Diplomatie

Quand un pétrolier iranien se retrouve contraint de réparer dans un port saoudien

La panne a entraîné une "perte de contrôle" du pétrolier iranien, identifié comme le "Happiness I", mais celui-ci "n'a pas perdu de pétrole", et l'incident, survenu "mardi matin", n'a causé "aucun dégât environnemental", selon l'agence de presse du ministère du Pétrole iranien.

Des pétroliers naviguant dans le détroit d'Ormuz, le 21 décembre 2018. Photo d'archives REUTERS/Hamad I Mohammed

Un pétrolier iranien faisant route vers le canal de Suez s'est retrouvé contraint de réparer dans le port saoudien de Jeddah après une "panne de moteur" en mer Rouge, a-t-on annoncé jeudi de source officielle.

Pays voisins, séparés par le Golfe, la République islamique d'Iran et le royaume d'Arabie saoudite sont engagés dans une guerre d'influence régionale et ont rompu leurs relations diplomatiques il y a plus de trois ans.

La panne a entraîné une "perte de contrôle" du pétrolier iranien, identifié comme le "Happiness I", mais celui-ci "n'a pas perdu de pétrole", et l'incident, survenu "mardi matin", n'a causé "aucun dégât environnemental", écrit jeudi Shana, l'agence de presse du ministère du Pétrole iranien. "En coordination avec les autorités concernées, le bateau a été conduit jusqu'au port sûr le plus proche, Jeddah, pour réparer et pour que soient prises les mesures nécessaires", ajoute l'agence.

Shana ne précise pas quand exactement le navire a été admis au port de Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite) ni s'il s'y trouve encore. Elle indique néanmoins que ses 26 membres d'équipage (24 Iraniens et deux Bangladeshis) sont sains et saufs.

"Toutes les précautions nécessaires ont été prises pour la sécurité de l'équipage et pour faire en sorte qu'il n'y ait pas d'atteinte à l'environnement", rapporte de son côté l'agence officielle de presse saoudienne SPA.


(Lire aussi : L'Iran aspire à de bonnes relations avec Riyad et ses alliés, affirme Zarif)


L'Arabie saoudite est un élément clef du dispositif d'alliances des Etats-Unis au Moyen-Orient, où Washington entend mener une campagne de "pression maximale" contre l'Iran, bête noire du président Donald Trump.

Les Etats-Unis ont renforcé leur pression contre la République islamique, en annonçant le 22 avril la fin des dérogations qui permettaient encore à huit pays d'acheter du pétrole iranien sans contrevenir aux sanctions économiques extraterritoriales américaines. Cette mesure est entrée en vigueur jeudi.

En janvier 2018, le "Sanchi", un pétrolier iranien transportant 136.000 tonnes d'hydrocarbures légers avait pris feu après une collision avec un autre vaisseau au large des côtes chinoises. Les 32 membres d'équipage avaient été tués dans l'accident, qui avait provoqué une grave marée noire.



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Un pétrolier iranien faisant route vers le canal de Suez s'est retrouvé contraint de réparer dans le port saoudien de Jeddah après une "panne de moteur" en mer Rouge, a-t-on annoncé jeudi de source officielle.

Pays voisins, séparés par le Golfe, la République islamique d'Iran et le royaume d'Arabie saoudite sont engagés dans une guerre d'influence régionale et ont rompu...

commentaires (1)

Comme quoi, tous ces conflits sont ridicules... Allons vers la paix...

NAUFAL SORAYA

16 h 32, le 02 mai 2019

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Commentaires (1)

  • Comme quoi, tous ces conflits sont ridicules... Allons vers la paix...

    NAUFAL SORAYA

    16 h 32, le 02 mai 2019