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Un oléoduc en Arabie saoudite cible d'attaques de drones, les houthis revendiquent

Golfe

Riyad dénonce "les derniers actes de terrorisme et de sabotage dans le Golfe (...) qui visent non seulement le royaume (saoudien), mais aussi la sécurité des approvisionnements pétroliers dans le monde et l'économie mondiale".

OLJ/AFP
14/05/2019
Des attaques de drones revendiquées par des rebelles yéménites houthis ont provoqué la fermeture d'un oléoduc majeur mardi en Arabie saoudite, faisant monter d'un cran les tensions dans le Golfe deux jours après le sabotage mystérieux de quatre navires dont deux tankers saoudiens.


Premier exportateur de pétrole au monde, le royaume saoudien a affirmé que deux stations de pompage dans la région de Riyad avaient été visées tôt par des "drones armés", ce qui a provoqué un "incendie" et des "dégâts mineurs" à une station, avant que le sinistre ne soit maîtrisé.

Principale rivale de l'Iran chiite au Moyen-Orient, l'Arabie saoudite sunnite intervient militairement depuis 2015 pour aider le pouvoir dans sa guerre contre les rebelles houthis soutenus par Téhéran qui dément néanmoins leur fournir des armes. Elle est en outre un proche allié des Etats-Unis qui ont renforcé les sanctions économiques contre Téhéran liées au dossier nucléaire, de même que leur présence militaire dans la région en arguant de "menaces" iraniennes.

Mais le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, tout en se montrant favorable au maintien des pressions sur l'Iran, ennemi juré de l'administration de Donald Trump, a déclaré depuis la Russie : "fondamentalement, nous ne cherchons pas une guerre avec l'Iran".

Face aux tensions croissantes, les cours du pétrole ont rebondi. Vers 13h10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 71,10 dollars à Londres, en hausse de 87 cents. A New York, le baril de WTI pour le contrat de juin gagnait 53 cents à 61,57 dollars.




Tout en annonçant que le géant pétrolier saoudien Aramco "a interrompu temporairement les opérations sur l'oléoduc" Est-Ouest reliant la Province orientale au port de Yanbu sur la mer Rouge après les attaques de drones, le ministre de l'Energie Khalid al-Falih a souligné que la production et les exportations n'avaient pas cessé.

"Les derniers actes de terrorisme et de sabotage dans le Golfe visent non seulement le royaume mais aussi la sécurité des approvisionnements pétroliers dans le monde et l'économie mondiale", a averti M. Falih. "Ces attaques prouvent une fois de plus qu'il est important pour nous de faire face aux entités terroristes, y compris les miliciens houthis", a-t-il dit.



(Lire aussi : Le Pentagone accentue sa pression militaire sur l'Iran)



Nouvelles menaces
Au Yémen, la chaîne de télévision des houthis a fait état d'une "opération majeure" avec "l'utilisation de sept drones" contre des "installations vitales" saoudiennes. Il s'agit d'une "réponse aux crimes" de Riyad au Yémen, a déclaré Mohammed Abdelsalam, porte-parole des houthis.

Dans un communiqué séparé, les rebelles ont menacé de lancer d'autres attaques "si les agresseurs poursuivent leurs crimes et blocus. Nous sommes capables de mener des opérations uniques d'une plus grande ampleur au cœur des pays ennemis".

Les attaques en Arabie saoudite ont eu lieu deux jours après que deux pétroliers saoudiens, un norvégien et un cargo émirati ont été visés par des "actes de sabotage" au large de l'émirat de Fujairah, aux Emirats arabes unis, selon le gouvernement émirati. Il n'y a pas eu de victimes et les bateaux endommagés n'ont pas coulé. Ces actions n'ont pas été revendiquées.

Voisins et alliés de l'Arabie saoudite, les Emirats qui aident eux aussi militairement le pouvoir yéménite, ont promis d'enquêter, alors que des zones d'ombre demeurent sur la nature des "actes de sabotage" et l'identité des auteurs et/ou des commanditaires. Des experts américains, français, norvégiens et saoudiens participent à l'enquête, a déclaré mardi à l'AFP un responsable d'Abou Dhabi.

Ce responsable, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, n'a pas indiqué le nombre total d'enquêteurs. L'équipe est composée d'experts de pays "alliés internationaux" des Emirats, a-t-il dit.


Pour des experts, si la responsabilité de Téhéran est avérée, il pourrait s'agir d'un avertissement de l'Iran à Washington. "(...) Des opérations iraniennes limitées contre les Emirats et l'Arabie saoudite pourraient viser à dissuader" ces deux pays" et "indiquer qu'une guerre avec l'Iran ne serait pas limitée au sol iranien", a fait valoir Alex Vatanka du Middle East Institute basé à Washington.


(Lire aussi : Les pasdaran dénoncent la guerre psychologique américaine)



"Plus d'hommes que ça"

S'il y a "vraiment eu une tentative délibérée d'endommager ces tankers, alors ce pourrait être un avertissement de l'Iran sur les conséquences d'une quelconque action militaire contre des cibles iraniennes n'importe où dans la région", a noté Neil Partrick, expert du Golfe.

L'Iran, placé sur la défensive, a jugé lundi ces actes "préoccupants et regrettables". Mais sur un ton de défi, le président Hassan Rohani a aussi affirmé que son pays était "trop grand pour être intimidé par quiconque".

La semaine dernière, le Pentagone a annoncé l'envoi dans la région d'un navire de guerre et d'une batterie de missiles Patriot, s'ajoutant au déploiement d'un porte-avions et de bombardiers B-52. Il a justifié ce déploiement par des "signaux clairs montrant que les forces iraniennes et leurs affidés font des préparatifs à une attaque possible contre les forces américaines".

Selon le New York Times, le ministre américain de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, a présenté un plan selon lequel jusqu'à 120.000 hommes pourraient être envoyés au Moyen-Orient si l'Iran attaquait des forces américaines. Mais le président Donald Trump a démenti un tel projet. "Est-ce que je le ferais ? Absolument. Mais nous ne l'avons pas planifié (...) Si nous devions le faire, nous enverrions beaucoup plus d'hommes que ça".

Les Européens se sont dits inquiets de ce regain de tension et ont signifié au secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, de passage à Bruxelles, leur préoccupation face au risque d'un conflit "par accident" dans le Golfe.



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Gros Gnon

C’est israel qui possède le plus grand drone du monde. J’ai nommé les USA...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ATTAQUES CONTRE DES NAVIRES OU CONTRE DES STATIONS DE POMPAGE POURRAIENT ETRE DES MESSAGES ENVOYES PAR L,IRAN A TRUMP. LA SITUATION DANS LA REGION SE DETERIORE. L,IRAN SEMBLE FAIRE INCONSCIEMMENT LE JEU DE TRUMP ET DES ISRAELIENS.

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