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Liban - Liban-Grèce

Le dossier des réfugiés au centre des discussions de Prokópis Pavlópoulos au Liban

Le président grec a été reçu par les présidents de la République, de la Chambre et du Conseil.

Prokópis Pavlópoulos et Michel Aoun ont tenu hier une conférence de presse conjointe à Baabda. Photo Dalati et Nohra

Le dossier des réfugiés et la coopération bilatérale, en plus bien entendu de la prospection gazière et pétrolière offshore (voir page 5), ont été au centre des entretiens du président grec, Prokópis Pavlópoulos, hier avec les dirigeants libanais.

En visite officielle à Beyrouth, M. Pavlópoulos et la délégation qui l’accompagne ont été reçus tour à tour par le président de la Chambre, Nabih Berry, le Premier ministre, Saad Hariri, et le président Michel Aoun, avec qui il a tenu une conférence de presse conjointe, au cours de laquelle le chef de l’État grec a fait part de son soutien à l’initiative de son homologue libanais relative à la création d’un Centre international de dialogue des cultures et des religions. « La Grèce et le Liban, de par leurs natures et cultures respectives, sont habilités pour être les pionniers d’un dialogue entre les civilisations », a affirmé Prokópis Pavlópoulos.

Les deux chefs d’État étaient aussi d’accord sur le fait que les deux pays peuvent donner « une impulsion nouvelle positive aux relations arabo-européennes ». M. Pavlópoulos a été critique au sujet de l’Europe, en estimant que si l’Union européenne était intervenue « au début de la crise syrienne, la guerre et les destructions dans ce pays n’auraient pas eu lieu ». Il a salué le Liban pour son « humanité et sa solidarité » à l’égard des réfugiés syriens. « Votre pays a fait montre d’une grandeur vis-à-vis des individus qui ont sollicité son aide et n’a pas obtenu en retour une réaction appropriée de l’Union européenne », a-t-il dit à l’adresse du général Aoun.

« Nous soutenons le Liban pour qu’il puisse redevenir prospère », a encore souligné le président grec. Et d’ajouter que son pays interviendra auprès des instances internationales pour qu’Israël « applique le droit international » afin que les droits du Liban en matière de souveraineté territoriale soient respectés.

À son tour, M. Aoun a remercié son homologue grec pour la solidarité de la Grèce avec le Liban et sa participation à la conférence de Paris d’avril dernier, au cours de laquelle onze milliards avaient été promis à Beyrouth par la communauté internationale. Concernant la question des réfugiés syriens, le président a indiqué qu’il a expliqué à son hôte que le Liban « ne peut plus supporter le poids de la présence de 1,8 million de déplacés, qui viennent s’ajouter aux réfugiés palestiniens ». Il a appelé à ce que la communauté internationale « prenne ses responsabilités pour œuvrer à fermer rapidement ce dossier en facilitant le retour » des réfugiés vers « les régions sûres de Syrie ».

Dans l’après-midi, Prokópis Pavlópoulos a été reçu à Aïn el-Tiné par le président du Parlement, Nabih Berry. Ce dernier a déclaré, à l’issue de leur réunion, que le Liban faisait face à « un mois délicat, au cours duquel des mesures doivent être prises, à commencer par le budget, soulignant qu’il n’y avait toutefois pas de raison d’avoir peur pour le pays ».

Avec Saad Hariri, qui l’a reçu au Sérail, M. Pavlópoulos a évoqué « les derniers développements au Liban et dans la région, de même que les relations bilatérales entre les deux pays et les façons de les développer, notamment aux niveaux économique et touristique ».


Le dossier des réfugiés et la coopération bilatérale, en plus bien entendu de la prospection gazière et pétrolière offshore (voir page 5), ont été au centre des entretiens du président grec, Prokópis Pavlópoulos, hier avec les dirigeants libanais.En visite officielle à Beyrouth, M. Pavlópoulos et la délégation qui l’accompagne ont été reçus tour à tour par le président de...

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