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Des soldats libanais déployés dans le village de Zaoutar el-Charqiyé, au Liban-Sud, le 21 juillet 2026. Photo armée libanaise / via l'AFP

Direct Moyen-Orient

Washington confirme les négociations Liban-Israël prévues la semaine prochaine pour étendre les « zones pilotes » ; Trump doit recevoir Netanyahu | Direct

Ce qu’il faut retenir

La réunion entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu, sur fond de tensions, sera la première entre les deux hommes depuis le début de la guerre en Iran, il y a cinq mois.

L'armée israélienne dit avoir intercepté un drone près de la frontière jordanienne.


09:38 heure de Beyrouth

L'Iran parle d'Ormuz avec Oman et l'Arabie saoudite

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s'est entretenu séparément au téléphone avec ses homologues omanais Badr al-Bussaidi et saoudien Fayçal ben Farhane au sujet du détroit d'Ormuz, au cœur du conflit avec les Etats-Unis, a rapporté la télévision d'État.

« Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération et de faire progresser les efforts diplomatiques pour établir la stabilité dans la région et faire disparaître l'insécurité imposée dans le détroit d'Ormuz en raison des actes agressifs des Etats-Unis », selon la même source. Le détroit d'Ormuz demeure l'un des principaux points de tension entre Téhéran et Washington, les désaccords sur la gestion de cette voie maritime ayant fortement fragilisé le protocole d'accord signé le 17 juin. L'Iran insiste pour conserver le contrôle du détroit et veut en faire payer le passage, tout en maintenant Oman associé à cette gestion en tant que deuxième État riverain. La voie maritime, par laquelle transitait avant la guerre quelque 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde, est de nouveau verrouillée par l'Iran depuis la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran début juillet.

09:13 heure de Beyrouth

Liban-Sud : des dizaines d’habitations démolies hier dans neuf villages

Les bombardements et les dynamitages se poursuivent au Liban-Sud où des dizaines d’habitations ont été rasées hier dans neuf localités, selon notre correspondant dans la région Mountasser Abdallah. Ce matin, un drone israélien a largué une grenade assourdissante sur Mansouri (caza de Tyr). Et dès les premières lueurs de la journée, les abords de Qoussair, Deir Siriane et Qantara, (Marjeyoun) ont été soumis à un bombardement d'artillerie soutenu.

Durant la nuit, l’artillerie israélienne a bombardé les abords de Nabatiyé al-Faouqa et les hauteurs d'Ali al-Taher. L’armée israélienne a aussi fait exploser des maisons à Haddatha (Bint Jbeil).

La soirée de lundi a été marquée par une intensification des dynamitages dans les cazas de Marjeyoun, Nabatiyé, Tyr et Bint Jbeil, notamment dans les périphéries de Qantara (Marjeyoun) et Aitaroun (Bint Jbeil), à Markaba et Talloussé (Marjeyoun) où un quartier entier a été rasé, ainsi qu’à Kfar Tebnit (Nabatiyé), Majdel Zoun et Mansouri (Tyr)

Selon un dernier bilan, la journée d'hier a été marquée par la destruction de dizaines de maisons au cours d'opérations distinctes menées dans neuf localités du Liban-Sud. Des habitations et des terres agricoles ont également été incendiées dans deux villages, tandis que trois autres ont essuyé des tirs d'artillerie.

09:05 heure de Beyrouth

L'armée israélienne dit avoir intercepté un drone près de la frontière jordanienne

L'armée israélienne a annoncé ce matin avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie et tenter d'identifier sa provenance.

« L'armée de l'air israélienne a intercepté il y a peu un drone dans la région de la frontière avec la Jordanie », a écrit vers 06H00 locales (03H00 GMT) l'armée sur Telegram, précisant que « le drone n'a pas pénétré sur le territoire israélien » et que « l'origine du lancement fait actuellement l'objet d'une enquête ».

Lundi, deux drones avaient été interceptés près de la frontière, avait indiqué l'armée d'Israël qui, après avoir lancé conjointement avec les Etats-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale au Moyen-Orient, n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements de juillet.

09:05 heure de Beyrouth

Bagdad annonce une enquête après une attaque de drone lancée depuis l'Irak et visant l'Arabie saoudite

Si les armes sont restées silencieuses sur le théâtre principal du conflit en Iran, lancé le 28 février par une attaque américano-israélienne contre l'Iran, l'Arabie saoudite, alliée de Washington, a dit hier avoir intercepté une attaque de drones lancée depuis l'Irak.

Riyad a imputé ces attaques à « des milices terroristes soutenues par l'Iran », sans qu'aucune revendication n'ait été émise.

Après que l'Arabie saoudite a appelé Bagdad à « prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression », le gouvernement irakien a annoncé un enquête sur ces tirs.

Au Yémen, les houthis pro-iraniens ont affirmé avoir « frappé » par drones « plusieurs cibles sensibles et sites impliqués dans l'acheminement et le transport du pétrole brut » saoudien vers Yanbu, la ville portuaire où débouche sur la mer Rouge un oléoduc du pays. Riyad, qui soutient le gouvernement yéménite, et les houthis ont repris le 13 juillet les hostilités, après quatre ans de trêve, et les rebelles yéménites ont annoncé le 20 juillet vouloir bloquer le trafic en mer Rouge et dans le golfe d'Aden des navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

09:00 heure de Beyrouth

Iran : Trump voit « de bonnes chances » de résultats au troisième jour d'accalmie

Donald Trump a jugé hier que les discussions avec Téhéran avaient « de bonnes chances » d'aboutir, alors que les dirigeants iraniens ont démenti négocier avec les Etats-Unis, au troisième jour de pause des hostilités entre les deux camps. « On verra ce qui va se passer. Je pense qu'il y a de bonnes chances pour que quelque chose se produise », a déclaré le président américain à bord de son avion Air Force One, avant d'évoquer dans le Michigan (nord des Etats-Unis) une possible entente prochaine. « En ce moment, ils nous parlent de conclure un accord », a-t-il assuré, sans fournir davantage de détail.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait toutefois affirmé plus tôt que Téhéran n'était à « l'heure actuelle » engagé « dans aucune négociation avec les Etats-Unis ».

Soufflant à son habitude le chaud et le froid, Donald Trump a aussi menacé de recommencer à bombarder l'Iran en cas d'échec des discussions, tout en balayant les inquiétudes sur une éventuelle pénurie de munitions américaines, comme évoquée ces derniers jours par le New York Times. Après 15 jours d'échanges ininterrompus de frappes, malgré le protocole d'accord américano-iranien conclu mi-juin en vue d'une fin de la guerre, les hostilités ont cessé samedi.

09:00 heure de Beyrouth

Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Les Etats-Unis ont confirmé hier soir la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de « zones pilotes » avec l'armée libanaise.

« À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre », a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des « zones pilotes », le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité. « L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive », a-t-il ajouté.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des « zones pilotes » évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

09:00 heure de Beyrouth

Première rencontre Netanyahu-Trump, sur fond de tensions, depuis le début de la guerre en Iran

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit rencontrer dans la journée de mardi le président américain Donald Trump à Washington, pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait surgir des tensions entre eux. Les divergences apparues entre les deux alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d'autre.

Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l'Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril. Ils devront aussi discuter de la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu sous l'égide des Etats-Unis entre Israël et le Liban - en vue de leur sortie de l'état de guerre - dont l'application reste difficile sur le terrain, ainsi que sur la bande de Gaza, sur fond d'impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien.

Le rendez-vous « est un grand privilège, mais aussi une grande responsabilité », a déclaré M. Netanyahu avant son départ d'Israël lundi. « Nous discuterons de tous les sujets (...) avant tout de l'Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d'élargir le cercle de la paix autour de nous », a-t-il ajouté. Les relations entre les deux dirigeants s'étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.


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