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A la conférence de Bahreïn, flirt poussé entre Arabes du Golfe et Israéliens

Moyen-Orient

Israël "fait partie de l'héritage de la région", affirme le chef de la diplomatie bahreïnie.

OLJ/Shatha Yaish/AFP
27/06/2019

Des Arabes du Golfe et des Israéliens se sont livrés à un flirt poussé à l'occasion de la conférence de Bahreïn, mais sans une résolution du conflit israélo-palestinien, une normalisation de leurs relations reste incertaine, estiment des analystes.

Interview exceptionnelle du chef de la diplomatie de Bahreïn à une TV israélienne et présence inédite de participants et de journalistes israéliens ont marqué la rencontre de mardi et mercredi à Manama, où les Etats-Unis ont présenté un plan visant à revitaliser une économie palestinienne en crise chronique.

Les ressortissants de l'Etat hébreu sont généralement persona non grata dans les pays du Golfe, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël.

"Israël fait partie de l'héritage de cette région historiquement, le peuple juif a une place parmi nous et c'est la raison pour laquelle je veux leur dire (aux Israéliens): nous devrions parler", a dit cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa dans un entretien à la chaîne de télévision privée Channel 13 diffusé mercredi.

Pour Neil Partrick, spécialiste du Golfe, cette interview "est la principale réussite" de la conférence, du point de vue d'Israël et aussi des Etats-Unis, qui sont alliés à la fois de l'Etat hébreu et des pays du Golfe. "Des pays comme Bahreïn sont plus disposés à s'engager ouvertement (vis-à-vis d'Israël) mais je pense qu'il serait très prématuré de s'attendre à autre chose qu'à un flirt sans changement significatif sur le terrain", tempère toutefois, dans une déclaration à l'AFP, Elizabeth Dickinson, analyste au centre de réflexion International Crisis Group (ICG).


(Lire aussi : Dans les couloirs de la conférence à Bahreïn, la kippa côtoie le keffieh)


Hostilité partagée

Les Etats arabes du Golfe sont incités à faire cause commune avec Israël en raison d'une hostilité partagée pour l'Iran accusé de vouloir étendre son influence dans la région et de chercher à se doter de l'arme nucléaire.

"Le message du Golfe est en fait assez clair à mon avis: Israël pourrait être un allié utile et stable dans une région instable, mais seulement s'il y a un accord avec les Palestiniens", décrypte Mme Dickinson. Neil Partrick va dans le même sens en estimant "peu probable de voir l'atelier de Bahreïn déboucher directement sur des relations diplomatiques complètes avec Israël sans le soutien des dirigeants palestiniens à un accord final et politique".

L'administration palestinienne a boycotté la rencontre de Bahreïn, durant laquelle Jared Kushner, gendre et conseiller du président américain Donald Trump, a défendu le volet économique d'un plan américain de règlement au Proche-Orient, un préalable selon lui à un accord de paix.

Aux yeux de l'Autorité palestinienne, M. Kushner a fait miroiter ce plan de 50 milliards de dollars d'investissements dans les Territoires palestiniens et les pays voisins afin de permettre à l'administration Trump, ouvertement pro-israélienne, d'imposer une solution politique qui serait défavorable aux Palestiniens et ignorerait leur revendication d'un Etat indépendant.

Les dirigeants palestiniens ont rompu tout contact formel avec Washington depuis que M. Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.


(Pour mémoire : Les relations entre Israël et les pays du Golfe mijotent à feu doux)


Limites du rapprochement

Dans un rapport publié mercredi, l'ICG écrit que "si la conférence de Bahreïn aura une place dans les futurs livres d'histoire, ce sera pour exposer les limites du rapprochement arabo-israélien". "L'acceptation manifeste d'Israël dans la région l'oblige à résoudre son conflit avec les Palestiniens (...)".

En dépit de leur participation à la rencontre de Bahreïn, les alliés arabes des Etats-Unis restent engagés par le plan de paix arabe présenté en 2002 et qui conditionne la normalisation avec Israël à son retrait des territoires arabes occupés depuis 1967. Le sultanat d'Oman, qui apparaissait comme le plus ouvert des pays du Golfe vis-à-vis d'Israël ayant reçu à Mascate le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a annoncé mercredi son intention d'établir une ambassade dans les Territoires palestiniens.


Pour mémoire
Plan de paix de Kushner : Pourquoi la conférence a-t-elle lieu à Bahreïn ?

Oman appelle les pays arabes à apaiser les "craintes d'Israël"

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MAKE LEBANON GREAT AGAIN

C'est facile de dire NON

on se reverra dans 10 ans avec encore 50% du territoire en moins et on dira toujours NON

la betise n' a pas de nom

Irene Said

C'est plus facile de flirter avec tout ce qui bouge...et peut rapporter gros...que de s'occuper de la fiancée délaissée, oubliée et même vendue

LA PALESTINE !!!

Irène Saïd

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