé est ensuite revendu principalement en livres sur le marché local.


(Lire aussi : Pas de pénurie de dollars dans les banques libanaises, affirme Salamé)

Réserves « stratégiques »

« Les minotiers ne peuvent pas s’engager à acheter des stocks si les banques ne leur garantissent pas que les liquidités seront disponibles pour régler leurs fournisseurs », explique une source proche du rassemblement. Une explication confirmée par un de ses membres, Hassan Assaf, qui s’est entretenu avec Reuters. M. Assaf indique que les banques ont commencé à progressivement limiter l’approvisionnement en dollars depuis deux mois et que les réserves de blé n’atteignaient plus que deux mois de stocks au maximum, contre quatre avant. Dans le communiqué publié à l’issue d’une réunion entre ses membres hier, le rassemblement des fabricants de farine souligne lui aussi que les réserves de blé ont baissé pour atteindre un niveau « dangereux ». « La situation est d’autant moins tenable que le blé est généralement livré avec une période de décalage qui évolue en fonction de la provenance du blé acheté et que le ministère de l’Économie et du Commerce impose aux minotiers de conserver des réserves stratégiques équivalentes à au moins trois mois de stocks », ajoute la source précitée. La quantité de ces réserves « stratégiques » varie d’un minotier à l’autre et est généralement calculée au prorata de la production annuelle de farine. L’inquiétude des minotiers a fait réagir la Banque du Liban. Dans un communiqué publié hier soir, la banque centrale a affirmé qu’elle allait « émettre une circulaire mardi prochain qui régule le financement des importations de blé, de médicaments et de carburant en dollar » après avoir consulté le président Michel Aoun, le Premier ministre Saad Hariri, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, ainsi que « les autres ministres concernés ».

L’économie libanaise est dollarisée et le taux de change entre la livre et le dollar est fixé par la Banque du Liban (BDL) depuis 1997 (1 507,5 livres pour un dollar). Mais les récentes pressions sur la stabilité financière du pays contraignent la banque centrale à limiter la circulation de devises sur le marché pour notamment maintenir le niveau de ses réserves et la croissance des dépôts bancaires, et ainsi être capable de continuer à gérer l’endettement public, la dollarisation de l’économie et le taux de change fixe. Plusieurs banques ont, dans ce contexte, limité les plafonds et conditions de retraits de billets verts, que ce soit via les distributeurs automatiques de billets ou les guichets, s’il s’agit de comptes en livres ou de comptes bloqués en dollars. Cette situation a logiquement affecté l’activité des cambistes, qui se procurent généralement les devises qu’ils vendent sur le marché ou auprès des banques, et provoqué une flambée du prix du dollar en dehors du secteur bancaire, qui doit respecter les marges imposées par la BDL (le prix maximum actuel se située aux environs de 1 518 livres). Selon Hassan Assaf, certains bureaux de change vendent le dollar à 1 580 livres.

La combinaison de ces facteurs a alimenté les inquiétudes des représentants du secteur privé (voir par ailleurs) ainsi que des clients des banques. Pour tenter de rassurer le marché, le gouverneur de la BDL a assuré, lundi, que le Liban ne souffrait pas d’une pénurie de dollars, ajoutant que les banques du pays peuvent « répondre aux besoins de leurs clients dans cette devise ». En visite au Liban cette semaine, le secrétaire adjoint américain au Trésor pour la Lutte contre le financement du terrorisme, Marshall Billingslea, a, pour sa part, écarté tout lien entre la pression américaine sur le Hezbollah et la décision de la BDL de limiter la circulation du dollar. Enfin, le gouvernement a approuvé la semaine dernière le projet de décret concernant la structure financière du fonds d’aides pour les locataires et le paiement de compensations financières aux producteurs de blé et d’orge, ce qui devrait au moins garantir une partie des besoins du pays, même si cela reste insuffisant.


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Gros Gnon

Il faudrait prendre les deux mesures simples suivantes:

1. Obliger TOUS les hommes politiques libanais à rapatrier leurs comptes à l’étranger (et ceux de leurs proches, sinon ce serait trop simple...)

2. Obliger TOUS les hommes politiques libanais à convertir leurs comptes en devises en livres libanaises

D’abord ça multiplierait par 10 (au moins) la disponibilité du dollar, et puis ça aura l’avantage de se sentir plus concernés, et donc de moins faire les imbéciles

Moussalli Georges

Si la Banque du Liban n'avait pas passé à l'action chaque fois que les gouvernements successifs se sont trouvés à court d'argent à gaspiller et à laisser voler nous n'en serions pas là où nous sommes.
Nous sommes pris dansun tourbillon et ne pourrons jamais stabiliser notre situation financière sans pendre d’urgence les mesures suivantes :
1) Mettre en prison les corrompus et les corrupteurs,
2) Déclarer la faillite du Liban et adopter un rééchelonnement de la dette publique à des taux d’intérêts réduits,
3) Supprimer la livre libanaise et adopter le Dollar comme monnaie officielle du pays,
4) Faire de la Banque du Liban une banque destinée uniquement à tenir les comptes du secteur public,
5) Faire de la commission de contrôle des banques une entité dépendant directement du premier ministre,
6) Convertir les comptes des banques libanaises en dollars. Les dépôts d’un montant supérieur à 50.000.00 USD seront assortis de termes selon des pourcentages à déterminer (exemple : 10% à vue, 10% à 3 mois, 10% à 1 an, 20% à 3ans et 50% à 10 ans). Les dépôts à 1 an, 3 ans et à 10 ans pourront faire l’objet de certificats négociables.
7) Réduire les intérêts sur les dépôts au taux des bons de caisse ou du trésor américains et réduire les taux des crédits bancaires en conséquence,
8) Réduire le nombre des banques à une quinzaine au maximum en forçant leur regroupement,
9)Obliger les banques à avoir dans leurs conseils des administrateurs non-actionnaires indépendants

LA VERITE

VOUS SAVEZ BIEN QUE VOUS ALLEZ DEVALUER BON GRE MALGRE

C'EST JUSTE UNE QUESTION DE TEMPS

QUAND ON PEUT RECEVOIR 10 MILLIARDS POUR AIDER L'ECONOMIE DU PAYS ET QU'ON MET DEUX ANS SANS MEME FAIRE LES REFORMES PROMISES C'EST QU'ON EST INDIGNE DE CES MILLIARDS ET MEME LA FRANCE , AMI DE TOUJOURS DU LIBAN SEMBLE EN AVOIR ASSEZ DE NOUS

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

IL EST REGRETTABLE DE VOIR OU EN EST ARRIVE LE PAYS ET QUE DEPUIS MAI 2018 LES ENGAGEMENTS PRIS POUR LA CEDRE NE SONT TOUJOURS PAS HONORES. LES MESURES D,AUSTERITE ET REFORMES DECIDEES JUSQU,AUJOURD,HUI SONT DE LA BLAGUE.

Liberté de Penser

Pour le simple citoyen que je suis, il me paraît évident que le Liban importe beaucoup plus que ses besoins propres à cause de la présence massive des syriens et sans doute pour détourner certaines sanctions d’importations décidées à l’encontre de la Syrie

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