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Qui sont les leaders de la contestation au Soudan et que réclament-ils ?

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Qui sont les leaders de la contestation ? Que réclament-ils ? Qu'a fait le Conseil militaire jusqu'à présent ? 

OLJ/AFP
20/04/2019

L'Association des professionnels soudanais (SPA) est le fer de lance de la contestation au Soudan depuis quatre mois. Elle regroupe entre autres des médecins, des ingénieurs et des professeurs. Le point sur ses principales revendications.


Qui sont les leaders de la contestation ? 

C'est l'Association des professionnels soudanais (SPA) qui, à partir du mois de décembre, a mené les manifestations contre le régime du président Omar el-Béchir après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain.
Les principaux leaders de la SPA sont Mohamed Youssef Ahmed Moustafa, un professeur à l'Université de Khartoum, la capitale, et Mohamed Naji, un médecin arrêté peu après les premières manifestations le 19 décembre.
L'enseignant Ahmed al-Rabia et le médecin Omar Saleh sont également d'importantes figures du SPA.
Des semaines après le début de la contestation, plusieurs partis politiques et groupes de la société civile ont rejoint le SPA pour former l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC). 
Parmi eux, le principal parti d'opposition al-Oumma, le Parti du Congrès soudanais et le Parti communiste soudanais.
Des groupes rebelles des régions du Darfour (ouest), du Kordofan-Sud et du Nil Bleu (sud), qui ont affronté pendant quatre ans les forces gouvernementales dans ces trois régions, ont également rejoint l'ALC.


(Lire aussi : Les manifestants mobilisés en masse une semaine après la chute de Bachir)


Que réclament-ils ? 

Les leaders de la contestation ont prévu d'annoncer dimanche une liste de noms pour un Conseil civil qu'ils veulent voir remplacer le Conseil militaire au pouvoir depuis la destitution par l'armée le 11 avril de M. Béchir.
Outre la dissolution du Conseil militaire, ils réclament :
- Le transfert immédiat du pouvoir par le Conseil militaire à un gouvernement de transition civil qui devra diriger le pays pendant une période de quatre ans, suivie d'élections.
- La dissolution du Parti du congrès national (NCP) de M. Béchir, qui devra être jugé tous comme les plus hauts dirigeants du NCP.
- La confiscation des propriétés du NCP.
- Le rétablissement de la Constitution de 2005 suspendue par le Conseil militaire après la destitution de M. Béchir.
- La libération de tous les civils détenus en relation avec le mouvement de contestation ainsi que des officiers et policiers arrêtés pour avoir refusé de tirer sur les manifestants.
- La fin de l'état d'urgence imposé le 22 février par M. Béchir.



(Lire aussi : Soudan : les implications régionales d'une crise à l'issue incertaine)


Qu'a fait le Conseil militaire jusqu'à présent ? 

- Il a levé le couvre-feu nocturne.
- Il a arrêté M. Béchir et d'autres leaders du régime.
- Il a démis le Procureur général, ce que réclamaient les manifestants.
-Il a accepté la démission de Salah Gosh, chef du redouté Service national de renseignement et de sécurité (NISS), qui a mené la répression contre les manifestants ayant fait plus de 60 morts et des centaines de blessés. Des milliers de personnes ont été emprisonnées.
- Il a démis le chargé d'affaires en poste aux Etats-Unis, Mohamed Atta, un ancien chef du NISS.
- Il a démis les gouverneurs provinciaux pour les remplacer par des commandants militaires locaux.
- Il a intégré un groupe paramilitaire, les Forces de défense populaires, à l'armée.
-Il a libéré plusieurs détenus politiques, dont des manifestants emprisonnés sous l'état d'urgence.


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AIGLEPERçANT

On voit bien que la sottise a peur des civils qui vont demander à quitter le Yémen où les soldats soudanais se font tuer comme des lapins pour le compte des bensouds aux ORDRES de........

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

OUI, QUI SONT-ILS CES LEADERS SI LEADERS IL Y EN A ! OR IL N,Y EN A PAS ET TOUT GOUVERNEMENT DE TRANSITION DOIT REPOSER SUR LA PARTICIPATION DE L,ARMEE. LES LEADERS NE NAISSENT PAS DU JOUR AU LENDEMAIN.

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