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Liban

Un mois plus tard, l'EI revendique les attaques de Tripoli

Abdel Rahman Mabsout était "un soldat du califat", affirme le groupe jihadiste dans un média de propagande. 

Des militaires libanais sécurisent le 4 juin 2019 les lieux où une attaque terroriste a eu lieu la veille à Tripoli, au Liban-Nord. Photo REUTERS/Omar Ibrahim

Un mois après les attaques menées par un islamiste libanais, Abdel Rahmane Mabsout, contre l'armée et les Forces de sécurité intérieure à Tripoli (Liban-Nord), l'organisation État islamique a revendiqué vendredi la responsabilité de ces attaques qui avaient fait quatre morts dans les rangs des forces de sécurité.  Dans son média de propagande al-Naba, l'EI affirme, sans étayer ses propos, que le jihadiste était "un soldat du califat".

Dans la nuit du 3 au 4 juin, l'attaquant, armé et circulant à mobylette, avait ouvert le feu sur des agents des forces de sécurité dans les rues de la ville et tué deux militaires et deux policiers, avant de se faire exploser. La direction générale des Forces de sécurité intérieure avait annoncé la mort du sergent Johnny Khalil et du caporal Youssef Faraj, tandis que le commandement de l'armée libanaise faisait part de la mort du lieutenant Hassan Ali Farhat et du soldat Ibrahim Mohammad Saleh.


(Pour mémoire : Défait en Syrie et en Irak, l’EI a-t-il jamais vraiment existé au Liban)



Peu après les attaques, le directeur des Forces de sécurité intérieure, le général Imad Osman, avait affirmé que l'assaillant était mentalement instable, des propos qui lui avaient été reprochés par certains responsables, notamment proches du Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l’État, Michel Aoun). Les aounistes s'étaient émus du fait que l'assaillant était un fondamentaliste ayant combattu dans les rangs de l’État islamique en Syrie et qui n'avait été que brièvement incarcéré à son retour au Liban. Ils avaient sous-entendu que le Courant du Futur du Premier ministre Saad Hariri avait contribué à sa libération.

Douze personnes avaient été arrêtées fin juin dans le cadre de l'enquête des services de renseignement de l'armée sur ces attaques et transférées aux autorités compétentes. 


La guerre qui fait rage en Syrie voisine depuis mars 2011 a eu d'importantes répercussions au Liban, notamment sur les plans politique et sécuritaire. Le pays a été touché par plusieurs attaques à la bombe, dont certaines revendiquées par l'EI. Les forces de sécurité ont arrêté à plusieurs reprises des membres présumés de l'EI.




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