Le président libanais, Michel Aoun (à droite), recevant le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, le 23 août 2019. Photo Dalati et Nohra
La diplomatie turque a critiqué dimanche soir le discours prononcé la veille par le chef de l’État libanais, Michel Aoun, à l'occasion du lancement de la commémoration du centenaire de l’État du Grand Liban proclamé le 1er septembre 1920, estimant que certaines déclarations du président Aoun "comportent des messages malveillants à l'encontre de l'Empire ottoman".
Dans son discours, Michel Aoun était revenu sur l'histoire de la fondation du Grand Liban, affirmant notamment que "toutes les tentatives de libération du joug ottoman devaient faire face à de la violence, des combats et des dissensions confessionnelles". "Le terrorisme d’État des Ottomans envers les Libanais, surtout lors de la Première Guerre mondiale, a fait des centaines de milliers de victimes, tuées soit par la famine, la servitude ou la conscription", avait-il ajouté.
"Le discours du président Aoun, prononcé une semaine après la visite à Beyrouth du ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, ne représente pas les relations cordiales entre les deux pays. Il s'agit d'un discours extrêmement regrettable et irresponsable", a écrit le ministère turc des AE dans un communiqué. Les déclarations de M. Aoun contiennent "des messages malveillants à l'encontre de l'Empire ottoman que nous condamnons très fermement et refusons catégoriquement", selon le communiqué.
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"Fière héritière de l'empire ottoman"
La diplomatie turque a accusé dans ce contexte le président libanais de "révisionnisme politique", lui reprochant d'avoir "ignoré tous les événements qui ont eu lieu depuis la colonisation" occidentale de la région et "essaie de faire porter à l'administration ottomane la responsabilité des catastrophes d'aujourd'hui".
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De toutes les colonies qui ont régné à l’époque, les pays colonisateurs ont laissé des vestiges des écoles des universités et des hôpitaux avant de lever le camp, sauf l’empire ottoman. Il n’a laissé que des pays en ruine endeuillés et affamés. La nostalgie d’Erdogan pour cette époque présage le pire et il a commencé par sa propre population. Alors qu’il ne vienne pas nous parler des exploits positifs de leurs colonisations qui n’a laissé que des traces de l’oisiveté de leurs pachas qui sont symbolisées par le narguilé et le café Turc et maintenant les séries télévisées qui pullulent un peu partout dont raffolent les libanais pour relater les récits de leurs bâchis- bouzouks sanguinaires. Lorsque des pères et des frères tuent des filles de leurs propres familles pour laver leur honneur, et qu’un président répriment son propre peuple par les armes et la force et enferme des milliers de jeunes en prison sans avoir la possibilité de se défendre on ne peut pas prétendre à une quelconque civilité. Nous sommes au XXI siècle mais pas lui.
10 h 48, le 31 août 2020