Arabie Saoudite

Saudi Oger : des expatriés français interpellent une nouvelle fois Hariri

Le Premier ministre libanais "n'a pas tenu parole, et de son côté la diplomatie française ne nous a pas aidés", déclare l'avocate Caroline Wassermann, qui représente plus de 80 anciens expatriés français en Arabie saoudite réclamant 12 millions d'euros.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri le 18 septembre 2019 au Grand sérail. Photo Dalati et Nohra.

Des dizaines d'ex-employés français de Saudi Oger, le défunt groupe de BTP du Premier ministre libanais, Saad Hariri, réclament toujours leurs arriérés de salaires et en appellent aux autorités françaises, alors que le chef du gouvernement libanais est attendu vendredi à Paris.

"M. Hariri s'est engagé solennellement devant la presse en 2017 à faire régler très rapidement la situation des salariés impayés de Saudi Oger", a déclaré jeudi l'avocate Caroline Wassermann, qui représente plus de 80 anciens expatriés français en Arabie saoudite réclamant 12 millions d'euros. "Il n'a pas tenu parole, et de son côté la diplomatie française ne nous a pas aidés".

En visite à Paris en septembre 2017, le Premier ministre libanais s'était engagé auprès du président français Emmanuel Macron à "résoudre ce problème et régler les arriérés de salaire". En novembre 2017, après l'annonce surprise de sa démission depuis Riyad et la médiation française pour qu'il puisse rentrer à Beyrouth, l'Elysée avait affirmé "suivre de près" le dossier.

"Des centaines de gens sont en grande difficulté, des personnes en âge de prendre leur retraite n'ont pas droit à une retraite à taux plein car leurs cotisations n'ont pas été reversées par Saudi Oger", a déploré Caroline Wassermann. "Nous avons la sensation que cette situation laisse M. Hariri d'une indifférence minérale et qu'à l'Elysée on est certainement gêné aux entournures mais pas trop enclin à taper du poing sur la table", a ajouté l'avocate, réclamant des "solutions concrètes et immédiates".

A partir de 2015, la baisse des cours du pétrole, mettant un coup d'arrêt aux grands projets de construction du royaume saoudien, a entraîné l'effondrement du géant du BTP. Saudi Oger a alors licencié ou cessé de payer ses 56.000 employés. Des milliers d'entre eux, pour la plupart issus du sous-continent indien, ont été littéralement abandonnés à leur sort dans les "bases vie" du groupe.


(Pour mémoire : Les anciens employés de Saudi Oger manifestent devant le Grand Sérail)


Fin mai, le comité représentant les intérêts des employés licenciés de Saudi Oger au Liban avait critiqué, lors d’une réunion organisée à Beyrouth, l’inertie de l’Etat libanais et notamment du ministère du Travail et de celui des Affaires étrangères et des Emigrés, vis-à-vis de leur dossier.  L’entreprise n’a plus payé ses 56 000 employés, dont 2 000 Libanais, depuis 2015. Fin 2018, la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) avait indiqué que 800 anciens employés libanais de Saudi Oger réclament encore 800 millions de dollars en arriérés de salaires et indemnités. Selon l’Union nationale des syndicats des travailleurs (Fenasol), qui suit également le dossier, un recours a été déposé à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour faire avancer le dossier dans lequel l’inertie des pouvoirs publics libanais est notamment soulignée.


Saudi Oger et sa filiale française Oger International sont issues de l'entreprise Oger, créée en 1950 par Marcel Oger à Saint-Ouen, près de Paris, et rachetée en 1979 par Rafic Hariri, père de l'actuel Premier ministre.

Saad Hariri rencontrera vendredi matin Emmanuel Macron à l'Elysée. Ce dernier devrait lui confirmer sa venue à Beyrouth en 2020 pour le centenaire de l'Etat du Liban et réaffirmer le soutien de Paris à la force de maintien de paix de l'ONU dans le sud du Liban (Finul), à laquelle participent 800 soldats français.


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Des dizaines d'ex-employés français de Saudi Oger, le défunt groupe de BTP du Premier ministre libanais, Saad Hariri, réclament toujours leurs arriérés de salaires et en appellent aux autorités françaises, alors que le chef du gouvernement libanais est attendu vendredi à Paris.

"M. Hariri s'est engagé solennellement devant la presse en 2017 à faire régler très...

commentaires (4)

80 anciens expatriés français en Arabie saoudite réclamant 12 millions d'euros. CELA FAIT 150.000 EUROS PAR PERSONNE POUR LES FRANCAIS Fin 2018, la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) avait indiqué que 800 anciens employés libanais de Saudi Oger réclament encore 800 millions de dollars en arriérés CELA FAIT UN MILLION DE DOLLARS PAR PERSONNE POUR LES LIBANAIS meme dans ce domaine le Libanais veut ( ou vaut ) plus de 6 fois plus que le Francais si cela correspond aux memes dates de non payement BRAVO : COMBIEN CES EMPLOYES ON PROMIT A CERTAINS POLITICIENS POUR FAIRE PAYER HARRIRI LES 800 MILLIONS CAR MEME DANS CES SOLUTIONS IL Y A DES POTS DE VIN JE SUPPOSE

LA VERITE

13 h 00, le 20 septembre 2019

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Commentaires (4)

  • 80 anciens expatriés français en Arabie saoudite réclamant 12 millions d'euros. CELA FAIT 150.000 EUROS PAR PERSONNE POUR LES FRANCAIS Fin 2018, la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) avait indiqué que 800 anciens employés libanais de Saudi Oger réclament encore 800 millions de dollars en arriérés CELA FAIT UN MILLION DE DOLLARS PAR PERSONNE POUR LES LIBANAIS meme dans ce domaine le Libanais veut ( ou vaut ) plus de 6 fois plus que le Francais si cela correspond aux memes dates de non payement BRAVO : COMBIEN CES EMPLOYES ON PROMIT A CERTAINS POLITICIENS POUR FAIRE PAYER HARRIRI LES 800 MILLIONS CAR MEME DANS CES SOLUTIONS IL Y A DES POTS DE VIN JE SUPPOSE

    LA VERITE

    13 h 00, le 20 septembre 2019

  • HARIRI DOIT HONORER SES ENGAGEMENTS.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    11 h 39, le 20 septembre 2019

  • Il me fait de la peine. On lui règle son compte parce qu'il ne veut certainement pas faire un sale boulot qui a dû lui être demandé de faire pour leur compte. Voilà où mènent certaines fréquentations .

    FRIK-A-FRAK

    22 h 28, le 19 septembre 2019

  • Quel Honte rien a rajouter

    KARIM GHAZZAOUI

    21 h 49, le 19 septembre 2019