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Dernière révision de l'avant-projet de budget ce lundi, annonce le ministre des Finances

Liban

Ali Hassan Khalil précise que dans le projet de budget, le déficit public ne dépasserait pas 8,3% du PIB.

OLJ
20/05/2019

Le gouvernement libanais, réuni pour la seizième fois dans la nuit de dimanche à lundi afin de plancher sur l'avant-projet de budget pour l'année en cours, disposait à l'issue de cette réunion de chiffres "quasi-définitifs" concernant le budget et tiendra lundi une réunion consacrée à "une dernière révision" du texte. 

A l'issue de la réunion, vers 2h30 du matin, le ministre des Finances Ali Hassan Khalil a affirmé avoir atteint "un résultat encourageant et important, qui satisfera l'opinion publique et apaisera financièrement le pays". Il a annoncé que la réunion de lundi servira à "réviser une dernière fois" le texte. 

Le ministre Khalil a affirmé que les discussions en Conseil des ministres avaient permis d'augmenter les recettes de l’État, ce qui a permis de diminuer le déficit public de plusieurs points par rapport à ce qui était prévu. Il a précisé que dans le projet de budget, le déficit public ne dépasserait pas 8,3% du PIB, en ligne avec les engagements du Liban à la CEDRE (d'avril 2018). 

Beyrouth s’est en effet engagé durant la CEDRE à baisser de cinq points de pourcentage le ratio déficit public/PIB sur une durée de cinq années consécutives. Le gouvernement avait présenté à ce moment-là un budget prévisionnel pour 2018 dont le déficit public ne dépassait pas les 9 % du PIB (alors qu’en réalité il a fini par atteindre 11,2 % cette même année).

"Le projet que nous avions présenté était bien étudié et nous avons pu faire des réductions dans certains articles", a-t-il souligné, estimant que les "quelques modifications" apportées à l'avant-projet "ne nécessitaient pas autant de temps". 



(Lire aussi : Les mouvements de protestation appelés à s’amplifier dans les prochains jours)



Chiffres quasi-définitifs
"Nous avons discuté de manière approfondie des différentes propositions d'articles. Un de ces articles a été ajouté au budget et, pour les autres, des commissions ministérielles ont été créées afin de poursuivre leur étude", a pour sa part annoncé le ministre de l'Information, Jamal Jarrah. "Nous attentons les textes de loi, afin de voir si ces articles trouveront leur place dans le budget ou à part", a-t-il ajouté.

Jamal Jarrah a souligné que plusieurs ministres devraient en outre répondre à certaines questions au cours de la journée de lundi "concernant le texte législatif, certains articles et chiffres" relatifs à leur ministère. "Aujourd'hui, le ministre des Finances a présenté les chiffres du budget comme cela avait été prévu", a poursuivi le ministre de l'Information. "Cela nous a permis de les augmenter ou diminuer et nous disposons désormais de chiffres quasi-définitifs", a-t-il souligné. 

Les ministres ont par ailleurs poursuivi l'étude des propositions émises la semaine dernière par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil. 

Dimanche, lors d'un iftar précédant le Conseil des ministres, le Premier ministre Saad Hariri, avait exprimé l'espoir que le projet de budget sera transmis au Parlement en début de semaine. "Notre économie a payé le prix des reports, des hésitations et des tentatives d'échapper aux réformes pendant de nombreuses années, a dit M. Hariri. Nous sommes aujourd'hui confrontés à un mur qu'on ne peut que démolir, nous engager dans de sérieuses réformes et dans des politiques fiscales et économiques qui contribuent à diminuer le déficit et à cesser le gaspillage". "Il y a un problème dans le secteur public et ce sont les Libanais qui en paient le prix, nous ne pouvons plus nous cacher derrière notre petit doigt", a-t-il encore affirmé. Se défendant du retard pris dans l'adoption du budget, M. Hariri a expliqué que le travail entrepris était exceptionnel et visait à "mettre en place une base complète pour les cinq prochaines années". 

Le budget aurait dû en principe être adopté avant son année d’exécution – ou au maximum à la fin du mois de janvier. L’autorisation accordée début mars par le Parlement pour permettre à l’État de se financer selon la règle du douzième provisoire expire, elle, le 31 mai. Les mesures d'austérité annoncées dans ce projet, mais qui n'ont pas encore été officiellement dévoilées, ont provoqué au cours des dernières semaines un vaste mouvement de contestation, notamment parmi les fonctionnaires et les militaires à la retraite. 



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