Rechercher
Rechercher

À La Une - Liban

Contentieux frontalier avec Israël : Satterfield reprend ses concertations avec les responsables libanais

Beyrouth a réaffirmé son attachement à la concomitance entre les deux volets des frontières terrestre et maritime, ainsi qu'au rôle de parrain des Nations unies dans les négociations qui s'annoncent.

Le secrétaire d’État adjoint américain David Satterfield (g) reçu le 2 juillet 2019 à Aïn el-Tiné par le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo fournie par le Parlement libanais

Le secrétaire d’État adjoint américain David Satterfield, qui mène la médiation entre le Liban et Israël sur la question des frontières terrestre et maritime entre les deux pays, a repris mardi ses concertations avec les responsables libanais dont notamment le président du Parlement, Nabih Berry, le Premier ministre, Saad Hariri, et le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil.

Le Liban a signé en 2018 son premier contrat d'exploration pour deux blocs avec un consortium alliant le français Total, l'italien ENI et le russe Novatek. Les travaux dans le bloc 4 doivent débuter en décembre. En avril, Beyrouth a lancé un deuxième appel d'offres pour l'exploration de cinq nouveaux blocs, avec comme date butoir janvier 2020. En attendant, le Liban doit notamment résoudre des différends sur la démarcation des frontières maritimes avec ses voisins. Une partie du bloc 9, où des travaux de forage doivent débuter en mai 2020, se trouve dans une zone maritime disputée avec Israël, pays avec lequel le Liban est techniquement en état de guerre. Total a cependant indiqué que la dispute frontalière concernait "moins de 8% de la surface du bloc".

Dans ce contexte, M. Satterfield poursuit sa médiation entre Beyrouth et Tel Aviv. Mardi, le diplomate US et M. Berry ont effectué un bilan complet des propositions de l'Etat libanais présentées à la partie israélienne lors des navettes effectuées entre les deux pays par le responsable US. Selon la chaîne locale LBCI, des "progrès substantiels" ont été enregistrés concernant le début du processus de délimitation de la frontière maritime libanaise et les réponses aux réserves exprimées par le Liban concernant la Ligne bleue (frontière terrestre).

Par ailleurs, le rôle des Nations unies dans les futures discussions indirectes entre le Liban et Israël, ainsi que le gel des opérations jusqu'à la finalisation de la délimitation des frontières terrestre et maritime, que le Liban souhaite négocier de manière concomitante, restent à régler selon la chaîne locale. Beyrouth attend une réponse israélienne sur les conditions libanaises désormais connues : celle de la concomitance entre les deux volets des frontières terrestre et maritime (les Israéliens penchaient pour une délimitation de la seule frontière maritime dans un premier temps) et celle du refus d’un délai de six mois imposé pour cette opération.

Selon la LBCI, le Liban reste attaché au rôle du représentant de l'ONU au Liban en tant que parrain des négociations, et ne veut pas manquer de saisir l'occasion de réaffirmer les droits du Liban sur "l'ennemi israélien". Il y a quelques mois, les Américains refusaient la participation de l’ONU, et lors de sa rencontre avec la délégation parlementaire libanaise envoyée à Washington, David Satterfield avait tenu des propos très durs sur le sujet, précisant que si les Libanais veulent la participation de l’ONU, ils doivent savoir qu’elle n’aura qu’un rôle logistique, autrement dit différent de celui joué par l’ONU en 2000 qui s’était traduit par le tracé de la Ligne bleue.

Avant son entretien avec le président de la Chambre, le diplomate américain a été reçu par Gebran Bassil. Selon la LBCI, il y a une convergence de points de vue entre les deux hommes sur la nécessité de trouver une solution appropriée le plus rapidement possible sur le dossier des frontières, tout en préservant en premier lieu les intérêts pétroliers du Liban. Toujours selon cette source, M. Satterfield a détaillé à son hôte les détails de sa médiation aux Etats-Unis ainsi qu'en Israël.

Le responsable américain s'est également entretenu avec le Premier ministre, Saad Hariri, et le ministre de la Défense, Elias Bou Saab.



David Satterfield (centre) reçu par Saad Hariri. Photo Dalati et Nohra




Pour mémoire
Hydrocarbures : Russes et Européens intéressés par le Liban, selon Boustani

Frontières maritimes avec la Syrie : La Russie peut jouer un rôle positif, affirme Bou Saab

Dernière ligne droite pour le tracé des frontières maritimes et terrestres entre Israël et le Liban ?

Frontières maritimes, un dossier en suspens malgré la visite de Satterfieldle décryptage de Scarlett Haddad

Projet du gazoduc EastMed reliant Israël à l'Europe : quel impact sur le Liban?

Le secrétaire d’État adjoint américain David Satterfield, qui mène la médiation entre le Liban et Israël sur la question des frontières terrestre et maritime entre les deux pays, a repris mardi ses concertations avec les responsables libanais dont notamment le président du Parlement, Nabih Berry, le Premier ministre, Saad Hariri, et le ministre libanais des Affaires étrangères,...
commentaires (3)

FAUT TROUVER UNE SOLUTION AUX FRONYIERES MARITIMES AVANT. AMALGAMANT LES DEUX CA VA PRENDRE DES ANNEES ENTIERES CAR POUR LES FRONTIERES TERRESTRES ISRAEL VA METTRE SUR LA TABLE LE DEVENIR DU HEZBOLLAH ET LES NEGOCIATIONS AURONT LE MEME SORT QUE CELLES ENTRE ISRAEL ET LES PALESTINIENS. POINT EN FAVEUR DU LIBAN.

LA LIBRE EXPRESSION

18 h 28, le 02 juillet 2019

Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • FAUT TROUVER UNE SOLUTION AUX FRONYIERES MARITIMES AVANT. AMALGAMANT LES DEUX CA VA PRENDRE DES ANNEES ENTIERES CAR POUR LES FRONTIERES TERRESTRES ISRAEL VA METTRE SUR LA TABLE LE DEVENIR DU HEZBOLLAH ET LES NEGOCIATIONS AURONT LE MEME SORT QUE CELLES ENTRE ISRAEL ET LES PALESTINIENS. POINT EN FAVEUR DU LIBAN.

    LA LIBRE EXPRESSION

    18 h 28, le 02 juillet 2019

  • David Satterfield n'a pas à discuter avec le ministre des Affaires étrangères coresponsable présumé des troubles entre les Druzes dans la Montagne druze. Il faut qu'il discute uniquement avec Nabih Berry, chef du Parlement, avec Saad Hariri, chef du Gouvernement et avec Elias Bou Saab, ministre de la Défense.

    Un Libanais

    17 h 48, le 02 juillet 2019

  • David Satterfield n'a pas à discuter avec le ministre des Affaires étrangères coresponsable des troubles entre les Druzes dans la Montagne druze. Il faut qu'il discute uniquement avec Nabih Berry, chef du Parlement, avec Saad Hariri, chef du Gouvernement et avec Elias Bou Saab, ministre de la Défense.

    Un Libanais

    17 h 23, le 02 juillet 2019

Retour en haut